Le LCA60T de de Flying Whales

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Flying Whales

Comme l’indique son nom, Flying Whales est une entreprise française. En juin 2019, elle a signé une entente avec la région de Nouvelle-Aquitaine afin d’y établir un premier site d’assemblage de son dirigeable LCA60T. La région de Nouvelle-Aquitaine a investi 10 millions d’Euros dans le capital de l’entreprise.

 

L’entreprise compte sur le soutien financier de plusieurs organismes publics et entreprises. L’Office national de la forêt (ONF), la BPI, l’Office national d’études de recherches en aérospatiale (ONERA), Safran, AVIC et maintenant le gouvernement du Québec. Le pourcentage du capital action détenu par les différents actionnaires n’est pas connu. On sait par contre que BPI a investi 25 millions d’euro dans l’entreprise.

 

Le LCA60T

L’idée de construire un dirigeable pour le transport de marchandise est venue de l’ONF qui est à la recherche d’une solution afin de pouvoir extraire le bois dans les zones inaccessibles comme les Alpes françaises. LCA60T signifie largecapacity airship 60 tonnes.

 

Le dirigeable fera 150 mètres de longueur par 43 mètres de largeur. Sa soute mesurera 80 mètres de longueur et sera équipée de ses propres treuils. Le but est d’avoir un appareil qui peut charger et décharger le cargo en vol stationnaire sans le support d’infrastructures au sol. L’hélium sera utilisé pour le rendre plus léger que l’air alors qu’il utilisera une propulsion hybride. La structure sera faite en composite et son assemblage aura recours à la stéréolithographie. (Cette méthode comprend de l’impression 3D et son développement est à compléter pour un objet de cette taille).

 

Le coût du transport à la tonne du LCA60T sera supérieur à celui du transport par camion là où il y a des routes. Mais il consommera moins d’énergie et sera écoresponsable. Là où il n’y a aucune infrastructure de transport, (route, port et aéroport), le dirigeable sera plus économique lorsque l’on prend en considération le coût de construction de ces infrastructures. L’ONF sera le premier client du LAC60T.

 

 

L’investissement de Québec

Québec investira 30 millions de dollars en tout dans ce projet, 22 M$ dans le capital action de Flying Whales et 8 millions dans celui de la filiale québécoise. Dans un premier un temps, un bureau d’étude sera créé et la construction d’une usine d’assemblage pour le marché nord-américain est prévue pour 2021-22.

 

Le dirigeable que propose Flying Whales est une technologie en développement et rien ne garantit son succès. Il s’agit tout de même d’une technologie de rupture qui offre de grandes possibilités si elle se concrétise. Dans ce sens, l’investissement de Québec doit être vue comme un investissement dans la recherche et le développement d’une méthode de transport alternative et plus écologique. L’utilisation de la stéréolithographie est prometteuse; voir des ingénieurs d’ici qui y travailent pourrait avoir d’importantes répercussions à long terme pour l’industrie aérosaptiale québécoise.

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4 réflexions sur “Le LCA60T de de Flying Whales

  • octobre 10, 2019 à 10:26 pm
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    Espérant que le gouvernement Québécois ne laissera pas passer cette opportunité. Les États américains ou certaines autres provinces pourraient bien sortir leurs $$$ et offrir certains avantages. Au diable les commérages des réseaux sociaux, faut du leadership pour développer le secteur aéronautique/aérospatiale et aérostat au Québec. Sans leadership d’un ministre Québécois en 2015/2016 on pourrait bien parler de l’avionneur Québécois au passé.

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  • octobre 11, 2019 à 3:50 pm
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    Le LCA60T pourrait servir de moyen de transport économique en appui au développement des gisements de terres rares du Grand Nord québécois. Voilà un projet de R&D bien en phase avec les défis qui nous attendent.

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  • octobre 11, 2019 à 9:00 pm
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    Tout allait bien jusqu’à ce que je lise que notre gouvernement Québécois, dont la dette augmente de quelque 10$ par seconde, va engloutir nos fonds publics dans cette aventure vouée à l’échec:

    https://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise

    Le rêve du retour du grand dirigeable refait sans arrêt surface. Dans les faits, ces tentatives se sont toutes avérées trop sensibles aux variations de météo et trop vulnérables pour une utilisation fiable et sécuritaire.

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