Q400, l’arrêt de la production est envisageable

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Les 1 600 employés de production tout comme les 525 employés de bureau de Bombardier à Downsview ont voté à 98% en faveur d’un mandat de grève dans les deux unités syndicales qui sont indépendantes l’une de l’autre. La détermination des syndiqués risque cependant d’être mise à rude épreuve au cours des mois à venir, alors que Bombardier cherche des moyens d’améliorer la productivité du Q400.

 

Puisqu’il est maintenant acquis que la production du Q400 ne pourra pas rester plus de cinq ans à Downsview, cela veut dire que Bombardier Avions commerciaux devra débourser d’importantes sommes d’argent si elle désire garder ce programme en vie. Le déplacement de la production du Q400 devrait coûter au bas mot 100 M$. C’est une somme très conservatrice si l’on tient compte du coût de construction d’un nouveau bâtiment, du déplacement des équipements de production et des pertes de revenus lors du déménagement.

 

Au mieux, Bombardier Avions commerciaux peut espérer faire une dizaine d’années avec le Q400 tel qu’il est configuré maintenant avant de le moderniser, au rythme actuel des livraisons, cela fait environ 250 appareils durant cette période. L’amortissement des frais de relocalisation ajouterait donc 400 000 $ de plus par avions livré. Cette somme vient s’ajouter aux autres économies que doit trouver Bombardier Avions commerciaux afin de maintenir la compétitivité du Q400 et ça commence à faire beaucoup.

 

Les employés syndiqués de l’usine de Downsview ont beau jeu de bomber le torse en ce moment, mais tôt ou tard ils devront mettre beaucoup d’eau dans leur vin, au point même où la coupe sera très difficile à boire.

 

Si la direction de Bombardier a refusé de se compromettre à propos de la relocalisation de la production du Q400, c’est qu’il lui manque encore des éléments importants afin de pouvoir faire un choix. Les concessions que voudront consentir ou non les syndiqués sont un élément important de l’équation.

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10 thoughts on “Q400, l’arrêt de la production est envisageable

  • juin 11, 2018 at 9:26 am
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    Avec un carnet de 45 avions, les syndiqués devront être prudent, surtout que la compagnie n’a pas encore attribué de site pour ce produit suite à la vente de Downsview.

    C’est un fait connu, les employés de Toronto sont très revendicateurs et moins productif, Bombardier pourrait saisir l’occasion de vendre ce programme peu lucratif.

    Par contre l’arrêt de production du Global pourrait coûter plus cher, s’il fallait que ça s’étire je ne serais pas surpris d’un déménagement de site en catastrophe.

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    • juin 11, 2018 at 12:49 pm
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      Le Global est là pour rester, car c’est le plus rentable des programmes d’avions de BBD

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  • juin 11, 2018 at 10:05 am
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    Il y a quelques que mois unifor demandait aux élus municipaux de ne pas procéder au dézonage de downsview comme le voulait bombardier enfin d’aller chercher un bien meilleur prix pour la vente du terrain. Sans doute unifor pensait se bâtir un rapport de force pour la prochaine négociation qui arrivait.Autrement dit quand nous (les deux sections locale) on aura déposer nos demandes si l’offre patronal satisfait nos demandes, surtout pour les compensations monétaires du au déménagement, alors on pourrait réviser notre position sur le dézonage. Bien mauvais calcul, presser par le temps sans doute le terrain est vendu sans dézonage. Il est connu depuis longtemps que la serie Q et en particulier le Q400 a de la misères face au vente de l’Atr. Bombardier a déjà une entente avec le syndicat depuis 2016 je crois pour délocaliser vers d’autres pays certains assemblage du Q400 qui n’est pas encore complété. Entente qui avait fortement été refuser en premier lieu en 2015. Bombardier ayant été un peu plus clair sur la non rentabilité du Q400 les syndiqués avaient fini par voter pour cette délocalisation, qui aurait pu se traduire par une perte du Q400 en Ontario si refuser. La vente de Downsview n’a pas rapporter autant que voulu étant donner que le dézonage n’avait pas été fait avant la vente. La non rentabilité du Q400 et les coût exorbitant a court terme du déménagement du Q400 et faut pas oublier les Globals aussi. Mandat de grève ou pas, je crois bien que le rapport de force vient de tomber a 100% du côté patronal. Qui se gênera pas a mon avis pour aller chercher des concessions tant des deux sections locales que des paliers gouvernementaux pour de l’aide financière affecter au déménagement. Déjà Mirabel a tendu la main et d’autres villes et Provinces vont surement faire de mêmes. Si bombardier change de province pour l’assemblages des turboprops, les employé-es ne seront plus syndiqués. Ces nouveaux employé-es devront eux mêmes se syndiqués s’ils le désirent. Autrement dit un nouveau départ pour le Q400. Je pense bien que l’approche syndical genre c serie aurait été plus productif pour sécuriser le Q400 en Ontario. Je reste convaincu que l’Ontario est le premier choix de bombardier mais pas AU PRIX DE LA NON RENTABILITÉ de l’assemblage du Q400 en particulier. Sa và jaser en Ontario sur bombardier, le Globe and Mail a pas fini d’écrire des articles.

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  • juin 11, 2018 at 5:53 pm
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    Mon avis est que ça sent la subvention Ontarienne à plein nez!

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    • juin 11, 2018 at 6:15 pm
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      Le nouveau premier ministre de l’Ontario, Dough Ford, a fait campagne en déblatérant à propos des « corporates welfare » et en même temps il a promis de ramener plus d’emplois dans le secteur industriel.

      Alors imagine un instant que Donald Trump impose des droits sur les voitures assemblées en Ontario, Dough Ford va avoir besoin de BBD plus que jamais. Je le dis et redis, il reste encore beaucoup de rebondissement à venir.

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      • juin 11, 2018 at 8:02 pm
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        Bombardier n’a pas de temps, il a besoin du Global 7500 pour le redressement de ses finances, il ne peut se permettre un long combat avec ce syndicat très revendicateur.

        La question a se poser est : combien de temps bombardier peut il attendre pour le Global 7500?

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        • juin 12, 2018 at 8:37 am
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          Quel combat, il ne font que renégocier leur convention collective qui arrive à échéance et chaque partie utilise tous les leviers de négociations à sa disposition tel que le droit de grève pour les syndiqués et la menace de délocalisation pour Bombardier. C’est de bonne guerre et rien d’inhabituel jusqu’ici.

          En fait, pour Bombardier, diversifier le lieu des sites d’assemblage final (donc rester en Ontario) est beaucoup moins risqué que de tout concentrer au même endroit (Montréal) en cas de grève. Pourquoi croyez-vous que Boeing assemble maintenant des 787 en Caroline du Sud suite à la grève de 2008?

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    • juin 14, 2018 at 4:47 pm
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      Les moteurs PWC du ATR-72 sont beaucoup moins puissants que ceux du Q400, ce qui explique en bonne partie les différences de performances, consommation et prix entre ces deux appareils.

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      • juin 14, 2018 at 6:53 pm
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        Les moteurs de la série Q et des Atr proviennent tous de la série PW100. Les avionneurs on le choix de plusieurs variantes de cette série PW100. Mais les Q400 utilisent des PW150A le plus gros moteurs de cette série PW100.

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