Comment Moxy entend utiliser ses A220-300

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La compagnie aérienne Moxy (c’est son nom temporaire) a passé une commande ferme de 60 A220-300 et devrait débuter ses opérations en 2021. Son fondateur est M. David Neeleman. Ce dernier en est à sa septième compagnie aérienne qui lance ou dans laquelle il s’implique, il a démarré entre autres les compagnies JetBlue aux États-Unis et Azul au Brésil.  Pour le lancement de Moxy, M. Neeleman a déjà amassé plus de 100 M$ et il a donné deux entrevues dernièrement qui nous permettent de comprendre les intentions de cet entrepreneur compulsif.

M. Neeleman souligne que c’est lorsqu’il voit de nouveaux marchés à développer qu’il fonde de nouvelles compagnies aériennes. Pour Moxy, il dit vouloir combler un vide laissé par les trois géants américains que sont American Airlines, Delta Airlines et United Airlines. M. Neeleman mentionne que la structure de coûts de ces grandes compagnies fait en sorte qu’elles sont forcées d’utiliser des plaques tournantes afin d’y consolider les passagers des vols régionaux; cette façon de faire a amené les compagnies aériennes à délaisser les vols directs entre les villes américaines de moyenne et petite taille. M. Neeleman refuse d’identifier des villes précises afin d’éviter que ses compétiteurs ne le devancent, mais il a donné l’exemple qu’avec l’A220-300 il pouvait offrir une liaison rentable entre la Caroline du Nord et la Floride.

 

Le rayon d’action de plus de 3 000 miles nautiques est l’autre grand avantage de l’A220-300 selon M. Neeleman; il pourra offrir des vols directs vers Hawaï à partir du Midwest américain. Il a également mentionné la possibilité d’offrir des vols vers le Portugal toujours à partir du Midwest américain (cette dernière affirmation nous semble un peu exagérée étant donné que le distance franchissable maximum de l’A220-300 est de 3 200 miles nautiques alors qu’il y a environ 4 000 miles nautiques entre le Portugal et le Midwest américain). Puisque l’A220-300 peut atterrir et décoller sur des pistes plus courtes que le B737-MAX8 et l’A320NEO, mais avec un coût d’opération par siège similaire, un plus grand choix d’aéroport s’offre à Moxy.

 

La cabine de l’A220-300 permet d’avoir une première classe sur les vols intérieurs ainsi que des sièges inclinables à plat pour les vols internationaux et il sera possible de passer d’une configuration à l’autre selon les besoins saisonniers. M. Neeleman souligne que l’A220-300 est un avion qui offre une très grande flexibilité et qu’il est efficace tant sur les courts trajets que sur les longs vols.

 

Il faut donc s’attendre à ce que Moxy ouvre de nouvelles liaisons et qu’elle desserve des aéroports que les grandes compagnies aériennes laissent de côté. Les cabines seront fort probablement configurées en deux classes.

pour lires les deux entrevues en anglais :

cliquez ici

et ici

 

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11 thoughts on “Comment Moxy entend utiliser ses A220-300

  • décembre 24, 2018 at 8:38 am
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    Les Açores appartiennent au Portugal je crois. Ces îles sont presqu’au milieu de l’Atlantique.

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  • décembre 24, 2018 at 8:47 am
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    La distance entre Chicago et les açores est d’environ 5000km. Le A220 peut faire la distance sans problème.

    Faut pas se tromper entre le miles (1.6km) et les miles nautiques (1.853km).

    D’ailleurs le 3200 miles du A220-300 sont nautique ou pas? Je crois qu’ils le sont mais pas certain à 100%.

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    • décembre 24, 2018 at 9:22 am
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      Habituellement quand on parles du Portugal ont fait référence à sa portion continentale et nonAux Alors, de plus Moxy veut relier des villes et des aéroports qui ont été délaissées par les trois grands, Chicago ne correspond pas à cette définition. De plus, elle est vraiment à la limite nord-est du Midwest. Selon le profil fourni par M. Neeleman, ce sont plutôt Kansa City, Oklahoma City et Des Moines qui sont les villes visées.

      Pour ce qui est de l’autonomie de l’A220-300, c’est bel et bien 3 200 mn et non des miles terrestres. Par contre cette distance ne teint pas comptes des vents, sur la traversée d’ouest en est c’est plutôt 2 800 mn qu’il faut calculer sinon il faut faire une escale, ce qui ajoute des frais bien entendus.

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      • décembre 24, 2018 at 10:48 am
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        J’ai pris Chicago parce que c’était la première ville du Midwest qui me venait en tête. Oklahoma City, c’est déjà trop loin.

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    • décembre 24, 2018 at 9:25 am
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      Le a220-300 a une distance franchissable de 6112km sois 3300 Nm.

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  • décembre 24, 2018 at 6:37 pm
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    GGMAP.COM donne 5538 km entre St-Louis, MO et Ponta Delgada dans les Açores. C’est faisable. Limite mais faisable. Un arrêt au retour sera inévitablement nécessaire si on veut opérer à pleine charge.

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    • décembre 24, 2018 at 6:46 pm
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      À moins que Moxy offres des vols entre le Midwest américain et Montréal et des vols Montréal les Acores. 🙂

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  • décembre 24, 2018 at 7:56 pm
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    Au fait petite rectification ce n est pas encore une commande ferme c est une intention d achat. C est le meme cas pour JetBlue. Le bon sens voudrait que ces commandes deviennent ferme avant la fin d année pour que Airbus rattrape Boeing sur les commandes mais bon rien n est moins sûr…

    D ailleurs ces commandes n apparaissent pas encore dans le backlog commande Airbus: https://www.airbus.com/content/dam/corporate-topics/publications/o&d/ODs-Airbus-Commercial-Aircraft-November-2018.xlsx

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