C Series, les syndiqués passent le flambeau aux sous-traitants

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Le contexte

C’est en octobre 2012 que Bombardier avait débuter l’assemblage du premier C Series; le nombre d’employés affectés au programme du C Series a augmenté progressivement de 2012 à 2016 passant de quelques centaines environs 2 000 personnes dont 1 200 membres du local 712 de l’AIMTA. Les syndiqués, employés de bureau, cadres, ingénieurs et autre membres du personnel qui ont œuvré sur le C Series l’on fait avec cœur et conviction dans le but de fabriquer le meilleur avion ligne jamais construit. On peut affirmer qu’ils y sont parvenus car durant toute la saga du C Series, jamais sa conception, ses performances ainsi que la qualité de son assemblage n’ont été remis en question une seule fois.

 

Bien des employés de Bombardier ont cru au C Series au point où ils n’ont pas hésité à investir une partie de leurs économies dans des actions de Bombardier afin de soutenir son développement. Lorsqu’en octobre 2017, la direction de Bombardier a annoncé l’entente qui transférait le contrôle du programme C Series à Airbus sans rien demander en retour, plusieurs employés l’on vécu comme une trahison et une dépossession de leur avion et de leurs économies.

 

Les attentes

Alors que la santé financière d’Airbus est excellente, les employés de Mirabel s’attendaient à recevoir des offres leur permettant de faire des gains monétaires substantiels. Lorsqu’ils ont été convoqués à l’assemblée générale de samedi dernier, leurs attentes étaient élevées. Mais ils étaient loin de se douter qu’Airbus leur demanderait encore plus de recul que ce qui avait été demandé aux employés de Bombardier.

 

Avant que ne débute la réunion des employés d’Airbus, ils avaient pris connaissance des offres que les employés de Bombardier avaient acceptées plus tôt et il était hors de question pour eux d’accepter moins.

 

Des gains dont ils ne voulaient pas.

Lorsqu’Airbus a pris le contrôle du C Series, elle s’est engagée à maintenir les emplois à Mirabel jusqu’en 2043, Mais elle n’a jamais promis de maintenir les emplois des membres de l’AIMTA. C’est sans doute pour corriger cette lacune que l’équipe de négociation avait obtenue d’Airbus une clause garantissant que la sous-traitance à l’usine de Mirabel serait limitée à 15% du travail, pas plus. De plus en cas de mise à pied, les membres du local 712 auraient eu le droit d’appliquer sur les postes occupés par des sous-traitants. Avec cette clause, lors des périodes d’embauche, les membres du local 712 passaient en premier et ils étaient les derniers à être mis à pied lors des ralentissements de cadence.

 

L’autre clause qui a été négociée concernait l’implantation de la pré-fal; cette nouvelle section d’usine servira à intégrer certains systèmes dans les fuselages ainsi qu’à faire des travaux préparatoires sur les ailes afin de diminuer le temps de cycle sur la ligne d’assemblage. Une fois le travail complété sur la pré-fal les fuselages et les ailes seront expédiés à la ligne d’assemblage de Mirabel ou de Mobile selon les besoins. Airbus garantissait que le travail serait effectué à Mirabel par des membres de la section locale 712, ce qui représente environ 150 emplois au début, pouvant atteindre 300 lorsque la production sera à son maximum.

 

Les employés d’Airbus n’ont donc pas considéré que ces deux clauses offraient des gains suffisant pour accepter de faire les concessions qu’on leur demandait.

 

La suite

L’offre ayant été rejetée, il faudra retourner à la table de négociation; pour obtenir plus sur le plan monétaire et des avantages sociaux, l’équipe de négociation devra céder ailleurs et il est fort possible que les deux clauses qui protégeaient les emplois des membres du local 712 tombent.

 

Si les syndiqués peuvent espérer faire des gains à court terme, quand Airbus va augmenter la cadence de l’A220, elle pourra choisir d’avoir recours à encore plus de sous-traitants. La tentation sera d’autant plus forte si l’écart de coûts entre les permanents et les sous-traitants est encore augmentée plutôt que diminuée. Et quand arrivera le prochain ralentissement de cadence dans quelques années, les membres du local 712 pourront dire adieu à leurs gains monétaires, car lorsque l’on est mis à pied, il ne faut que quelques semaines pour perdre l’équivalent des augmentations.

