Transat, deux réalités qui s’opposent

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La réalité du transport aérien en 2019

Les dix dernières années dans le transport aérien ont été marquées par une série de fusions et acquisitions. Les trois plus grandes compagnies aériennes américaines ont des flottes qui varient de 775 à 960 appareils. En Europe, Air-France-KLM, IAG (British Airways) et Lufthansa Group ont des flottes respectives de près de 500 appareils.

 

Cette nouvelle réalité change la donne considérablement dans le transport aérien. Les grandes compagnies contrôlent leurs coûts d’opération beaucoup plus efficacement qu’avant. Elles sont maintenant capable de tenir tête efficacement aux transporteurs à rabais. L’achat de billets par internet gagne en popularité car il permet aux passagers de toujours obtenir le plus bas prix. La compétition entre les compagnies aériennes est renforcée ce qui maintient une pression à la baisse sur les prix.

 

Il y a également la pénurie de main d’œuvre qui fait lentement son chemin dans les pays industrialisés. Au Québec ce phénomène qui change complètement la donne est encore plus rapide. La plus grande menace à la croissance des entreprises et à leur survie, ce n’est plus la compétition, c’est la pénurie de main d’œuvre. De plus en plus de compagnies réduisent leurs activités simplement parce qu’elles n’ont pas assez de d’employés.

 

Dans ce contexte, l’acquisition de Transat par une autre compagnie nous semble logique et salutaire.

 

La réalité québécoise

Le Québec demeure encore aujourd’hui un ilot francophone en Amérique du Nord dont la survie culturelle est menacée. Au cours des quarante dernières années, l’État a mis en place des outils de développement économique et culturelle. Le résultat de ces politiques est la présences d’institutions publiques et privées ayant un fort rayonnement internationale.

 

Qu’elle soit à but lucratif ou non, les québécois peuvent s’identifier à des noms qui leurs ressembles et les rassembles. Air Transat est la plus francophone des compagnies aériennes sur la planète. Sa culture, sa couleur, son identité est calquée sur celle du Québec. C’est pour cette raison que les québécois ont adopté massivement le nom d’Air Transat.

 

Dans une acquisition, le nom et la culture d’Air Transat risque de disparaître à moyen ou long terme. Dans ce contexte, la réaction de personnalités connues comme M. Pierre-Karl Péladeau est compréhensible. Maintenant, est-il possible de réconcilier les deux réalités?

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