Rafale, une excellente offre pour le Canada

Alors que le différend commercial entre Boeing et Bombardier prend de l’ampleur, le fabricant d’avions de chasse Dassault voit une opportunité exceptionnelle de percer sur le marché canadien. Pour arriver à ses fins, la compagnie française serait prête à faire une offre hors du commun au gouvernement canadien.

 

Dans le passé, Dassault a déjà offert au gouvernement canadien de faire assembler les Rafales au Canada et d’en céder la propriété intellectuelle. Cette fois-ci, l’avionneur français aurait aussi offert de donner les codes de programmation « Software » du Rafale, ce qui n’a encore jamais été proposé à aucun autre pays. Concrètement, posséder la programmation d’un avion de chasse permet de faire les mises à jour ou encore de régler les « glitch » sans avoir à passer par le fabricant d’origine qui facture à chaque fois. En plus, cela permet d’apporter des modifications aux appareils ou encore de pouvoir l’équiper avec de nouveaux armements qui ne sont pas dans la programmation d’origine. Avec l’accès à la programmation de l’avion, dans 15 ou 20 ans après la mise en service des appareils, le Canada aurait donc la possibilité de complètement rééquiper les Rafales avec de nouveaux armements plus performants sans avoir à passer par Dassault.

 

Cette proposition donne une grande flexibilité dans l’exploitation des appareils et permettrait d’importantes économies pour le gouvernement canadien. Qui plus est, la compagnie canadienne qui aurait obtenu le contrat d’assemblage pourrait apporter des modifications et améliorations aux appareils afin de les rendre plus performants pour le Canada.  Ainsi cette entreprise entrerait de plain-pied dans l’industrie militaire sans que le Canada ait à investir des sommes colossales en recherche et développement.

 

En plus des excellentes qualités d’avion de combat du Rafale, la proposition de Dassault comporte d’importantes bonifications sur le plan économique qu’aucun autre constructeur n’a offertes.

34 thoughts on “Rafale, une excellente offre pour le Canada

  • septembre 28, 2017 at 7:29
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    Oublions Boeing allons vers Dassault avec le RAFALE

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  • septembre 28, 2017 at 9:50
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    Pourrait être assemblé à Winnipeg…car c’est à cet endroit que Boeing va menacer de fermer ses installations au Canada. Ceci empêcherait un sentiment Anti-Québec des gens de l’Ouest .

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    • septembre 28, 2017 at 9:56
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      Je pense que ce serait une bonne idée surtout que BBD c’est délesté de toutes ses activités militaire.

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      • octobre 1, 2017 at 10:20
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        Je sais qu’ils ont tout vendu majoritairement a L3, mais il me semble qu’ils ont gardé le service de formation des pilotes de l’OTAN.

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        • octobre 1, 2017 at 10:30
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          Non ils ont vendus ce service à CAE

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  • septembre 28, 2017 at 10:47
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    Effectivement, mais c’est L3 MAS à Mirabel qui les a acquise. L’expertise serait plus à Mirabel qu’à Winnipeg.

    L3 est capable de reconstructruire un F18 en morceaux sans problèmes.

    Une anecdote qui ma été compté; ils auraient déjà rebatis un CF-18 à partir de deux carlingues « totally written off » (incluant souder la moitier avant de l’un avec la moitier arrière de l’autre).

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    • septembre 28, 2017 at 9:10
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      The Rafale is a significantly more advanced Fighter than our A-B model CF-18’s. The Rafale includes many materials and systems not even found in the CF-18.

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    • septembre 29, 2017 at 4:31
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      Parfaitement d’accord avec toi Eric!

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  • septembre 28, 2017 at 11:04
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    Absolument!
    Je suis de ceux qui ne veut plus rien savoir des chasseurs Americains et de leurs entreprises qui maintenant ne cherche que notre perte.

    En passant ou est la courbe de la terre sur la photo ci-haut? 😉

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  • septembre 28, 2017 at 2:48
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    Excellent choix !

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  • septembre 28, 2017 at 8:12
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    Personnellement je pensais plus au Gripen de Saab. Un chasseur d’un pays nordique pour un pays nordique. Et Saab a déjà 2 projets militaire avec des Bombardier Global ( Swordfish et Globaleye ). Ça ferait un bon partenaire

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    • septembre 28, 2017 at 9:01
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      Bon point! Par contre, il a un gros défaut cet avion, c’est un « single engine ».

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      • septembre 29, 2017 at 4:28
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        Très bon point! Notre pays est trop vaste pour un avion mono moteur!