 

En fait, beaucoup d’anciens employés de Bombardier n’ont toujours pas fait leur deuil du C Series et il ne se sont pas habitués à son nouveau nom et à la présence d’Airbus. C’est comme si toute la saga du C Series qui dure depuis des années les avaient épuisés et qu’ils ne sont plus en mesure de penser à long terme. En rejetant l’offre samedi dernier, ils ont dit non à l’A220, à son futur et à Airbus préférant passer le flambeau aux employés des sous-traitants.

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42 réflexions sur “C Series, les syndiqués passent le flambeau aux sous-traitants

  • avril 30, 2019 à 6:47 am
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    Bravo pour votre soutien M. Allard. C’est à se demander si vous êtes du côté des travailleurs québécois qui n’ont jamais cessé de croire au succès de ce programme et qui l’ont encore malgré tout en tête. Décevant.

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    • avril 30, 2019 à 9:29 am
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      M allard, avez vous pris connaissance du premier communique que les employes onr eue sur la premiere offre? C est sur le site de l aimta. Ils coupaient partout ,nous faisait reculer 30 ans en arriere. En fait de tape sur la geule, ont ne fait pas mieux. Ensuite, passez le flambeau au sous contractant est aussi provocateur,ils ont ete imposee de force avec le choix de l horaire en plus au detriment des membres, la plupart de ces gens n ont aucune competence dans la fabrication d avion. Les problemes de productions ne viennet pas du plancher mais de l inconpetence des gestionnaires qui, en passant ont recu des augmentations de 7 a 15%. Informez vous de TOUT les faits avant de dire n importe quoi.

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      • mai 1, 2019 à 5:14 am
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        Les employés se font mettre dehors ils ne passent pas flambeau. 18 code qui vont être aboli.

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    • avril 30, 2019 à 6:53 pm
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      C’est bien beau faire le meilleur avion du monde mais il faut en produire à grande échelle. Engageons les sous traitants en masse! Il y a du monde qui veut travailler chez airbus. Cassons les syndiqués!!!
      Et aussi congédier Alain Bellemare et la famille Beaudoin, vite ça presse!

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    • avril 30, 2019 à 7:43 pm
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      J’ai travaillé 32ans pour bombardier et j’ai constaté au moment qu’ils ont fait affaire avec la sous traitance (plus économique) où (chep labor) ça commencé a moins bien fonctionné Airbus est perçu comme un sous traitant… oui il y a eu trahison de la part de Bombardier et Airbus en remets.Les employés sont pris entre l’arbre et l’écorce . J’encourage les employés à tenir leur bout . Gilles Rochefort retraité.

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  • avril 30, 2019 à 6:58 am
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    Un peu simpliste comme analyse, ils ont simplement refusé l’offre qui leur a été soumise et demandé de retourner négocier.

    Comme s’il devait remercier Airbus de simplement garder leur job… Tant qu’à y être Airbus devrait congédier tout le monde et faire faire tout le travail par des sous-traitants.

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    • avril 30, 2019 à 7:18 am
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      « Tant qu’à y être Airbus devrait congédier tout le monde et faire faire tout le travail par des sous-traitants. » Je te parie que dans dix ans, il y aura plus de 2 000 personnes qui travaillent sur l’A220 à Mirabel, mais que le nombre de permanent sera d’à peine 600. Le calcul est simple, un permanent coûte le double d’un sous-traitant.

      On sais tous que la production du CRJ tire à sa fin et que des mises à pieds s’en viennent. Grâce à l’entente de réciprocité, la pré-fal aurait permit d’embauché 150 à 300 permanents de Bombardier. Mais maintenant que les syndiqués ont rejeté cette offfre qu’es-ce qui empêche Airbus d’aller installer la pré-fal à Mobile. Elle pourras-dire que de toute manière ses employés n’en voulait pas.

      Lors des prochaines augmentations de cadence, la garantie du 15% de sous-traitance maximum aurait justement permit de recruter des anciens de Bombardier comme permanent sur le programme A220 grâce à l’entente de réciprocité. Mais là…

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      • avril 30, 2019 à 11:37 am
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        « Le calcul est simple, un permanent coûte le double d’un sous-traitant. »
        Si je suis ta logique, aussi bin aller directement travailler chez les sous-contractants, ont va arreter de se battre pis tout redonner nos acquis jusqu’a temps que l’on coute le meme prix qu’eux. Aussi longtemps qu’un permanent coute plus cher qu’un sous contractant, meme si c’est de 1$, c’est a risque de se produire. On paye toujours pour ce que l’ont a, et ce meme dans la main d’oeuvre..

        Personne esperait de gains monetaire substantiel? Nous essayons simplement d’arreter l’hemoragie qui se produit au niveau de notre contrat de travail.. ca fait des annees que tout le monde fait des concessions sur tout les volets, parce que bombardier est « supposement » au bord de la faillite.. (avec des petits bonus cachés au haut dirigeants, parce qu’ils nous ont sortis du trou où ils nous avaient eux-meme jetés) Pour ma part, ils auraient pu m’offrir exactement le meme contrat que nous avons en ce moment avec la majoration du salaire a l’indexation du cout de la vie pour les annees du contrat et j’aurais ete plus qu’heureux.

        « On sais tous que la production du CRJ tire à sa fin et que des mises à pieds s’en viennent. Grâce à l’entente de réciprocité, la pré-fal aurait permit d’embauché 150 à 300 permanents de Bombardier. »

        Ils auraient probablement utilisé leur droit au WorkPack pour le pre-fal si nous avions signié de toute façon.

        Nous allons commencé par voir si bombardier relocalise les 362 employé(e)s des services de soutiens qui seront touchés par l’impartition dans les usines de st-laurent et dorval dans les mois a venir.. Avant de speculer sur la »peut-etre » fin du CRJ et que peut-etre ces gens la aurais peut-etre pu etre re-engagé dans la peut-etre pré-fal….

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      • avril 30, 2019 à 12:25 pm
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        Là, je suis tout-à-fait d’accord avec l’opinion de André Allard!
        De plus, ce A220 risque d’avoir un avenir assez extraordinaire! Nous sommes tous d’accord que c’est maintenant le meilleur avion au monde de sa catégorie!
        Je suis persuadé que cet avion A220-100 et 300, en seront a un rythme de fabrication (a un prix plus bas) et de ventes, là, le dialogue employés de Airbus-Mirabel, sera intéressant.
        Mais actuellement il y en a qui se tire dans le pied!

        Airbus ne veut pas s’étouffer avec ce nouvel avion; le prix d’achat d’un avion du prix unitaire doit baisser considérablement, Airbus l’a déjà mentionné et ça s’applique aussi aux sous-traitants aussi.
        Les employés ont-ils fait des comparaisons des salaires et conditions de travail pour le même travail, avec les autre pays où Airbus construit ses avions (France et USA, bientôt Canada, )?

        — ” Les problemes de productions ne viennet pas du plancher mais de l inconpetence des gestionnaires qui, en passant ont recu des augmentations de 7 a 15%. Informez vous de TOUT les faits avant de dire n importe quoi. ”
        Savez-vous que Bombardier a deux compagnies en une? Bombardier Aviation et Bombardier Transport (Rail)!
        Bombardier Aviation n’est que la moitié de Bombardier Inc. Les augmentations a la haute direction (Bombardier Inc.) sont probablement dans la juste échelle!

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        • avril 30, 2019 à 1:45 pm
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          Airbus s’étouffer avec l »A220? Tabar**** ils l’ont eu gratos et Bombardier et les subventions de l’Alabama paient l’usine de Mobile… Les concessions demander aux employés par Airbus représente quelques millions par année (une augmentation de 2% des salaires représente environ 1,5 millions $ par année). De la petite monnaie qui ne fait aucune différence sur le bilan financier.

          Disons que les 1000 syndiqués de l’usine gagne en moyenne 75000$/année et disons qu’ils coûtent le double avec les avantages sociaux soit 150 000$ ce qui fait un total de 150 millions de dollars. Ils ont livrés 33 appareils l’an dernier à disons 30 millions USD en moyenne ce qui fait environ 40 millions CAD chacun ce qui fait des revenus de 1 320 000 000 milliards de dollars canadiens. Donc les employés représente grosso modo 11% des revenus de l’usine et leur augmentation de 2% représente une augmentation de moins de 0,1% du total des revenus. Et je suis généreux, un employé représente probablement moins que 150K$ par année. En plus Airbus a l’avantage d’être en dollar canadien au lieu de l’euro en Europe ou le USD en Alabama et n’ont pas eu à payer les 7 milliards de développement de l’appareil.

          Et maintenant qui se plaint le ventre plein?

