Vente de l’usine de Bombardier à Belfast, les enchères montent

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Si l’annonce de la mise en vente par Bombardier de son usine de Belfast qui fabrique les ailes de l’A220 a surpris le milieu de l’aéronautique la semaine dernière, les acheteurs eux n’ont pas pris de temps à se manifester.

Le site janes, cliquez ici, rapporte que les compagnies chinoises AVIC et COMAC seraient au premier rang afin de mettre la main sur l’usine de Belfast. Stelia, qui est une filiale d’Airbus, serait également intéressée ainsi que Spirit Aerospace. L’intérêt des deux compagnies chinoises ferait grimper les enchères selon ce que rapporte le site airinsight.com.

 

La propriété de l’usine de Belfast est de la plus haute importance pour Airbus qui ne peut se permettre de perdre le contrôle d’un fournisseur aussi stratégique. Plus il y a d’acheteurs potentiels, plus il est dans l’intérêt de Bombardier de laisser courir les rumeurs. Après avoir reçu le don d’une participation majoritaire dans le C Series, Airbus va devoir passer à la caisse pour garder le contrôle sur la fabrication des ailes de l’A220.

 

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40 réflexions sur “Vente de l’usine de Bombardier à Belfast, les enchères montent

  • mai 8, 2019 à 6:04 am
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    Je ne crois pas que le gouvernement britannique approuvera la vente à une entreprise chinoise, une société d’état qui plus est.

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    • mai 8, 2019 à 10:18 am
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      Si les chinois paient $3 milliards US, vous allez voir BBD remboursé le GB pour les subventions, fermer l’usine, la déménager en Chine et donner les clés à COMAC ou AVIC.

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      • mai 8, 2019 à 12:51 pm
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        BBD n’a pas son mot à dire lorsqu’il s’agit de transfert de technologie, c’est une question de sécurité nationale

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        • mai 8, 2019 à 4:10 pm
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          AIRBUS exige une baisse de prix de ses fournisseurs. Ça peut finir en promettant une douzaine de pair d’ailes par mois pendant x années en Irlande et le reste on les fabrique ailleurs. AIRBUS peut faire de la grosse pression sur le GB. Ou des baisses de salaire substantielles pour garder 100% de l’activité là où elle est présentement. Je ne sais pas à quel point BBD a la main haute sur l’affaire.

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          • mai 8, 2019 à 8:28 pm
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            Ils ne peuvent pas les faire faire ailleurs à moins d’acheter les droits ou refaire leur propre design. L’aile ne leur appartient pas.

          • mai 8, 2019 à 8:34 pm
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            AIRBUS fabrique les ailes du A320 et d’autres avions en GB. Ils peuvent les torqués solide si ça ne va pas à leur goût. Avec le BREXIT, ils sont un peu beaucoup coincer. AIRBUS peut déménager cette usine ailleurs. Quand on joue contre une grosse multinationale, les coups peuvent venir de beaucoup d’endroits.

          • mai 8, 2019 à 8:39 pm
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            Après $7 milliards US de dépenses, BBD n’a pas les droit/brevets sur la fabrication des ailes. Ils n’ont pas mis d’argent dans les moteurs et la partie hardware de l’avionique. Mais ont-ils mis tous cet argent ??? Le fuselage ??? Le tapis ???

          • mai 8, 2019 à 8:50 pm
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            Je ne comprends pas l’obsession de vouloir envoyer la production ailleurs quand il y a déjà sur place l’expertise et la capacité de production. Il y en a pour des centaines de millions seulement en machinerie (une salle blanche dédiée de 600’000 pi2 d’un milliard $), sans oublier les centaines de millions prêter par le gouvernement pour le développement et les centaines de millions en garantie de prêt par l’agence d’exportation britannique.

          • mai 8, 2019 à 8:53 pm
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            « Après $7 milliards US de dépenses, BBD n’a pas les droit/brevets sur la fabrication des ailes. Ils n’ont pas mis d’argent dans les moteurs et la partie hardware de l’avionique. Mais ont-ils mis tous cet argent ??? Le fuselage ??? Le tapis ??? »

            J’abandonne. Continue de dire n’importe quoi.

          • mai 9, 2019 à 7:36 am
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            Il y a plein de façon de rationaliser. Ils peuvent garder l’usine ouverte mais avec le strict minimum et le reste est envoyé ailleurs.

            PS: J’aimerais bien savoir où l’argent est passée parce que les ailes c’est dans les 3 parties d’un avion qui est le plus complexe et forcément coûteux. Semble-t-il que $7 milliards US c’est n’importe quoi … à bon.