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  • septembre 29, 2017 at 6:59
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    Personnellement je considère également le Rafale comme le meilleur chasseur disponible actuellement pour le Canada mais le renouvellement des chasseurs canadiens (ainsi que l’achat d’avions de patrouille maritime et d’hélicoptères cargo) sont probablement notre meilleur levier de négociation avec les américains pour régler cette histoire de droits compensatoires à l’amiable. De toute façon nous n’avons pas vraiment le choix car dans une guerre commerciale contre les USA, nous sommes assurés de perdre plus qu’eux, peu importe le résultat final.

    Donc je crois que pour régler cette histoire de façon win win, le Canada offrira de renouveler sa flotte complète de chasseurs avec des Super Hornet (qui n’est pas si mauvais en passant, particulièrement si nous obtenons la version Advanced Block III, récemment proposé à la US Navy), ainsi que l’achat de Chinook et de P-8. En contre-partie, l’application de droits compensatoires pour les Cseries aux USA sera abandonné et la chaîne d’approvisionnement canadienne de Boeing, dont son usine de 2000 employés à Winnpeg, sera préservé.

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    • septembre 30, 2017 at 8:24
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      Pas une mauvaise idée, par contre une entente comme les Japonais ont eu avec l’assemblage local d’avion serait plus avantageuse. Je crois que le Canada doit partir en appel d’offre le plus rapidement possible. Contrairement à ce que Boeing pense la compétition c’est bon….pour le client, ils devront s’approcher de que Dassault va offrir.

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      • septembre 30, 2017 at 10:08
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        Sauf que Boeing a un os et je ne crois pas qu’ils vont le lâcher pour rien. Pour le Canada et Bombardier, vaut mieux s’entendre à l’amiable avant le jugement final qui risque d’être défavorable.

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        • septembre 30, 2017 at 10:25
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          La tactique de négociation de Trump est de faire casser son adversaire afin qu’il se rende sans condition. Toute tentative de négociation de la part du Canada sera perçue comme de la faiblesse par les USA qui hausseront le ton encore plus. La solution est de tourné le dos aux USA et de travailler à vendre le C Series ailleurs dans le monde pour le moment. Même chose pour les avions de chasse, cesser de discuter avec Boeing et aller voir ailleurs. À moment donné les rifains vont se tanner de crier dans le vide.

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          • septembre 30, 2017 at 3:38
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            J’abonde dans le même sens. Le Canada ne doit surtout pas négocier avec Boeing. Car selon moi Boeing essayera d’obtenir des concessions de la part du Canada, du genre si vous nous commandez 88 Super Machin on retirera notre plainte. Ce qui reviendrait à du chantage.

            Selon moi la position de Boeing est extrêmement faible et ne tient plus qu’à un fil, qui va d’ailleurs bientôt lâcher. C’est que la planète toute entière s’est rassemblée à l’unanimité contre eux, y compris leurs compatriotes.

            Le jeu du Canada est de dire à Boeing pas de négociations à propose de quoi que soit tant et aussi longtemps que vous n’aurez pas retiré votre plainte. D’autant plus que le Canada a l’appuis du Royaume-Uni. Avec le gouvernement américain cela pourrait toutefois s’avérer un peu plus compliqué car nous sommes à renégocier l’ALÉNA.

            La pire chose que le Canada pourrait faire en ce moment serait de négocier avec Boeing, car cela démontrerait de la faiblesse de notre part. Il faut rester ferme.

          • octobre 1, 2017 at 1:41
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            Au contraire, la pire chose serait de ne pas négocier et s’entêter à vouloir avoir raison (même si c’est le cas) car si le jugement final est défavorable à Bombardier, et il y a de très bonnes chances qu’il le soit, il sera trop tard pour réagir. Bombardier et le Cseries ne peuvent pas se passer des USA. La commission du commerce international et le Département du Commerce ne sont pas des tribunaux impartiaux, et ce ne le sera jamais.

            Sérieusement, si vous pensez que nous ferons mal aux USA en boycottant leurs produits militaires et leur industrie aéronautique, vous allez vite vous rendre compte que des dizaines, voire des centaines d’entreprises canadiennes dépendent de Boeing, Lockheed et autres mais qu’aucun d’entre eux ne dépend de nous. Et ça ira vite, très vite. Sans parler de toutes les conséquences politiques, comme l’expulsion du NORAD, l’abandon de l’ALENA et autres accords commerciaux et militaires.

            Vous croyez vraiment que les britanniques vont faire autre chose que dire qu’ils sont déçu et bla bla bla contre les USA? vous croyez sérieusement qu’ils vont mettre leurs contrats d’approvisionnement militaires en jeu pour nous pour sauver les quelques emplois qui dépendent du Cseries chez eux? Sérieusement, vous n’avez aucune idée de l’ampleur de la chaîne d’approvisionnement britannique de Boeing aux UK si c’est le cas. Leur industrie aéronautique est encore plus dépendante des USA que nous.