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          • avril 30, 2019 à 1:54 pm
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            Si Airbus n’est pas capable de faire des profits avec l’A220 dans les conditions qu’ils ont obtenus autant de la part de Bombardier que des employés c’est que ce sont de totals incompétents. Ils n’auront qu’à revendre leur part à Bombardier. Mais inquiétez vous pas ce ne sera pas le cas, Airbus va s’en mettre plein les poches (ce qui est une bonne chose pour tout le monde) et ils n’essaient que de s’en mettre encore plus…

          • avril 30, 2019 à 9:33 pm
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            Mais ”…Disons que les 1000 syndiqués de l’usine gagne en moyenne 75000$/année et disons qu’ils coûtent le double avec les avantages sociaux soit 150 000$” C’est vraiment incroyablement haut comme salaire! Aucun Québécois ne va vous supportez!
            Vous étiez vraiment très gâté! Plusieurs ingénieurs, hors aviation, ne font même pas ça, ou à peine!
            De plus comment expliqué votre chiffre de $30 millions en moyenne par avion où sont ces chiffres? Je crois que le prix actuel, se situe entre $60m et $75m par appareil sans bargain, au prix unitaire. Comment expliquez ceci: ”D’une valeur de 11 milliards $US au prix du catalogue, les deux contrats totalisant 120 appareils ont été signés à la fin du mois de décembre avec deux compagnies américaines, JetBlue et Moxy. Les avions seront construits aux États-Unis dans la nouvelle extension de l’usine d’Airbus à Mobile en Alabama.” ————- et en US$ et seront construit aux USA!
            Ne soyez pas trop gourmand dans vos demande salariale!

          • mai 1, 2019 à 2:38 am
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            Il est important à noter que CSALP n’est qu’une société en commandite. Même si la part d’Airbus est de 50.01%, ce partenariat ne leur appartient pas malgré le fait qu’ils ont une responsabilité à la hauteur de leur part dans leur partenariat.

            Le C Series n’est pas forcément un cadeau pour Airbus parce que le programme risque de générer des dépenses qui n’étaient pas prévues au départ. Encore plus important à noter qu’il n’y a aucune garantie ce programme va devenir un succès commercial.

            Il me semble important qu’Airbus protège le reste de l’entreprise d’une éventuelle contagion de dépense due au programme C Series. Parr exemple, je sais très bien que l’avion n’était pas tout à fait fini quand j’ai été accompagné dehors des locaux de Mirabel avec des centaines d’autres licenciements. CSALP doit dépenser de l’argent pour compléter les choses qui doivent être terminées.

            Si le développement était déjà complété, il ne restait plus que produire les avions. Malheureusement ce n’est pas le cas et c’est bien pour ça il y a des travaux de reprise sur les avions déjà assemblés.

            Tout ce développement coûte de l’argent, essentiellement pour payer les ingénieurs (donc des employés). Le coût est de dizaines voire des centaine de million de dollars. Ce n’est pas les livraisons anémiques actuelles de C Series qui peuvent financer tout ça.

            Certains ici pensent que le coût de main d’oeuvre est faible comparé au revenu. Oui, si on compte juste les travailleurs de la chaîne d’assemblage finale. On oublie vite les coûts dépensé pour le développement qui est essentiellement humain (conception, essais en vol, document de certifications etc.). On oublie très souvent que plus de 80% des dépenses est pour payer les fournisseurs. Grosso modo, si on ne compte que la chaîne d’assemblage final (les dépenses fournisseurs étant exclues) je pense que le salaire des travailleurs représente une proportion considérable. C’est bien trop facile et trop naïf de comparer le salaire de la chaîne d’assemblage au prix de l’avion. C’est du grand n’importe quoi.

            Je suis de l’avis de CSALP pour augmenter le nombre de sous-traitant à CSALP, pour isoler les partenaires des obligations financières (liabilities) si le programme n’arrive pas à générer suffisamment de profit. Ce que je veux dire par là est qu’il faut Bombardier et Airbus protègent leur entreprise respective d’une éventuelle contagion de responsabilité (liability). Encore une fois, je souhaite souligner le fait CSALP n’est qu’un partenariat et que les partenaires sont responsables à la hauteur de leur part dans le partenariat. Ce n’est pas parce que le 50.01% a été donné gratuitement que Airbus n’est pas responsable de 50.01% des obligations financières (liability) de CSALP.

            Je ne cesserai pas de répéter qu’il n’y a aucune garantie que ce programme va devenir un succès commercial. Par exemple je suis un peu étonné que Airbus a accepté de prendre le contrôle du C Series tout en continuant la certification des deux versions de A319neo. Il me semble qu’ils garde une option plan B si quelque chose se passerait.