            C’est quoi l’idée de vendre s’il ramasse que $500 millions US à moins qu’il soit impossible de faire de l’argent à moyen terme dû aux demandes d’AIRBUS de baisser les coûts. Pourquoi BBD ne le fait pas elle-même le rationalisation parce que dans 10-15 ans ce programme va faire dans les 20-30 appareils par mois. C’est pas rien pour BBD. C’est pas logique ce qu’il font de toutes façon. Il y a quelques chose qu’on ne connait pas dans l’équation s’ils vendent pour si peu.

          • mai 9, 2019 à 7:50 am
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            Pourquoi je parle de déménager le truc. C’est que si vous essayer une job de bras pour varger dans les salaires, ça ne passera pas en Irlande et encore moins en Irlande du Nord. À moins de prendre 15-20 ans pour y arriver et ce n’est pas ce que AIRBUS demande. Ils demandent très certainement une baisse significative dans les 5 ans. Voilà. Prix = salaires + profits. Ils peuvent toujours couper dans les profits mais ils sont déjà mince alors. Il y a toujours la belle grosse subvention bien juteuse qui règle tous les problèmes pendant un certain temps.

            Avec le BREXIT, la GB doit se rapprocher de la chine pour être privilégier par cette dernière pour ramasser des activité financières très payantes pour la bourgeoisie britannique. Et comme d’habitude, ils n’hésiterons à sacrifier quelques malheureux salariés pour obtenir des faveurs des chinois. Des ailes dans l’aviation civil c’est pas super critique. C’est pas du militaire. Les chinois peuvent toujours avaler les pertes pour plaire à AIRBUS pendant 10 ans. Ils ont besoin de cette tech.

          • mai 9, 2019 à 11:41 am
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            GM…dans ton commentaire du 8 mai 8h39 tu dit que BBD (bombardier) n’a pas les droits/brevets sur la fabrication des ailes………****que veut tu dire au juste puisque c’est bombardier qui en détient les droits et brevets et qui les vendras fort (probablement) avec les deux usines pour aller chercher le maximum de cash. Et surtout pour ne pas pertuber la production des A220 dont il est actionnaire à hauteur de 33.55% avec Investissement Québec 16.44% et Airbus 50.01%. Pour Airbus c’est un peu inquiétant étant donner sa position sur le futur du brexit. Beaucoup commence à douter de cette sortie qui pourrait ne pas se produire sous une forme radical. Un brexit mou même très mou sera peut-être la porte de sorti ??? Mais si GKN achète cette compagnie il aura tout intérêt à donner a Airbus tout les garanties nécessaires et pourquoi pas l’avionneur Européen pourrait bien l’aider à acquérir les deux usines belfast/maroc.

  • mai 8, 2019 à 6:54 am
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    Au bout de la ligne, il n’y a rien de vraiment gratuit dans la vie…

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  • mai 8, 2019 à 7:33 am
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    Quand on y pense, AirBus n’a pas beaucoup le choix d’offrir la totale dans le dossier. À quelque part, s’ils n’ont pas le contrôle sur la fabrication des ailes, c’est pas mal difficile de programmer la fabrication des avions.

    Évidemment, la clé c’est le système d’injection. C’est ça la valeur de cette usine. Si tu achètes l’usine sans les brevets, tu achètes que de l’acier et du béton. Le groupe qui va acheter les brevets peut partir avec la commande de fabrication des ailes et les localiser là où le gouvernement sera le plus accommodant. Il doit y avoir des clauses qui protègent le gouvernement de l’Irlande du Nord contre une délocalisation mais il y a certainement une échéance. En attendant, le détenteur des brevets peut installer une autre usine ailleurs et fabriquer des ailes ou autre chose avec.

    Pour les Chinois qui sont ultra friands de technologie, c’est bien certain que ce sont les brevets qui les intéressent parce que des usines, ils peuvent en construire en un mois. On a tous vu des vidéos qui montrent des immeubles de 4 étages qui sont construits en 4 jours en Chine. Alors soyez assurés que l’achat des brevets est dans la balance lors des négos qui se tiennent en ce moment.

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  • mai 8, 2019 à 7:55 am
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    Ce qui intéresse désespérément les Chinois, c’est l’acquisition des technologies de pointe.
    Je pense qu’il est très important pour Airbus de ne pas se laisser couper les ailes 😏.

