Pas de panique avec les finances de Bombardier

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« Pas de panique avec les finances de Bombardier », c’était le titre de ma chronique du 12 février dernier. Dans ce texte je mentionnais que 2016 était une année de transition pour Bombardier et que cela affecterait ses finances comme l’avait prévu la direction de l’entreprise en novembre 2015.

 

Si l’annonce des 7 500 coupures faite la semaine dernière par Bombardier est une mauvaise nouvelle pour ceux et celles qui perdront leur emploi, il s’agit bien d’un effort de rationalisation qui, à terme, mènera à des économies et à une plus grande productivité. Cela signifie que dans le cas présent il ne s’agit pas de délocalisation mais bien d’en faire plus avec moins. Les deux tiers des emplois supprimés (5000) le seront dans la division Transport; dans les trois divisions aéronautiques ce sont surtout des emplois administratifs, environ 1 500 aux Québec, qui seront affectés. Même si certains postes de production devaient être éliminés, les 3 700 embauches prévues pour le lancement de la production du C Series et du Global 7000 devraient largement compenser. Ces nouvelles compressions ne devraient pas réduire de façon significative la capacité de production dans les divisions Avions d’affaires et Avions commerciaux. Selon les informations dont nous disposons, mis à part le Learjet 75, le carnet de commandes des avions d’affaires de Bombardier serait solide puisque la cadence de production du Challenger 350 est maintenant d’un appareil tous les 5 jours; il est prévu que la cadence augmentera à un appareil tous les 4 jours en janvier 2017. Pour le Challenger 650, la cadence qui était au 24 jours viendrait juste de passer au 12 jours et subirait une autre accélération au 9 jours en janvier 2017. Nos sources nous affirment que presque toute la production des deux Challengers serait déjà vendue pour 2017 à part quelques unités. Pour ce qui est des avions commerciaux, les médias étrangers qui ont assisté à la présentation du CS300 d’Air Baltic ont rapporté que deux autres commandes de C Series seraient annoncées d’ici la fin de 2016.

 

 

Si la situation financière de Bombardier est difficile, la compagnie est encore bien loin de la faillite puisqu’elle possède toujours des liquidités de près de 4G$ et que ses fournisseurs sont encore tous payés dans les délais normaux. Les 15 000 postes supprimés depuis le début de 2016 généreront des économies récurrentes de 500M$ à 600M$ par année. La direction de Bombardier continue de prendre les mesures nécessaires non seulement à sa survie mais à son retour à la rentabilité.

 

Pour ma part il s’agit probablement de mon dernier texte sur aéronouvelle.ca puisqu’à compter du premier novembre j’écrirai sur mon propre site Les Ailes Du Québec (lesailesduquebec.com).

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