2019, une année de transformation pour l’aéroport de Saint-Hubert

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Par les temps qui courent, il règne une effervescence à l’aéroport de Saint-Hubert comme il n’y en a pas eue depuis son acquisition par l’agglomération de Longueuil en 2004.

 

Pour les deux principales écoles d’aviation, Air Richelieu et Cargair, la pénurie de pilotes jumelée à la création de programmes d’enseignement collégiaux a permis de renouveler la clientèle locale qui s’ajoute aux étudiants étrangers; ces deux écoles fonctionnent à plein régime.

 

Pascan demeure le seul transporteur aérien régulier à Saint-Hubert; le regain des activités minières dans le nord du Québec lui permet de faire le plein de passagers alors qu’elle loue un Dash-8 100 de Chrono Aviation et qu’un deuxième devrait se joindre à la flotte en 2019.

 

Chrono Aviation était à la recherche depuis plusieurs années d’un terrain capable d’accueillir son projet de hangar pouvant contenir jusqu’à trois B737. Après s’être entendus avec DASH-L, les travaux ont débuté à l’automne 2018 et l’ouverture officielle des nouvelles installations est prévue pour 2019.

 

L’achat par Nolinor Aviation des installations de la compagnie Hangar 18 en 2018 permettra d’y faire l’entretien de B737 à partir de l’été prochain. De son côté H-18 se relocalisera au printemps dans de nouveaux hangars qui sont présentement en construction et la compagnie changera son nom pour Hangar 19.

 

L’ÉNA n’est pas en reste alors qu’elle finalise son projet de construction pour le nouveau hangar où logera le C Series FTV4. Lors de la cérémonie d’entrée en service du premier Global 7500, le responsable des relations médias de Bombardier Avions d’affaires, M. Mark Masluch, a mentionné que l’entreprise comptait céder certains des Global 7500 d’essai (FTV) à des institutions d’enseignement; il faudra voir si l’ÉNA est capable d’accepter un deuxième cadeau de cette taille. Les 1eet 2 juin prochain, l’ÉNA organisera un salon aérien avec un spectacle qui promet de nous en mettre plein la vue.

 

Il y a les anciens employés d’Aveos qui travaillent toujours à la mise sur pied d’un centre d’entretien de classe mondiale pour l’A220. Pour l’instant ce projet évolue à la même vitesse que la production de l’A220, c’est-à-dire au ralenti. Mais lorsque les compagnies Jetblue et Moxy Airlines prendront possession de leurs premiers A220 en 2020-21, la production sera d’environ 10 avions par mois et le plan d’affaires des anciens d’Aveos sera plus que pertinent.

 

Un petit groupe de bénévoles est à mettre sur pied le Musée de l’aérospatiale du Québec; déjà cet automne ils ont réussi l’exploit de rapatrier à Saint-Hubert l’Avro CF-100 Canuck Mark V portant le numéro d’identification 100760. C’est cet appareil qu’avait utilisé Pratt & Whitney Canada pour les essais en vol du moteur JT15D à partir de l’aéroport de Saint-Hubert. L’installation d’un musée à l’aéroport de Saint-Hubert est un choix logique puisque c’est le seul aéroport à avoir été maintenu en exploitation continue depuis son ouverture en 1927. Puisque Saint-Hubert est au cœur du développement de l’industrie aérospatiale québécoise, nous suivrons de près les activités du musée avec lequel les Ailes du Québec collaborera.

 

C’est au printemps prochain que DASH-L publiera son étude l’implantation d’un terminal de passagers à Saint-Hubert. Si ce n’est pas la première fois que cette idée voit le jour, certaines indications nous laissent croire que cette fois-ci sera la bonne; DASH-L peut compter sur l’appui d’Aéroport de Montréal dans son projet, il s’agit là d’un allier de taille qui aura sans doute beaucoup d’influence sur les décideurs de la région. La survie à long terme de l’aéroport de Saint-Hubert sera difficile à maintenir si la structure d’exploitation actuelle demeure. L’arrivée d’un terminal de passagers permettrait d’amener plus de revenus et de répartir les dépenses sur plus d’opérateurs. Le plus gros obstacle demeure l’inscription de Saint-Hubert sur la liste des aéroports désignés aux mêmes conditions que les autres aéroports qui y figurent.

 

L’aéroport de Saint-Hubert risque bien de faire parler de lui souvent en 2019 et pour de bonnes raisons.

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One thought on “2019, une année de transformation pour l’aéroport de Saint-Hubert

  • décembre 26, 2018 at 5:37 pm
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    Surprenant de pas entendre les commentaires des résidents autour à TVA.
    Il y a , à peine quelques années ils étais contre l’atterrissage des petites avions école et voilà maintenant des gros porteurs se préparent à s’y installer!

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