La pénurie de main d’œuvre est-elle résolue?

Pour partager cette publication :

Un sujet d’actualité

Depuis un an, la pénurie de main d’œuvre est un sujet qui fait régulièrement la manchette des journaux. On ne compte plus les histoires de restaurants qui doivent réduire leurs heures d’ouverture faute de personnel. Des entreprises doivent renoncer à leur projet de croissance par manque de main d’œuvre.

 

Un problème pour l’industrie aérospatiale

L’industrie de la fabrication en aérospatiale prévoit qu’elle aura près de 30 000 postes à combler d’ici 2028. Les métiers spécialisés ne sont pas les seuls à être en demande. Les grandes entreprises ont également des besoins dans les postes administratifs tels que : comptabilité, finance, marketing, gestion de ressources humaines.

 

Le transport aérien est également touché alors que le nombre d’emplois dans ce secteur a doublé depuis 10 ans. Le transport aérien au Québec compte près de 18 000 travailleurs avec un taux de roulement annuel de 3%. Il lui faut donc embaucher 540 personnes à chaque année juste pour maintenir son taux d’activité. De 2012 à 2019, le nombre de passagers transporté par Air Canada est passé de 34,9 M à 50,9 M. Durant cette période Air Canada a embauché près de 2 500 personnes à Montréal. Ce nombre représente la moitié de la main d’œuvre chez Transat.

 

Le changement de discours

Depuis trois semaines, les opposants à l’acquisition de Transat par Air Canada, soulèvent la menace des mises à pied. Comme si le fait de regrouper les deux compagnies aériennes était une catastrophe pour l’emploi. Mais où est passé la pénurie de main d’œuvre qui menace les entreprises?

 

Subitement, il n’y a plus un chiffre ou une statistique qui tienne. Air Canada c’est le diable, certainement que la transaction n’a que des conséquences négatives. Tous les raccourcis sont donc permis quand il s’agit de démoniser Air Canada.

 

Ensemble Air Canada et Transat comptent plus de 15 000 employés dans la région de Montréal. En appliquant le taux de roulement annuel de 3%, cela fait 450 postes qui peuvent être aboli par attrition. En deux ans seulement, Air Canada pourrait abolir 900 postes sans faire une seule coupure. Ces attritions représenteraient 18% des emplois chez Transat, il serait surprenant qu’Air Canada en abolisse autant.

 

La réalité

Air Canada est en pleine croissance depuis plusieurs années, la pénurie de main d’œuvre est un risque pour elle aussi. L’acquisition de Transat lui permettra de maintenir cette croissance sans avoir à ajouter plus de personnels.

 

La pénurie de main d’œuvre force bien des entreprises à revoir l’organisation du travail et les méthodes de production. Puisqu’ils se font rares, il devient important d’obtenir plus de productivité par travailleur. Les fusions et acquisitions sont une méthode parmi d’autres pour y arriver.

>>> Suivez-nous sur Facebook et Twitter

4 réflexions sur “La pénurie de main d’œuvre est-elle résolue?

  • août 28, 2019 à 1:32 pm
    Permalink

    Bonjour, pour moi, pénurie de main-d’oeuvre égale à zéro chômeur. Quel est le taux aujourd’hui?
    Si vous avez un roulement de 540 employés par année, vous avez un problème de gestion dans certains secteurs. Il faudrait peut-être vérifier la gestion de certains secteurs et la façon dont certains gestionnaires gèrent leur personnel , voir pourquoi les personnes embauchés ne restent pas???

    Répondre
    • août 30, 2019 à 9:39 am
      Permalink

      Ce que andré parle ici ce sont les départ à la retraite et autre ce qui est normal dans toute industrie. Pour le taux de chomage ce n’est pas parce que tu es au chomage que tu es dans la région, que tu as les connaissances ou compétences pour l’emploi ou même l’intérêt.

      Répondre
  • août 28, 2019 à 6:55 pm
    Permalink

    J’ai bien aimé le congres jeunesse de la CAQ dans lequel ils proposeraient d’abolir l’imposition sur les heures supplémentaires.
    Avec cette motion, je connais beaucoup de gens qui feraient plus d’heures à leur emploi respectif; surtout en aéronautique!

    Répondre
  • août 29, 2019 à 9:28 pm
    Permalink

    Abolir l’imposition de l’impôt sur les heures supplémentaires, je suis pas sur que les employeurs vont privilégier cette application. Sa pourrait avoir un effet pervers sur le taux de productivité pour les heures travailler à temps simple. J’ai travailler assez longtemp comme salarié dans cette industrie pour comprendre ce que veux dire prend ton temp si tu veux faire de « l’over » après ton « shift » et en fin de semaine. C’est sur qu’abolir l’imposition sur l’overtime sa và être une course pour pouvoir travailler les heures qui seront disponibles. Sa pourrait peut-être aussi augmenter les mesures de contrôle de l’employeur sur la productivité de chaques salariés quand ils accomplissent leurs heures régulières. Si les salarié-es acceptent des mesures de contrôles sur leur taux de productivité, l’abolition de l’imposition sur « l’over » serait sans doute un bon moyens pour augmenter les heures travailler après les heures régulières. Mais combien de salarié-es seraient près à accepter ces mesures de contrôles???. Je connaît pas d’employeurs qui donne sans s’assurer qu’une tels mesure và être profitable pour l’entreprise. Du donnant donnant quoi. Sa serait quand même bon d’abolir l’imposition à titre d’essais sur une période donner pour voir si les salariés sont l’aise avec des mesures de contrôles sur leurs taux de productivité surtout à temp régulier si jamais l’employeur privilégie cette mesure.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *