Renouvellement des conventions collectives et le sort du Q400

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L’acceptation de l’entente par les membres des deux sections locales d’INFOR représentant environ 2100 employés des installations de Bombardier à Downsview, permet de sécuriser à court terme la production du Global et en particulier celle du Global 7500 dont la première livraison doit avoir lieu avant la fin de l’année 2018.

 

La nouvelle convention collective qui prendra fin en juin 2021 donne à Bombardier Avions d’affaires le temps de planifier le déménagement de la ligne d’assemblage du Global qui s’en va à l’aéroport Pearson. Durant les trois prochaines années, elle pourra accélérer la production à son maximum afin de vider le carnet de commandes bien garni du Global 7500 et par la suite faire une transition en douceur vers le site de production de Pearson. Le document publié par le local 673 d’UNIFOR révèle une entente avec Bombardier qui autorise cette dernière à externaliser la production des ailes du Learjet ou d’avoir recours à la sous-traitance, mais sans pertes d’emplois pour les syndiqués.

 

Du côté du Q400 la situation est plus nébuleuse, car malgré certaines dispositions surprenantes, il n’y a aucune indication claire de ce que fera Bombardier Avions commerciaux avec ce programme d’avion. Deux des lettres d’entente publiées par le local 673 font référence au futur du Q400.

 

La première y va de la façon suivante : « in order to properly support the transfer of operations currently in scope at the Downsview facility, the parties agree to meet to formally discuss the transition of any/all employee movement from the Downsview facility and to defer any/all discussions until such time that there is sufficient clarity with regard to the future location of the Q400 program and potential timing of the move ».

 

La deuxième lettre d’entente est plus surprenante, car elle fait référence à l’entente de 2016 qui permettait à Bombardier de délocaliser la production du poste de pilotage et des ailes du Q400 et est libellée comme suit: « During the course of the negotiations of the collective agreement 2018, the Parties agreed, for the life of the Collective Agreement 2018 – 2021, to suspend the application of the Memorandum of Understanding on Q400 Program Competitiveness dated June 5, 2016. If suitable for the Union, during the life of the Collective Agreement 2018 – 2021, the parties agree that the Union can decide to void the present Letter of Intent. »

 

Ce recul de Bombardier sur la possibilité de réduire le coût de production du Q400 a de quoi surprendre alors qu’elle avait dû insister à deux reprises avant de réussir à convaincre les syndiqués de l’importance de cette clause pour les travailleurs et pour la survie du Q400. On peut en déduire qu’entre la signature de l’entente à l’été de 2016 et maintenant, une donnée fondamentale de base a changée à propos du Q400 qui fait que le besoin de sous-traiter la production du poste de pilotage et des ailes n’est plus une urgence.

 

Le renouvellement des deux conventions collectives la fin de semaine dernière est un pas de plus vers une décision sur le sort du Q400, mais son prochain lieu de production demeure inconnu. La région métropolitaine de Toronto est vaste et il est tout à fait possible que des municipalités comme Hamilton, Oshawa et Pickering fassent une offre généreuse à Bombardier. C’est définitivement un dossier à suivre.

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3 thoughts on “Renouvellement des conventions collectives et le sort du Q400

  • juin 25, 2018 at 2:56 pm
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    Effectivement ces lettres d’entendes concernant le Q400 dans les nouvelles conventions collectives, va laisser perplexe bien des observateurs de prime abord. Malgré cette incertitude sur le Q400 les deux sections locales ont voter pour les offres patronales sans inclure plus de précisions. Recommandation entériner par communiqué avant le vote par le National Unifor. Moi j’y voit une stratégie de négociation futur avec les pouvoirs publiques Ontarien pour aller chercher les fonds nécessaires enfin de construire une nouvelle ligne d’assemblage pour la serie Q advenant une relance pour ces modèles qui sont plus en mode production, contrairement au Q400 qui est encore en demande et devra être relocaliser d’ici trois a cinq ans. Bombardier a surement reçu un appuis tous azimuts d’Unifor pour convaincre ces membres d’accepter les offres et accepter que des changements majeurs pourrait survenir a l’assemblage en particulier du Q400 pour réduire les coûts de productions. Tout ça pourrait-être une nécessité absolu pour augmenter les ventes et relancer la serie Q surtout le Q400. Avec l’élection le 07 juin 2018 d’un gouvernement conservateur, bombardier va surement avoir besoin d’un appuis massif du National Unifor advenant une réticence des pouvoirs publiques, si jamais l’avionneur demande de l’aide financière….. https://www.wingsmagazine.com/news/bombardier-dair-15720….. Cette investissement a Toronto devrait donner à Bombardier une image de bon citoyen corporatisme en Ontario.

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  • juin 28, 2018 at 2:08 am
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    Je suis très curieux de savoir ce qu’on obtenu si rapidement les travailleurs d’Unifor, à Montréal la convention collective est a renouvelé pour la fin de l’année, ça pourrait nous indiqué ce que la compagnie est prête a consentir.

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    • juin 28, 2018 at 6:43 am
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      Des augmentations annuelles de 0.5%, 0.75% et 1% ainsi qu’une bonification des de l’assurance dentaire et des pensions mais pas de quoi sauter dans les airs.

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