Essai en simulateur du B777X

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C’est hier que CAE tenait l’assemblée annuelle de ses actionnaires. Après la rencontre avec les médias, j’ai reçu une invitation pour une démonstration de simulateur. Ho surprise! C’est à bord du premier simulateur du B777X que nous sommes montés. Habituellement, les démonstrations médias ne durent pas plus de 5 minutes par journaliste. Mais comme j’étais le seul à vouloir prendre les commandes, j’ai eu droit à 20 minutes.

 

Le simulateur

Le simulateur est encore en développement et il y comportait plusieurs petits « bugs ». Mais, sa mise au point est suffisamment avancée pour faire une bonne évaluation du B777X. Le simulateur que nous avons essayé est destiné à Lufthansa.

 

La première chose qui surprend, c’est la rigidité du contrôle de la roue de nez. Elle demande l’application d’une bonne force pour diriger l’appareil au sol. Notre accompagnateur a configuré l’avion en dessous de la masse maximale à l’atterrissage à 580 000 livres. Avant de débuter le vol, j’ai reçu un court briefing de 5 minutes sur le B777x.

 

Le dispositif qui replie les ailes

Le dispositif qui permet de déplier les bouts d’ailes est situé au plafond sur la console centrale. Le commutateur pivotant est munie d’un ressort qui le ramène à la position replié dès qu’on l’effleure. Au sol, aucun dispositif n’empêche l’avion de décoller si les bouts d’ailes ne sont pas dépliés. Mais les alarmes visuelles et sonores sont pratiquement impossibles à manquer. Une fois en vol, les bouts d’ailes ne peuvent se replier. L’interrupteur peut donc être positionné à replié avant l’atterrissage, le mécanisme s’activera lorsque la vitesse passera sous 75 nœuds. En fait, il est beaucoup plus facile d’oublier de déplier les ailes que de faire l’inverse.

 

Le vol

Notez que l’avion était en manuel durant tout le vol et qu’il y avait de légères turbulences. La course au décollage s’est faite à la puissance maximale. De mémoire la VR était entre 180 nœuds et 200 nœuds. Une fois en vol, la puissance à 85% pour la montée. À 3 000 pieds, nous avons simulé une panne moteur :  l’appareil a continué sa montée jusqu’à 4 000 pieds sans avoir à remettre de la puissance sur le moteur fonctionnel. À vrai dire, contrôler l’appareil sur un seul moteur m’est apparu incroyablement facile.

 

L’atterrissage s’est fait avec les deux moteurs et une composante de vent traversier de 15 nœuds. Là encore la manœuvre n’a pas posé de grande difficulté, sauf au moment de poser l’appareil; j’avais gardé le nez de l’avion face au vent plutôt que de l’enligner sur la piste. Les premières secondes sur la piste ont donc nécessité d’être alerte avec le palonnier. Nous avons bien ressenti le mouvement latéral.

 

Conclusion

Le B777X est un avion très docile à piloter, il va précisément là où on lui demande d’aller sans rouspéter. Malgré la présence de commandes de vol électrique, on sent bien la masse de l’avion et son inertie. Pourtant, elles ne sont pas pesantes mais plutôt facile à utiliser.

 

Une véritable évaluation en simulateur du B777X demanderait une bonne heure et les gens de CAE savent où me joindre :-).

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