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  • mai 8, 2019 à 8:32 am
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    Avec les chinois dans le portrait, où le cash is no object, ça pourrait finir à près de $2 milliards US. Évidemment avec les brevets.

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  • mai 8, 2019 à 11:05 am
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    Enfin Bombardier cesse de faire rire de lui, ils auraient probablement dû investir leur part dans cette usine aussi pour le matériel nécessaire a de « supposer » augmentation de cadance sans garantie de Airbus qui n’a aucun avantage à vendre de ces avions avant d’avoir la possibilité de racheter ce programme dans son ensemble quand il n’aura plus aucune valeur. Il y a des limite à faire rire d’eux.

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    • mai 8, 2019 à 12:18 pm
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      Je me demande si Bellemarre n’a pas prévu le coup depuis le transfert du programme à AIRBUS.

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  • mai 8, 2019 à 11:18 am
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    Bombardier privilégierait de vendre les deux usines au même acheteur selon cette article. Étant donner que la plus grosse usine est en Irlande du Nord, pour des raisons économiques et surtout politique, faudrait pas être surpris que le gouvernement Britannique fasse tout son possible financièrement pour que l’acquéreur soit britannique. Et pour garder l’usine en irlande du Nord mais que dira Airbus qui achète les ailes et que la sortie de la Grande-Bretagne de l’union européenne inquiète grandement ????. La société britannique GKN và être surement appuyer financièrement par le gouvernement si il soumissionne. Combien sa peu valoir en millions ou en milliards de dollars usa ????? ……https://www.medias24.com/bombardier-appel-d-offres-dans-3-semaines-nouveaux-details-2059.html

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    • mai 8, 2019 à 12:54 pm
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      « Bombardier privilégierait de vendre les deux usines au même acheteur selon cette article. »

      Parce que la principale activité de l’usine marocaine est de fabriquer des sous-composantes pour celle de Belfast. De plus elle est sous l’autorité de Belfast.

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      • mai 8, 2019 à 3:13 pm
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        Donc ça du fait du sens que Bombardier que privilégie un seul acheteur.

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  • mai 8, 2019 à 12:25 pm
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    Ça peut très bien finir par une vente de l’usine à GKN avec licence de fabrication et vente d’une licence aux chinois pour leurs futur projets. Donc, BBD garde les brevets et $1,5 à 2 milliards US dans les poches. Et le GB n’aura pas grand chose à dire. GKN est britannique.

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    • mai 8, 2019 à 12:30 pm
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      Et qu’est qui empêcherait AIRBUS de commander des ailes ailleurs qu’en Irlande après la transaction???

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      • mai 8, 2019 à 2:18 pm
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        L’aile ne leur appartient pas, je ne vois pas comment il pourrait faire…

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        • mai 8, 2019 à 8:50 pm
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          Quand t’es AIRBUS … ils savent comment faire.

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      • mai 8, 2019 à 3:35 pm
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        GM…. mais seul l’usine de Belfast possède cette technologie parait-il. Si GKN achète sans les brevets sa vaut pas chère alors pourquoi achèterait-il ????. Sa serait pas tellement avantageux financièrement pour Bombardier. Le gouvernement Britannique ne peu économiquement et politiquement permettre le départ de cette usine de l’Irlande du Nord. Je crois que Bombardier est bien placer pour aller chercher un très bon prix de vente et autres avantages avec GKN.

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  • mai 8, 2019 à 2:55 pm
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    Je pense que si la technologie intéresse vraiment Airbus, ce serait d’abord en raison d’un plan de développement du A220 et de ses déclinaisons en versions 500 et plus. Dans ce cas, l’exclusivité du procédé leur confère un avantage concurrentiel.

    Il y a un positionnement stratégique à prendre ici pour Airbus. Le résultat de ces ventes révèlera les véritables intentions d’Airbus en regard de la défunte CSeries.

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    • mai 8, 2019 à 8:47 pm
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      C’est clair, a tout le moins pour moi, qu’AIRBUS doit garder le contrôle du truc d’une façon ou d’une autre. Ils faut baisser les coûts et c’est dans l’intérêt d’AIRBUS de laisser ça à un sous traitant qui va «chopper» les coûts sans ramasser la réprobation sociale.

