Dévoilement du CityAirbus

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Airbus a dévoilé aujourd’hui son projet CityAirbus lors de son sommet sur l’aérospatiale durable qui se tient à Toulouse. La maquette grandeur nature a été présentée aux personnes présentes sur place et en diffusion simultanée. 

CityAirbus est un appareil à décollage et atterrissage vertical muni d’ailes qui est propulsé à l’électricité. Son autonomie prévue est de 80 km et sa vitesse sera de 130 km/h. Il peut transporter 4 personnes et n’a pas de composantes qui pivotent lors de la transition du vol vertical vers l’horizontal. Le fabricant est dans la finale de la conception et du design et le premier exemplaire devrait voler en 2023. L’objectif d’Airbus est d’obtenir une certification EASA en 2025. 

Airbus reconnaît que le plus grand obstacle à la certification et à l’acceptation populaire est le bruit. Afin de mieux maîtriser la technologie, la compagnie a utilisé des modèles à échelle réduits. Elle a donc intégré les résultats de 242 vols d’essai dans la conception du CityAirbus. Le fabricant indique que l’appareil produira 65 décibels lors de la phase de vol horizontal et 70 à l’atterrissage. 

De l’audace

Après la décision de se lancer dans l’avion à hydrogène, voilà qu’Airbus se lance dans le développement de la mobilité urbaine. L’objectif de certification en 2025 est particulièrement audacieux et me semble difficilement réalisable. Il est vrai que du point de vue technologique, cela semble tout à fait réalisable ; c’est du côté de l’acceptation populaire que la difficulté me semble la plus grande. C’est une chose de faire voler des avions 2 000 pieds au-dessus des habitations et encore cela ne passe pas facilement. Mais des hélicoptères qui volent à moins de 1 000 pieds, ce n’est pas évident même s’ils sont électriques.

Pour ce qui est d’avoir des véhicules autonomes sans pilotes, oubliez toute certification dans cette décennie. Il reste encore beaucoup à faire du côté de l’intelligence artificielle avant que le système à la fois sécuritaire et opérationnellement viable. En effet, comment un appareil sans pilote est-il en mesure de gérer une panne même mineure ? Si sa capacité n’est pas à toute épreuve, le véhicule devra alors se poser le plus rapidement possible à la moindre panne. Pour contrecarrer ce manque de prévisibilité, il faudrait ajouter de la redondance à l’extrême. Mais on arrive alors avec un aéronef qui est pesant, dispendieux et non rentable. 

Malgré cela, je comprends Airbus de se lancer dans ce défi et cela est même nécessaire ; ce n’est pas en se croisant les bras que l’on fait avancer les choses. 

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8 avis sur “Dévoilement du CityAirbus

  • septembre 21, 2021 à 1:41 pm
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    Pour moi ces projets d’hélicoptères électrique sont pour utilisé l’expression anglaise: des »pipes dreams » et ne se réaliseront jamais dans le concret et qui servent juste a pousser la R&D; non pas que ce n’est pas possible technologiquement. Si on regarde ça de plus prés, c’est l’équivalent d’un taxi volant donc appeler a remplacer les taxis pour les mieux nantis. Avec un 80 KM d’automie c’est quand même assez limité comme distance pouvant être parcouru. Maintenant si on prends par exemple une course standard de taxi , disons d’une banlieue de Montréal a l’aéroport de Montréal on parle d’un prix de +/- $50 dollars. le prix du CityAirbus va être combien ? $400 ? pour sauver quoi en temps ? 15-20 min ? Des courses plus petites et le prix deviens encore plus dur a justifier. Un taxi standard nous ramasse direct de porte a porte l’heure que l’on veut . Les autorités vont laisser ça atterrir n’importe ou n’importe comment dans la rue ? Non c’est certain, donc ça limite de vraiment beaucoup leur utilisation dans la vraie vie. Si tu veux aller a l’aéroport de Montréal a partir de la rive sud , il va falloir prendre un taxi standard pour aller prendre l’autre taxi volant a l’aéroport de St-Hubert? Donc ils vont devoir recharger l’hélico a chaque 2 vols ? ( tu te rendra a 79 km avant de rechanger) Si ça va décoller des toits des édifices des centres ville, combien d’édifice vont vraiment être capable d’accueillir un hélicoptère ? ça doit vraiment pas être gros si on prends Montréal en exemple. Les contrôleur aériens vont gérer ça comment avec plein d’hélico partout en même temps dans un centre ville ? A ce que je sache , c’était quand même assez difficile a gérer pour les hélicoptères pour le Grand prix de Montréal quand c’était en place et on parle de une seule et unique fin de semaine dans l’année. Je crois que c’est pour ça d’ailleurs que le service a été abandonné. Autre problèmes; Le bruit et la basse altitude des vols comme tu le mentionne et faudrait surtout pas que l’un d’eux s’écrase en plein centre ville. j’imagine l’opinion public après un incident comme ça. Tous ces exemples en plus des frais d’entretien , des frais d’atterrissages, du coûts du pilote, etc fait que ça peut être difficilement rentable et très limité comme service que l’on peut véritablement offrir vs un taxi traditionnel et a une clientèle très limité en plus. je pense que Boom a plus de chance de mettre en marché leur supersonique et je leur donne même pas 1% de ça fonctionne dans leur cas.