          • octobre 1, 2017 at 10:59
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            Le Royaume-Uni a compris que ce conflit se réglerait par la négociation:

            https://www.reuters.com/article/us-boeing-bombardier-brokenshire/caught-in-the-crossfire-britain-says-will-fight-boeing-bombardier-row-idUSKCN1C61L4

            « “I say to Boeing this case is unjustified and unwarranted. This action is not what is expected of a long-term partner to the UK. They need to get round the table and secure a negotiated outcome to this dispute quickly,” Brokenshire said.

            May has warned that Boeing was undermining its commercial relationship with Britain and has spoken to U.S. President Donald Trump on the issue.

            However, May is unlikely to retaliate against Boeing, which says the firm and its suppliers account for more than 18,700 jobs in the UK. Fox implied the government was working behind the scenes to find a resolution. »

          • octobre 2, 2017 at 12:14
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            Très bonne arguments

  • septembre 29, 2017 at 8:10
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    Tu as raison Nicholas, 18 F18 ne semble pas faire bouger Boeing mais 88 les rendra plus réceptif mais il faudra une clause de non agression quand une cie veut un avion de moins de 150 places. Plus de surenchère pour leur refiler des avions de 180 places en bas du coût. Le Canada pourrait également regarder le nouvel avion de transport militaire d’Embraer KC-390 qui pourrait remplacer les vieux C130. Cela rendrait Embraer moins hostiles envers le Canada.

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  • septembre 30, 2017 at 4:17
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    Il n’a pas que Boeing qui vend des avions militaires. Le Canada pourrait aussi regarder une autre compagnie américaine qui fabrique ce type d’avion. Boeing ne pourrait pas jouer la carte anti-américaine. Si le Canada choisi des avions militaires européens, boeing và probablement jouer cette carte national émotive comme le fait Trump.

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    • octobre 1, 2017 at 1:17
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      Aux USA, c’est le Super Hornet ou le F-35, que nous avons déjà rejeté.

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    • octobre 1, 2017 at 8:37
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      A part Lockeed…..et le F35 pas d’autres option. Un appel d’offre tout simplement et que le plus généreux gagne. Lockeed, Boeing, Dassault, Saab auraient tous leur chance. À voir qui voudra le plus nous « dumper » leur avions.

      Pour Bombardier,je regardais et il y a environ 500 A320neo et 321 neo en commande par des compagnies américaine sans compter les locateurs. Max 20% des commandes totales d’Airbus alors je crois que Bombardier peut vivre sans le marché americain quelques années.

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      • octobre 1, 2017 at 10:57
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        Airbus peut tellement se passer du marché américain qu’ils ont construit une ligne d’assemblage d’A320 aux USA… et 20%, c’est énorme en passant.

        « …je crois que Bombardier peut vivre sans le marché americain quelques années. »

        Si des droits compensatoires sont imposés, ce ne sera pas pour « quelques années », ce sera pour la durée du programme.

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  • octobre 3, 2017 at 9:39
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    Il n’y a aucun doute que, techniquement, le Rafale peut facilement remplacer les CF-18. À l’instar du CF-18, le Rafale est un conçu pour être polyvalent – et ce contrairement au Typhoon européen, qui lui est conçu d’abord et avant tout pour des missions d’interception et de supériorité aérienne, les missions d’appui tactique étant laissées aux Tornados. Le Gripen serait un choix intéressant, mais, comme cela a été mentionné plus haut, c’est un appareil monomoteur qui ne convient pas dans le contexte de la défense aérienne du Grand Nord canadien.

    Le seul problème du Rafale, c’est que, contrairement à Boeing, Dassault ne possède pas un réseau de sous-traitants canadiens à même d’assurer au Canada les retombées économiques attendus avec un tel type d’achat. Le peu que Dassault possède à cet égard est concentré au Québec, ce qui créerait tout un tollé dans l’Ouest canadien.

    Donc, froidement, le Super Hornet demeurerait le meilleur choix pour le Canada, d’autant plus que ce sera le choix de l’Ouest canadien, que Trudeau ne voudra pas s’aliéner, même si ces gens-là se foutent de Bombardier comme de leur première couche. À l’opposé, la réaction du Québec, si Ottawa achetait le F18, serait à risque d’entraîner une autre crise constitutionnelle.

