Le 18 janvier 1936, Noorduyn livrait le premier Norseman

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C’est le 18 janvier 1936 que la compagnie Noorduyn de Cartierville livrait le premier Norseman à la compagnie Dominion de Rouyn au Québec, marquant une page importante de l’histoire de l’industrie aéronautique du Québec.

 

Surnommé le « camion volant d’une tonne » (one-ton flying truck), le Norseman a été construit à Cartierville par Noorduyn Aviation entre les années 1935 et 1954. Cet avion, légendaire pour sa robustesse, est né d’une vision du fondateur de Noorduyn Aviation pour créer un nouvel avion adapté aux conditions difficiles de l’Est et du Nord du Canada. C’est le premier avion qui a rendu le Nord accessible à des fins d’exploration.
D’abord équipé de flotteurs seulement, le Norseman a ensuite été construit avec des roues ou des skis pour répondre aux besoins de l’armée américaine durant la deuxième guerre mondiale.
Plus de 900 avions ont été construits à Cartierville; aujourd’hui, plus de 60 ans plus tard, une vingtaine de ces avions volent encore.
Quelques détails techniques :
• Fuselage composé d’un châssis tubulaire d’acier entièrement soudé
• Moteur de 600 chevaux fabriqué par Pratt & Whitney
• Charge utile de 1560 livres

 

Voici l’histoire détaillé du premier appareil livré: Le premier vol a eu lieu le 14 novembre 1935, propulsé par un Wright R-975-E3 Whirlwind. Le protoype avait l’immatriculation CF-AYO et a été livré à Dominion Skyways, Rouyn Québec, le 18 janvier 1936. L’avion avait le nom d’Arcturus et a été utilisé par Warner Brothers à l’été 1941 pour le tournage de «Captains Of The Clouds» dans la région de North Bay en Ontario et a été enregistré provisoirement sous le nom de CF-HGO lors du tournage. Enregistré aux Lignes aériennes Canadien Pacifique en 1942 (flotte de l’APC n o 31), puis à Cap Airways le 8 octobre 1947 à Cap de la Madeline Québec. Le 5 janvier 1950, il fut enregistré auprès de Gold Belt Air Service à Rouyn Québec, puis le 10 avril 1951 à Mont Laurier Aviation Co., Montréal, Québec. Enregistré à Albert Racicot, Montréal (Québec) le 12 juin 1952, puis à Orillia Air Service, Orillia Ontario le 6 juillet 1953. Le 28 août 1953, il décolla du lac Opeongo Ontario avec le pilote Roy Downing et deux passagers à son bord et il s’est écrasé au lac Round Island dans la région de la baie Georgienne en Ontario. Tous les occupants à bord ont péri. L’épave a été retrouvée en novembre 1992 et est entreposée au Canadian Bush Plane Heritage à Sault St. Marie, en Ontario.

Et un vidéo du Norseman

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12 thoughts on “Le 18 janvier 1936, Noorduyn livrait le premier Norseman

  • janvier 18, 2019 at 8:49 am
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    Nous sommes à reconstruire un Noorduyn Norseman au musée de l’aviation de Montréal.

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    • janvier 18, 2019 at 10:49 am
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      Un excellent projet à mon avis.

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  • janvier 18, 2019 at 9:05 am
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    Est-ce que le fuselage du Norseman était fait de toile?

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    • janvier 18, 2019 at 10:49 am
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      La structure était d’acier soutenant des cadres en bois, les ailes étaient en bois, les volets et ailerons étaient en tubes soudés, le tout était recouvert d’une toile.

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    • janvier 18, 2019 at 7:10 pm
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      Il y a plusieurs années j’ai lu dans un magasine une histoire concernant un de nos pionniers de l’aviation. Je ne me souviens plus très bien de qui il s’agissait mais il se pourrait bien que ce soit Arthur Fecteau. Ça va comme suit:

      Arthur se rend chez de Havilland à Toronto et examine un Beaver dans le show room. On ignore sa présence car c’est un Canadien-Français habillé avec une chemise à carreaux et portant des bottes de chasse. Il interroge le vendeur sur le prix de l’avion mais celui-ci le snobe et essaye de lui faire comprendre qu’il n’a pas les moyens de se payer un avion de 75,000 piasses. C’est à ce moment là qu’il sort de sa poche un gros motton d’argent car il connaissait le prix de l’avion avant de partir et avait apporté avec lui le cash nécessaire.

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  • janvier 18, 2019 at 6:19 pm
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    André: « La structure était d’acier soutenant des cadres en bois, les ailes étaient en bois, les volets et ailerons étaient en tubes soudés, le tout était recouvert d’une toile. »

    C’était le matériau composite par excellence à l’époque: fabric and dope. Qui n’est pas bien loin finalement de la fibre de carbone et de la résine que l’on retrouve dans les avions modernes. Le but était le même: la légèreté.

    Je profite de l’occasion pour dire que mon père travaillait sur le Norseman à Cartierville pendant la guerre. Il était menuisier et fabriquait les portes de l’avion, qui étaient en bois. La compagnie existe toujours et fabrique aujourd’hui des charriots pour le service aux passagers à bord des avions.

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    • janvier 18, 2019 at 6:31 pm
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      Si ma mémoire est exact, c’est Noorduyn qui fournissait les chariots sur les L1011 d’Air Transat.

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      • janvier 18, 2019 at 7:59 pm
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        Les dessins originaux étaient encore là jusqu à l an passée ou notre musée les a récupérés avec l’aide de Benoit De Mulder.

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        • janvier 18, 2019 at 8:20 pm
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          D’avoir mis la main sur les dessins originaux est très significatif, ces documents ont une valeur inestimable. Félicitations au MAM de les avoir récupérés.

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    • janvier 18, 2019 at 6:32 pm
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      Ton père travaillait chez Noorduyn, je constate que la pomme n’est pas tombée très loin de l’arbre.

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  • janvier 20, 2019 at 11:59 am
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    Bel article. Construit à Montréal!

    Il me reste 2 des plus beaux Norseman sur flotteurs à vendre – probablement les derniers en état de vol sur le marché.
    Un est en Ontario – l’autre en Alberta. C-FGJN et CF-BSC.

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