        • mai 6, 2019 à 8:24 pm
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          N’oublies pas Bombardier Immobilier, le CA à Dorval est loué à Bombardier Aéronautique!

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      • mai 3, 2019 à 4:46 am
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        La pré-fal est aussi sur la table à l’usine de St-Laurent ou la direction en a parlé, il semblerait que cette portion de travail soit offerte a tout le monde dans le but de crée une surenchère (prix à la baisse bien sur).

        Bombardier a pu obtenir des concessions car les employés savent que les divers projets de développement ont mis a mal les finances de la compagnie, c’est une sorte de retour d’ascenseur, mais Airbus n’a pas injecté un sous elle, ses finances se porte a merveille mais demande quand même des concessions pour un programme qui ne lui coûte rien a ce jour.

        Je comprend les employés de Mirabel, ils voit de plus en plus d’intrus prendre le travail de confrères syndiqués et n’obtienne aucune réelle protection pour les métiers qui disparaissent .

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  • avril 30, 2019 à 7:56 am
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    Ouf cest avec des article comme ca quon fait reculer le quebec.pauvre petit Quebecois

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  • avril 30, 2019 à 8:06 am
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    M. Allard vous avez tout faux. Ce n’est pas 15% mais jusqu’à 40% par code de métier qu’ont permettaient aux contractuels…
    Svp ne faites pas de fausses nouvelles. La pré-fal pouvais être à 100% non-syndiqué et avec mise à pied, les employé du crj ne pourrais pas combler les poste vacant à moin de recommencer à zéro car nous sommes maintenant deux société distincte…

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    • avril 30, 2019 à 8:10 am
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      Le 15% c’est pour le total de l’usine, il se peut qu’un code de métier se retrouve à 40% mais au total de l’usine c’est bien 15%.

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    • avril 30, 2019 à 8:17 am
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      Je vous rappelle que l’AIMTA, Airbus et Bombardier ont signés une entente de réciprocité qui permet le transferts des employés d’une unité à l’autre avec le maintient des avantages sociaux et de l’ancienneté. C’est vous qui faites de la désinformation

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      • avril 30, 2019 à 9:07 am
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        La réciprocité permet aux employés de transféré en gardant les avantages reliés à leur ancienneté comme le transférer du fond de pension , les vacances accumulées , le salaire , mais leur ancienneté en cas de coupures ne compte pas . Ils sont considérés comme de nouveaux employés. Et malheureusement Airbus doivent négocier avec le fantôme de Bombardier ( même si d’après des rumeurs persistantes, c’est Bombardier qui était majoritaire à la table des négociation pour l’unite Airbus ) .

        Historiquement parlant , la parole de Bombardier pour ce qui est des garanties d’emplois , n’est pas très crédible …. vous n’avez qu’a demander aux employés de la sécurité et du service incendie . Durant Les négociation de leur convention collective ( pas affilié avec l’Aimta ) Bombardier leur avait demandé des concessions en s’engageant à les remplacer par attrition . Moins d’un an après avoir accepté des concessions dans leur convention, ces même employés ce sont fait montrer la porte pour être remplacé par une firme extérieur ( contracteurs ). Donc monsieur Allard , avant de dire que les employés « laissent la place aux contracteurs », prenez le temps de prendre en compte toutes les données . Qui plus est , historiquement , ( a l’exception Des deux dernières conventions ) la première offre patronale de Bombardier à toujours été refusée. C’est le but d’une négociation «de négocier».

        Et si comme dans votre précédent texte , vous trouvez que le fait de refuser la première offre est un échec pour Airbus au Canada , vous devez être le seul qui accepte la première offre de n’importe quel employeur, vendeur ou encore banquier . Et si c’est le cas , je ne vous laisserais jamais négocier quoi que se soit pour moi !

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  • avril 30, 2019 à 8:42 am
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    C’est sûr que la pre-fal s’en va à Mobile. Ça ne représente absolument aucun intérêt ici semble t’il.

    Pas fort.

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  • avril 30, 2019 à 9:17 am
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    J’ imagine que cet article peu être un bon divertissement.

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  • avril 30, 2019 à 9:38 am
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    “Si vous prenez soin de vos employés, ils prendront soin de votre entreprise”.

    Richard Branson, Virgin

    Je crois que certain employeurs n’ont pas encore compris et ne comprendront jamais!