    Dans ce contexte, la stratégie consistant à négocier avec Boeing (j’achète tes F18 en échange de l’abandon de ta plainte contre BBD) est probablement la plus sage pour l’instant. Mais selon ce qui suinte dans la presse spécialisée, il ne semble pas que la bonne foi soit la principale caractéristique de Boeing dans ce dossier. Bref, ne parions pas trop fort sur un tel marché et préparons-nous à une belle tempête politique au cours des prochains mois… Le seul élément du dossier sur lequel je serais prêt à parier, c’est qu’aucune décision ne sera prise concernant l’achat d’un nouvel appareil pour remplacer les CGF-18 avant les prochaines élections québécoises, prévues à l’automne 2018.

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  • octobre 10, 2017 at 9:56
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    Contrairement à vous j’ai confiance que l’industrie canadienne pourrait prendre sa part d’un choix comme celui du Rafale et compétionner avec les autres fournisseurs de Dassault. Et je ne crois surtout pas qu’on nous laisserait plus que des miettes de celui du F-35. Rappelons-nous que le département d’état doit approuver la vente de tout appareil à l’extérieur deS USA, coomme il a interdit la vente à des étrangers du F-22 Raptor.
    Je serais honteux de voir le Canada lécher le c.. de Boeing pour qu’il laisse tomber sa plainte à l’égard de Bombardier. Et je serais très favorable à ce qu’on presse nos avionneurs canadiens de ne plus acheter quoi que ce soit de Boeing. Ce n’est pas d’une guerre économique que je veux, c’est de montrer que dans un domaine précis, on peut se tenir debout et cesser de ramper devant l’odieux personnage qui règne à Washington.

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    • octobre 11, 2017 at 11:29
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      Considérez tous les scénarios, celui qu’offre Dassault est de loin le meilleur. Aucune offre ne peut l’égaler. Le « timing » est excellent pour que le Canada démontre publiquement son intérêt pour le Rafale. Nous pourrions enfin manifester notre capacité d’indépendance face aux Américains.

      Oui, il y a une question de fierté, mais en plus c’est le choix le plus « payant » pour notre économie à haute valeur ajoutée. Des emplois permanents et de très haut niveau pourraient en découler, toute une expertise nouvelle pourrait se développer. Il y a de quoi satisfaire les attentes opérationnelles de l’armée et consolider notre industrie aéronautique. Profitons de la fenêtre qui s’ouvre maintenant pour se tourner vers l’avenir.

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  • octobre 11, 2017 at 3:06
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    L’ouest vs l’est? Pas vraiment un problème…
    Le Rafale peut se substituer au F-18 à tous les niveaux de la chaîne. Le gouvernement canadien peut voir à ce que les régions géographiques du pays se partagent les emplois. Pour l’entretien par exemple, il n’y a rien qui empêcherait les travailleurs du Manitoba de faire la maintenance sur cet avion. La programmation des systèmes peut se faire ailleurs, l’assemblage ailleurs, etc. Nous serions les maîtres d’œuvre de l’évolution de l’appareil en adéquation avec l’évolution de nos besoins. En quelque sorte, une forme de « smart money ».

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  • novembre 3, 2017 at 4:39
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    Il ne faut pas avoir la mémoire trop courte en terme de réciprocité, avec les américains, il faut se rappeler le marché des avions ravitailleurs Airbus contre Boeing !!! Le F35 est encore loin d’être déverminé, et tous les jours des failles voient le jours. D’autre part sa polyvalence est loin d’être démontrée, imaginons le F35 en appui sol c’est comme utilisé un marteau piqueur pour enfoncer une punaise dans du liège. Je crois que outre les anglais, les hollandais les italiens se pose des questions car ils se sont embarqués dans une belle galère. Si l’on parle de coûts les Etats-unis ne parle pas de flotte unique d’avions, mais maintenir de nombreux types d’avions coûte cher, la France le fait dès que le mirage 2000 sera retiré du service actif, il ne restera que le Rafale comme Appui-sol, Chasseur, Reconnaissance, Police du ciel, Dissuasion nucléaire etc. Bonne chance à nos amis Canadiens.

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  • novembre 5, 2017 at 12:48
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    j’ai lu vos commentaires et je sens comme un gout amer concernant vos relations commerciales avec les USA notamment avec Boeing et je dirais cela.
    Quant un pays ami vous manque de respect est il encore un ami ?.
    Je vous propose d’acheter dix huit avions européens et je suis sur qu’en voyant votre détermination face à cet ami,ils vous regarderons d’un nouvel oeil
    et le problème sera résolu,il faut parfois tenir tête a un ami pour que la relation s’équilibre de nouveau.
    Je suis Français et j’aime le peuple Canadien.

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