YQB entre dans une ère de développement soutenu

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Invité à s’adresser à la communauté d’affaires de Québec dans le cadre d’un déjeuner-causerie organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ), M. Stéphane Poirier, président et chef de la direction de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), a présenté comment YQB entend soutenir la croissance de l’aéroport de Québec, lui permettre de jouer pleinement son rôle de moteur de développement socio-économique et, à terme, occuper la place qui lui revient sur l’échiquier mondial.

Cap sur le développement


« Il y a six mois, j’ai pris les rênes d’une organisation en transition pour en accélérer la croissance et le développement. Maintenant, mon rôle est de développer l’aéroport afin d’en exploiter le plein potentiel, tout en assurant une transition profitable pour YQB, après une importante période de construction », a indiqué M. Poirier. Pour y arriver, l’organisation investira tous ses efforts en misant sur quatre axes stratégiques : diversifier ses revenus, optimiser et réduire ses frais d’exploitation, mobiliser ses ressources humaines et engager la communauté et ses parties prenantes.

M. Poirier considère que le développement de YQB passe notamment par l’engagement de la communauté. Il a d’ailleurs invité les gens d’affaires de la grande région de Québec à devenir des ambassadeurs de premier plan pour permettre à l’organisation d’accroître son influence et de poursuivre son ascension. « Nous aurons besoin de l’engagement de tous. Améliorer l’accessibilité aérienne, c’est la conjugaison des efforts de plusieurs parties prenantes. Nous travaillons sur des initiatives concrètes en collaboration avec les compagnies aériennes et plusieurs acteurs clés de la région », a-t-il mentionné. Ces efforts portent fruit puisque plusieurs compagnies aériennes ont amélioré leur desserte à Québec dans les derniers mois (voir détails en annexe).

Des destinations souhaitées par les gens de la grande région de Québec sont d’ailleurs dans la mire de YQB. « De concert avec la communauté, nous concentrerons nos efforts sur des destinations viables pour notre marché. Nous créerons des conditions gagnantes dans le but d’améliorer la desserte vers certaines destinations déjà offertes au départ de YQB, comme Paris, Fort Lauderdale et Calgary et nous investirons beaucoup d’efforts pour aller chercher des vols directs sur Boston, Orlando, Los Angeles, Las Vegas, Edmonton, Vancouver et Halifax », a annoncé M. Poirier.

Centre de prédédouanement américain : un projet incontournable


M. Poirier a également profité de ce forum pour faire le point sur le dossier du centre de prédédouanement américain à YQB. « L’implantation d’un centre de prédédouanement est un incontournable pour le développement de l’aéroport de Québec. Il s’agit d’un projet réclamé par la communauté et tous les partenaires économiques de la région. Nous avons franchi des pas de géant dans ce dossier et nous continuons à y travailler d’arrache-pied », a-t-il souligné.

Dans ce dossier, YQB tient des discussions avec toutes les parties prenantes concernées (élus, gouvernements canadien et américain). « Nous regardons différents modèles qui nous permettraient de faire de YQB un projet pilote et une vitrine technologique pour le prédédouanement américain. Nous visons à réaliser le projet en réduisant les délais et les coûts d’implantation et en améliorant l’expérience passager », a-t-il ajouté.

YQB, un moteur de développement socio-économique


Finalement, M. Poirier a confirmé son intention de renforcer l’apport de YQB au développement socio-économique régional. « Nous voulons faire de YQB un modèle de représentation régionale et un véritable levier de développement économique. Dans la région de Québec, YQB génère déjà des retombées économiques de 260 millions de dollars annuellement et soutient 2 500 empOn peut ainsi dire que YQB a une incidence importante sur la santé économique de notre région lois sur le site aéroportuaire. et nous comptons décupler cet apport dans les prochaines années », a-t-il conclu.

À propos de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB)


YQB est géré par Aéroport de Québec inc., la société privée qui, depuis le 1er novembre 2000, en assure la gestion, l’exploitation, l’entretien et le développement. Plus d’une dizaine de transporteurs y offrent de multiples liaisons aériennes à destination de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale, des Caraïbes, du Mexique et de l’Europe, dont des services quotidiens vers les principales plaques tournantes du nord-est de l’Amérique.

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4 réflexions sur “YQB entre dans une ère de développement soutenu

  • novembre 22, 2019 à 11:19 am
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    Lors de son annonce initiale, le centre de prédédouanement américain devait être en fonction en 2019. Toutefois, je comprend qu’il y a un os majeur, car YQB refuse de payer les frais importants afférents à la rémunération des douaniers américains qui devraient être en poste en permanence pour une charge de travail très légère, du moins au début.

    C’est pour celà que M. Poirier cherche à gagner du temps avec sa déclaration: « Nous regardons différents modèles qui nous permettraient de faire de YQB un projet pilote et une vitrine technologique pour le prédédouanement américain. »

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  • novembre 23, 2019 à 5:36 am
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    Ils partent de loin. Québec est un aéroport très régional.

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  • novembre 24, 2019 à 2:14 pm
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    En regard de ces frais importants, est-ce que le pré-dédouanment est vraiment si « rentable »?

    À Montréal, ça donne un avantage compétitif aux transporteurs américains (qui peuvent alors connecter Montréal à leurs hub sans avoir à passer la douane entre deux vols).

    Heureusement qu’Air Canada a maintenant beaucoup de vols « non-stop » à partir de Montréal. (J’évite de passer la douane à Toronto comme la peste)

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    • novembre 24, 2019 à 3:35 pm
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      Dans le cas de Montréal et Toronto, il s’agit d’une entente spéciale entre le Canada et les USA et les deux aéroports n’ont pas à payer le personnel.

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