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    • avril 30, 2019 à 2:30 pm
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      Note que Richard Branson est un anti-union!
      Les employés de McDo son-ils syndiqués?
      etc…

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  • avril 30, 2019 à 10:47 am
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    Quand les membres accordent un mandat de grève aux négociateurs syndicaux pour qu’ils retournent à la table de négociation sa enclenche une mécanique. Advenant que la compagnie refuse de bonifier ces offres à la hausse ou même dans diminuer la porter et que le mandat dit ou suggère qu’il faudra représenter ces offres aux membres. Mais que si ces nouvelles offres sont refuser parce que juger insuffisantes. La mécanique du mandat de grève peu s’enclencher du vote négatif aux nouvelles ou les mêmes offres en vote de grève à être enclencher au moment juger opportun sans obligation de revenir devant les membres pour refaire voter des offres que le comité de négociation jugerait identiques ou moindres que ceux rejeter deux fois par les syndiqués. Un mandat de grève c’est sérieux sa démontre à l’employeur que les syndiqués sont près à aller jusqu’a la grève ou autres moyens de pression pour optenir des offres plus acceptables selon la compréhension de ceux rejetés deux fois. Faut que l’employeur comprenne que les syndiqués peuvent et le feront si nécessaire la grève si c’est juger essentiel pour optenir des gains. Si l’employeur croit que le deuxième vote de refus qui est devenu vote de grève est pas sérieux, il ne reste plus pour lui qu’a attendre un troisième vote qui pourrait être positif pour les mêmes offres. Quand le droit de faire grève arrivent le droit au lock out arrivent aussi pour la compagnie selon le code du travail. Le lok out c’est la grève des patrons qui veut tester le rapport de force des syndiqués par rapport à celui qu’il croit avoir. Il a quand même une alternative avant la grève c’est l’intervention d’un conciliateur du ministère du travail, parfois c’est assez efficace si les deux parties veulent bien y coopérer. Un conciliateur qui n’est parti prenante aux partis en négociations peu plus facilement décortiqué les offres pour qu’une compréhension exacte des applications présentes et futurs soient bien compris par tous. Souvent c’est dans le futur que certaines dispositions de ces offres auront des bénificent beaucoup plus grand que des attendes immédiates. Je souhaite une bonne concialition syndiqués *si* c’est c’est le choix des membres et de leurs comité de négociation. Je pari qu’il aura une entente satisfaisante pour le deux partis étant donner les intérêts en jeu pour qu’Airbus réusise sont encrage à Mirabel et que les emplois soient sécurisés et augmentés chez l’avionneur et les fournisseurs dans la région. En passant je trouve que le texte du Post Author ci-haut en début en début de page est très explicite sur le contenu des offres actuels.

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    • mai 8, 2019 à 9:13 am
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      L’explication que donne Louis, est très juste!

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  • avril 30, 2019 à 11:00 am
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    Sincèrement désolé que vous vous joignez au syndicat pour faire peur aux travailleurs. À lire ce que vous écrivez, on croirait que vous êtes un permanent de l’aimta. Connaissez-vous plusieurs syndicats qui négocie à la perte à tous leurs contrats de travail. D’énormes concessions ont été faites depuis 2006 et il est grand temps que ça arrête. Encore aujourd’hui il y’a d’énormes coupures et les travailleurs ont décidé d’arrêter ce processus, bravo à eux. Il est maintenant le temps de progresser dans leurs conditions de travail, vous devriez les encourager, après tout Airbus a eu un superbe avion gratuitement. Vous n’avez probablement pas travaillé chez Bombardier, alors vous n’avez pas idée du climat de travail et de l’application de la convention collective. Je ne peux vous éduquer sur les répercussions que tout ça représente en ces quelques lignes mais il me fera plaisir de vous rencontrer pour vous éduquer sur ce sujet. Merci d’aider les travailleurs à avoir de meilleurs conditions. Bien à vous Sylvain Verdy

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  • avril 30, 2019 à 12:54 pm
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    Est-ce que la promesse de garder l’emploi s’étend jusqu’en 2043 ou 2023 ?

    Il faut savoir qu’il y a des fois plus de 50% de sous-traitants chez Airbus en Europe, y compris dans l’ingénierie. Ça ne m’étonne qu’à moitié qu’ils veulent faire la même chose à Mirabel.

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    • avril 30, 2019 à 4:22 pm
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      Est-ce qu’Airbus a offert 5 semaines de vacances minimum aux travailleurs de l’A220?

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      • avril 30, 2019 à 5:15 pm
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        Je cois bien la législation au Québec préconise seulement 2 semaines de vacances. En revanche dans la majorité des pays européens les congés payés sont généralement de 25 jours, voire plus.