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  • mai 8, 2019 à 10:09 pm
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    Au départ Bombardier a confier la fabrication du fuselage des CSeries au chinois (Avic) dans le but de pouvoir vendre des CSeries aux transporteurs chinois. Nous sommes en mai 2019, il y a plus de 500 commandes mais pas une seule des transporteurs chinois. Maintenant Bombardier vendrait son usine d’ailes et la technologie aux chinois dans le but qu’il commande quelques avions. Présentement la Chine est fâché contre le Canada à cause de Huawei et elle fait ce qu’elle veut selon les lois qu’elle veut bien suivre. Vendre aux chinois les ailes du A220 n’a pas de sens. Bombardier fait un partenariat stratégique avec Airbus dans le but de vendre des A220 et de préserver des emplois ici. Les chinois pourraient décider d’exploiter la technologie et nuire aux A220 et à Airbus. Il ne faut pas oublier Trump qui est en guerre commerciale avec les chinois. Cette vente pourrait nuire à l’industries américaines.
    L’Irlande fabrique les ailes et des morceaux de fuselage des A220. Pourtant les Britanniques (IAG) et les Irlandais (Ryanair, Aer Lingus) n’ont pas de commandes de A220. Si l’usine est importante pour eux il faut passer de la parole aux actes.
    Bombardier devrait s’entendre avec Airbus pour éviter les problèmes.

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  • mai 9, 2019 à 4:46 am
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    Personnellement, je crois que Bombardier en a assez de se faire ramasser pour baisser les coûts de production par Airbus, l’usine a du être offerte en premier a Airbus et probablement que le prix offert était dérisoire, alors une mise en vente ouverte devenait la seule réponse possible pour connaître la vrai valeur de ces usines.

    Selon les rencontre interne, Bombardier serait prêt a mettre les brevet de fabrication dans la vente, l’usine elle-même n’a que très peu de valeur, par contre la valeur du Cserie provient exclusivement des ailes, le reste, tout le monde dans l’industrie peut le reproduire assez facilement.

    Je crois que le but de l’exercice est bien de démontrer a Airbus la valeur des ailes, au final, celle-ci paiera ou une de ces compagnies affiliées.

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    • mai 9, 2019 à 10:24 am
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      « l’usine elle-même n’a que très peu de valeur »

      Mise à part qu’elle a une part substantielle dans tout les programmes de Bombardier sans compter le business des nacelles (MRO et fabrication):

      – ailes de l’A220
      – sections de fuselage centrals de l’A220 (qui devaient être assemblé en Chine au départ)
      – Nacelles PW1100G (production seulementt) & PW1400G (design & production)
      – Nacelles BR710/Pearl 15 (Global 5000/6000/5500/6500)
      – Nacelles des CF34 pour les CRJ et série CL600
      – Fuselage central complet des CRJ
      – Fuselage central complet série CL300
      – Fuselage central complet série CL600
      – Fuselage central avant et stabilisateur horizontal Global 5000/6000
      – Fuselage entier Learjet 70/75
      – MRO Nacelle (famille A320/A330/B737/B757/B767/B747/CRJ/Q400/CL600/Global/E170/E175/G500/G550/MC-21)

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      • mai 9, 2019 à 3:52 pm
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        Y-a pas mal de truc dans cette liste qui peuvent finir au Maroc dans quelques années !!! 😜

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        • mai 10, 2019 à 7:24 am
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          Tu peux délocaliser les arties de fuselages et composantes, mais délocaliser plus de 50 ans de savoir faire, ce n’est pas aussi facile.

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          • mai 10, 2019 à 7:53 pm
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            Dans le cas de Short Brothers, on parle plutôt de 111 ans.

          • mai 11, 2019 à 12:02 pm
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            Dans 20 ans, le seul savoir que t’auras besoin c’est de peser sur le bouton rouge pour arrêter la machine. C’est pas mal commencer aujourd’hui. Les 50 ans de savoir faire c’est comment fiter deux pièces ou sous-ensemble mal foutu parce que fait à la main avec des pièces et outils pas très précis. Ça va pas mal disparaître ce type de connaissance.

          • mai 12, 2019 à 2:45 pm
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            GM……dans 20 ans le seul savoir……..Mais les frabricants de pièces de toutes catégories c’est avec les techniques et connaissances d’aujourd’hui qui provient souvent d’un passé évolutif qu’ils développent et fabriques et assembles. Il est plus qu’évident que ses usines ne fermeront pas 20 ans en attendre de nouveaux équipement plus performants.

  • mai 9, 2019 à 3:37 pm
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    On a tendance à sous-estimer la valeur de l’usine sans la fabrication des ailes. Mais quand y regarde de près c’est tout un autre portrait qu’on y voit comme décrit précédemment. Mais probable que sans les ailes l’usine serait peut-être moins intéressante à acheter.

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