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    • septembre 21, 2021 à 2:47 pm
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      D’accord avec toi sur les différents problèmes que tu énumères. La rentabilité est douteuse même s’il y a toujours des riches prêts à payer pour tout, il en faut tout de même assez. Le projet de Vertical Aerospace est à mon avis supérieur dans le sens que bien qu’ayant le même nombre de passagers (4), la vitesse (320 km/h) et la distance franchissable (160 km) sont supérieures. Cà ouvre plus de possibilités. Je serais curieux de connaître les barêmes qui ont déterminé le seuil de rentabilité et quels sont excitement les marchés visés pour ces types d’appareils.

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      • septembre 21, 2021 à 6:02 pm
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        @ Gilles Lacombe même la , le 160 km c’est le max, mais dans la vraie vie ils franchiront probablement pas plus de 120 km , parce que tu veux pas tomber en panne et que tu te garde un filet de sécurité . 2) tu peux probablement pas recharger ces hélicos la , chez le client a sa maison (ou n’importe ou il veut aller) dans une prise standard ce qui réduit encore plus son autonomie. 3) Les autorités ne laisseront pas ça atterrir au coin de De Lormier et St-joseph par exemple; ça va être limiter a des endroits autorisés donc faut que tu te déplace a l’endroit permis (+ de temps perdu). Je vois même pas les gouvernements permettre d’atterrir dans des stationnements de commerces ou centre d’achats a moins d’urgence.Ca génère trop de vent et de commotion au sol et les piétons ne s’attende pas a voir atterrir un hélico dans un stationnement. ( On se rappel de l’histoire du gars qui a atterrit dans un stationnement de dairy queen pour aller se chercher une crème glacé en Saskatchewan , il a été accusé de conduite dangereuse d’aéronef parce que c’était pas une urgence) 4) Les hélicoptères, c’est très sujets aux climats , par vents fort , neige ou pluie torrentiel ça vol pas trop, trop. Dans des centre villes a grand vents comme Chicago ça risque pas de voler trop souvent 5) Comme je disait dans mon premier commentaire, une bonne partie des grattes ciel ne peuvent pas accueillir d’héliport , le 1000 de la Gauchetière me viens en tête de liste a Montréal. Maintenant si le clients doit partir du 36eme étage du 1000 , prendre l’ascenseur jusqu’au rez de chaussée, prendre une marche jusqu’à la place ville marie a -25 Celsius en hiver et reprendre l’ascenseur jusqu’au toit de la place Ville Marie , pas sur qu’il va tripper trop fort la dessus , surtout que ce type de clients est habituer au top luxe. Si tu ne peux pas utiliser ça de porte a porte , une fois la nouveauté passé , et qu’ils vont regarder le coté pratique, le peu de gain coté temps vs le prix que ça coûte, les clients vont déchanter assez vite a mon avis.

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  • septembre 21, 2021 à 7:08 pm
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    Tout cela ressemble aux premiers essais humains pour inventer…l’avion. Des essais techniques qui ne seront que des étapes technologiques vers la mise au point d’un système de propulsion qui est la clé de tout aéronefs. Aujourd’hui, nous pouvons anticiper l’avenir pour imaginer ce que sera le prochain « gap » la prochaine révolution technologique côté moteur. Pas des hélices, pas des moteurs électriques mais, à mon avis, et pas avant plusieurs décennies, des moteurs ioniques adaptés à l’atmosphère terrestre….moteur qui fonctionne actuellement mais dans l’espace…un développement technologique qui commence et qui porte une belle espérance: attendons, et investissons, et soyons patients chers futurs retraités (!!!) pour espérer voir la chose voler! Voir https://www.cnetfrance.fr/news/esa-un-moteur-ionique-alimente-par-l-air-pour-des-satellites-qui-tendent-vers-l-immortalite-39865132.htm

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