        Il est peut être temps que le Québec modifie la législation de travail pour s’adapter à un rythme plus humain.

        Répondre
        • avril 30, 2019 à 5:18 pm
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          Juste pour ajouter.

          Ce n’est pas pour autant que les européens sont moins efficaces que les québécois.
          La preuve est qu’ils ont repris le programme C Series.

          Ceci dit, je ne suis pas si certain que ça qu’ils vont réussir à rendre ce programme un succès commercial.

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      • mai 8, 2019 à 9:23 am
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        Ce serait très niaiseux ces « 5 semaines de vacances minimum” c’est le gros problème en France. Les gouvernements précédents pour ne pas avoir les employés a dos, ont trop accordé aux demandes syndicales, ils ont été trop mou! Maintenant toute la France paye pour!

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  • avril 30, 2019 à 8:23 pm
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    Dans le temps quand le CRJ se vendais comme des petits pains chaud on parlais que les salaires de tous les employés représentait 8% du prix final de l’avion ; rien a appeler sa mere. maintenant avec toutes les coupures au fils des années et l »avènement des contracteurs ca ne representerais pas plus de 6%. Dans tous les domaines de travail les employeurs travail très fort a encourager la précarité de l’emploi et a essayer d »avoir des concessions des employés pendant qu’ils s »accorde des faramineux bonus pour avoir réduit les coûts sur le dos des employés.
    On est en manque d’employes partout et pourtant les salaires ne monte pas ou si peu (pourquoi si il a une penurie ?) avec des contracts de 1an a des salaires bas et donc aucune securité d’emploi aussi , suite a la modification de l’article 45 de la loi du travail par Jean Charest en 2003 qui anciennement limitais la sous-traitance; les salaires ont stagner ou diminuer. Mais continuons a niveler par le bas et a sous traiter dans des pays totalitaires (chine) ou les droits de l’homme sont inexistant ou l’on est obliger d’installer des fillets anti suicides aux usines (apple) ou on les tire tout simplement (place tiananmen) sans parler d’un vrai black miroir qu »ils vont implanter en 2020 pour tuer toute critique du regime. Continuons a utiliser spotifiy 100 000 airplays pour 1 cents au musicien et uber ou 1 chauffeurs sur 5 a new york se nouris dans les banques alimentaires; pourvu que ca nous coûte pas cher. Belle héritage que l »on laisse a nos enfants et petits enfants. Futur sans abris et sans emplois.

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  • mai 1, 2019 à 9:25 am
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    Comme si 75000$ était un salaire exorbitant. Les travailleurs de la constructions font plus que ça. Chez Boeing ils font plus de 40 usd l’heure en plus d’être beaucoup moins taxé. Ils viennent tout juste de se partager 430 millions en bonus soit 7000$ par travailleur. Moi j’ai quitté l’industrie parce que ce n’était pas assez payant.

    30 millions est le prix moyen de vente réel, à quelques millions près, 60-70 sont les prix catalogue que personne paie….

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    • mai 1, 2019 à 9:26 am
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      Je répondais à Claude Beauchemin, désolé pour la confusion.

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  • mai 1, 2019 à 10:52 am
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    Nous devrions tous demander à notre syndicat la vrai raison pour laquelle ils nous ont recommandé d’accepter une tel offre??? Un syndicat qui perd depuis 20 ans, de conventions en conventions ,Oufffff, par fort……….!!!!!!!Bienvenue au Québec, dans la bergerie des petits moutons. Félicitation à tous mes consoeurs et confrères de travail qui comme moi, Samedi dernier, ont mis leurs culottes. Lâchez pas…………!!!!!!

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  • mai 1, 2019 à 12:56 pm
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    Un rappel :
    Oui, c’est vrai, on a « donné » la CSeries à Airbus… mais jusqu’en 2026.

    Le but de l’opération était de consolider le programme et d’assurer son développement. Ce n’est pas un « don » au sens strict, mais plutôt une « vente » anticipée. Il y des obligations contractuelles liant Airbus aux parts d’IQ et de BBD. Celles-ci seront monnayables à la valeur de marché. Plus l’A220 se développera, plus il vaudra cher, moins il se développera, moins il vaudra cher.
    https://www.bombardier.com/fr/media/nouvelles/detail.binc-20171016-airbus-and-bombardier-announce-c-series-partnershi.bombardiercom.html

    Si on relit les commentaires d’André, des blogueurs, des employés et ex-employés, on se rend compte que tout le monde a raison. En fait, tous les points de vue peuvent se justifier et reposent en grande partie sur des observations justes.

