Mitsubishi décroche une entente pour 100 SpaceJet M100

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Mitsubishi Aircraft annoncé hier qu’elle a signé un protocole d’entente avec Mesa Air Group. Cette signature permet d’engager les discussions pour la vente de 50 SpaceJet M100 à Mesa Air Group. L’entente porte également sur 50 options de plus.

 

Avec cette entente, Mitsubishi fait un pas important pour relancer les ventes du SpaceJet aux États-Unis. C’est la filiale Mesa Airlines qui opère les avions régionaux. Elle compte actuellement une flotte de 145 appareils composée de 60 E-175 et 85 CRJ.

 

Rappelons qu’en juin dernier, Mitsubishi a réorganisé et rebaptisé son programme d’avions régionaux. Le SpaceJet M100 aura une capacité de 76 passagers et devrait rencontrer la clause américaine de limitation des avions régionaux. L’entrée en service du M100 est maintenant prévue pour 2021 voire 2022. En juillet dernier, Mitsubishi a également fait l’acquisition du groupe de support après-vente et d’ingénierie du CRJ. Il sera intéressant de voir quel rôle jouera le groupe d’ingénierie du CRJ dans sa mise au point.

Le 24 août dernier, Mitsubishi Aircraft Corporation s’est inscrite au registre des lobbyistes du Québec.  La déclaration sur l’inscription mentionne ce qui suit :

 

« Représentation auprès des institutions afin de bénéficier d’une subvention, prêt ou autre forme de soutien financier à l’entreprise lié au programme aéronautique et / ou de recherche et développement lies à l’aéronautique. Le nom du programme et le montant du financement sont inconnus. Les fonds obtenus seront utilisés pour l’achat d’équipement, l’embauche de personnel et la location d’immeuble. »

 

Les organismes visés sont Investissement Québec et le Ministère de l’économie et de l’innovation du Québec. Mitsubishi est donc à la recherche d’un appui financier de la part de Québec.

 

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4 réflexions sur “Mitsubishi décroche une entente pour 100 SpaceJet M100

  • septembre 6, 2019 à 10:31 am
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    La question que tout Québécois devrait se poser, Mitsubishi và t-il fabriquer ces M100 au Québec pour remplacer les CRJ qui sont en fin de production vers décembre 2020 à Mirabel ????. Le milieu économique et le gouvernement Québécois devrons leur offrir des conditions d’installations dont Mitsubishi ne peu trouver ailleurs. Du moins j’espère qu’ils vont faire vite avant que les américains leur offre une installation avec clé en main.

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    • septembre 6, 2019 à 12:14 pm
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      Les chances sont du côté des USA. Ils vont faire comme Honda. La clientèle est là-bas. Ils ne prendront pas la chance d’être taxer à la frontière.

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      • septembre 14, 2019 à 4:10 pm
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        Comme pour les A220 Airbus qui assemble au Usa et au Québec. Fabriquer les M100 au usa pour le marché américain et au Québec pour le marché mondial pourquoi pas. Espérant que Mitsubishi và choisir cette option. Pour l’instant rien n’indique que sa sera le cas. Tous les intervenants Québécois devront faire vite et très vite. Avec la mains d’oeuvre déjà former du CRJ qui sera en disponibilité fin 2020 il me me semble que Québec à une longueur d’avance sur les américains.

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  • septembre 9, 2019 à 6:53 pm
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    Les États-Unis devraient signer une entente commerciale avec le Japon dans la semaine prochaine en marge de l’assemblé générale des Nations-Unies. Même si cette entente est principalement pour l’agriculture; elle compte aussi un volet industriel (excluant les pièces d’autos) et de commerce électronique. Si les États-Unis ouvrent leur frontière, Mistubishi va avoir de belles conditions pour s’installer aux États-Unis. La région de Seattle (Moses Lake) ont déjà approché Mistubishi pour bâtir leur usine là bas. Si Ottawa & Québec dorment au gas, les travailleurs du CRJ vont devoir se relocaliser sur le A220 ou chez Bombardier. Même si il y a une entente de réciprocité, les gens vont tout de même perdre leur ancienneté et travailler de soir en plus de freiner l’arrivé des étudiants de l’Émam et de l’ÉNA ce qui serait totalement néfaste pour notre industrie. Bref, il va falloir sortir le chéquier ou les aider à construire leur usine pour pas cher si on ne veut pas ralentir la croissance de l’aérospatial au Québec.

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