    Cependant, il faut faire des efforts et garder la tête froide. Dans nos analyses, on doit chercher à démêler la perception des faits. Ici, il y a un danger que ça dérape. Ça ne donnera pas grand-chose de se braquer. On devra rétablir des liens de confiance. On n’a comme pas le choix, on est comme condamné à s’entendre.

    Le syndicat et ses syndiqués doivent « connecter » pour qu’Airbus « connecte » à son tour. Les négociations donneront sûrement de bons résultats. Faisons-nous confiance d’abord.

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  • mai 1, 2019 à 1:45 pm
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    Si le ton de certains commentaires içi représente la majorité des syndiqués, je ne serait pas surpris qu’Airbus lance carrément la serviette à Mirabel. Le niveau de risque pourrait effectivement dépasser toutes espérance quelconque d’un profit éventuel.

    Mais le syndicat aura alors une opportunité extraordinaire; vous pourrez reprendre ce 50.01% et gérer « correctement » le programme, n’est pas?

    Vous allez sûrement tous devenir riche car apparemment ce programme vaut des milliards, right?

    ______________________________________

    Sérieusement, le SEUL questionnement PERTINENT est si vous avez des conditions de travail concurrentielles.

    Est-ce quelqu’un a comparé vos conditions salariales avec l’industrie?

    Ensuite, est-ce que quelqu’un a comparé le traitement total de vos dirigeants par rapport à cette même industrie? (Notez que c’est le conseil d’administration/les actionnaires qui ont vraiment intérêt à ce que ça soit raisonnable içi). Bloomberg publie ce genre d’information.

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  • mai 1, 2019 à 6:34 pm
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    Un petit appel à la solidarité :

    C’est bien de se poser des questions existentielles. Toutefois, comparer les époques, les milieux, les économies, etc… On en a pour des jours et des jours! Vraiment, un travail fastidieux!

    C’est le rôle de l’AIMTA de faire cet exercice pour ses membres.

    L’AIMTA représente ses membres.

    Je ne peux imaginer une centrale syndicale qui ne se souci pas de comprendre, d’analyser et de conclure sans tenir compte de l’ensemble des équations. Les gens de l’AIMTA doivent avoir en main toutes les données nécessaires à faire la meilleure recommandation aux travailleurs qu’ils représentent. Au-delà de la « lutte », il y a les « intérêts » des travailleurs syndiqués.

    Les gars sur le plancher observent et analysent partiellement ce qui se passe. Leurs observations sont justes et à propos. Aussi, il est impossible que ces observations échappent aux représentants syndicaux, n’est-ce pas ?

    La différence réside dans le fait de la contextualisation. Ceux-ci (les gens de l’AIMTA) ayant une vue d’ensemble sont mieux en mesure de « voir » et d’analyser vraiment ce qui se passe; dans la perspective du temps et dans la perspective du marché du travail. Ce sont des pros qui travaillent pour vous : les membres du syndicat de l’AIMTA.

    Ça va passer, on va gagner! Il y a un avenir florissant pour l’A220, l’ex-CSeries dont vous êtes les artisans chevronnés!

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  • mai 2, 2019 à 8:08 am
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    Ya Déja boucoup de contracteur a mirabel
    Ya de bon contracteur
    Mais il non vraiment pas le Même sentiment dapartenence que nous.il faut être la pour le conprendre.
    Je peux vous dire que leur salaire vari entre 19$et49$.nous entre 19$et 49$
    Font t’il vraiment ca pour economiser?
    Ou plus pour la perte de notre pouvoir
    Je laisse les gérent d’estrade y prepondre

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    • mai 2, 2019 à 11:53 am
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      @A.a

      Oui, il peut y avoir plusieurs raisons pour l’employeur de faire appel à la sous-traitance. Les « gérants d’estrade » n’ont pas accès à ces informations.

      Je viens tout juste de parler à mon frère retraité de Mirabel. Il se fait régulièrement solliciter pour effectuer des tâches au niveau de la production. C’est le cas pour lui, et pour bien d’autres. Il semble (c’est une perception), que l’employeur ait besoin de la sous-traitance pour produire. Ce serait un besoin criant. Pas de sous-traitance = pas de production (ou moins de production, ou what ever dans le même sens). Ce serait donc d’abord pour des raisons pratiques.

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