L’utilisation de l’A220-300 par Air Canada

Pour partager cette publication :

Les Ailes du Québec a maintenant accès à une partie de l’importante base de données de Cirium. Cette dernière est une filiale de Lexis-Nexis et est un important fournisseur de données et d’information sur l’aviation. La section à laquelle j’ai accès comprend les données sur les compagnies aériennes. À vrai dire, depuis quelques jours je me sens comme un enfant dans un magasin de bonbons. Pour ma première friandise, j’ai décidé de plonger dans l’utilisation de l’A220-300 par Air Canada.

La flotte de monocouloirs

Afin de bien comprendre le rôle de l’A220-300 au sein d’Air Canada, commençons par analyser son utilisation des monocouloirs. Ce tableau est la planification d’Air Canada pour le premier trimestre de 2022. Il est certain que la compagnie aérienne va procéder à des ajustements au cours du trimestre. L’utilisation réelle à la fin du trimestre devrait donc varier légèrement. Les appareils de Rouge sont également inclus dans les statistiques. Le temps de vol indiqué est un temps moyen et il est en minutes. Cette donnée inclut également le temps de circulation au sol au départ et à l’arrivée. Le nombre de sièges offerts correspond au nombre de vols multiplié par le nombre de sièges dans l’avion. L’autre mesure est le SMD ou sièges/miles disponibles, il s’agit de multiplier le nombre de sièges disponibles par le nombre de miles parcourus par les appareils. Voici donc le tableau : 

Monocouloirs Air Canada
Monocouloirs Air Canada

On constate que l’A220 est le monocouloir qui devrait effectuer le plus grand nombre de vol. Pour sa part, le MAX8 effectuera moins de liaisons, mais sur de plus grandes distances. Puisqu’il transporte également plus de passagers, il domine pour les SMD. 

L’A220-300

Air Canada prévoit d’utiliser l’A220 sur 36 liaisons différentes au cours du trimestre. De ce nombre, les 11 routes les plus fréquentes affichent un total de 5 865 vols. Ces 11 itinéraires représentent 75 % de tous les vols d’A220-300 chez Air Canada. 

A220-300  routes les plus fréquentes.
A220-300 routes les plus fréquentes.

Montréal et Toronto sont visiblement les deux aéroports les plus fréquentés par les A220-300 d’Air Canada. Le temps d’utilisation sur ces 11 routes est légèrement supérieur à sa moyenne. Mais l’A220-300 est le monocouloir d’Air Canada dont le temps moyen d’utilisation est le plus bas. Les trois routes les plus longues où il est exploité sont Montréal-Los Angeles, Montréal-Calgary et finalement Montréal-Edmonton. 

Montréal-Toronto

Montréal-Toronto est la route la plus achalandée d’Air Canada pour ce qui est du nombre de vols. Voici donc un tableau des appareils utilisés sur ce tronçon :

A220-300 Montréal-Toronto
A220-300 Montréal-Toronto

L’A220-300 y est donc très présent puisqu’il effectue 63 % des vols. Sur de courtes distances, les frais aéroportuaires occupent une plus grande proportion des frais d’exploitation. L’A220-300 est l’appareil le plus léger opéré par Air Canada et cela explique sa forte présence sur ce court trajet. Une fois que le volume de passagers sera revenu à la normale, il devrait céder du terrain au MAX8 sur cette route. 

Il faut préciser qu’un même appareil effectue rarement plus de deux vols de suite entre Montréal et Toronto. L’utilisation quotidienne typique ressemble plutôt à ceci : un vol Montréal-Toronto suivi d’un vol Toronto-Vancouver ou encore Toronto-San Francisco. Ou encore un aller-retour Montréal-Toronto suivi d’un aller-retour Montréal-Calgary.

>>> Suivez-nous sur Facebook et Twitter

13 avis sur “L’utilisation de l’A220-300 par Air Canada

  • janvier 14, 2022 à 7:36 pm
    Permalink

    Mais qu’en est-ile la satisfaction de la clientèle, des pilotes, des agents de bord? Ce sont eux qui vont influencer les futures achat de Air Canada!

    Répondre
    • janvier 14, 2022 à 7:57 pm
      Permalink

      Agents de bord et pilotes ont peu de choses à dire à propos des achats d’avions. Pour ce qui est des passagers, tant qu’ils acceptent de monter à bord, les compagnies aériennes ne se préoccupent pas trop de leur appréciation. Le coût d’acquisition et les performances compte pour 99 % de la décision.

      Cela dit, les passagers, pilotes et agents de bord apprécient l’A220.

      Répondre
  • janvier 14, 2022 à 9:51 pm
    Permalink

    Belle trouvaille! Contribution originale de la part de LADQ et un compte-rendu vraiment très intéressant. Lire des chiffres est une chose, les faire parler en est une autre.

    Le A220 est donc exploité au maximum à cause de la pandémie et cela est sans doute dû à sa relativement faible capacité, son bas coût d’exploitation, sa grande autonomie et sa remarquable efficience.

    La crise sanitaire semble avoir eu pour effet de mieux faire connaître ce nouvel appareil aux opérateurs et je suis convaincu qu’il poursuivra sur sa lancée lorsque les jours meilleurs seront de retour.

    Répondre
  • janvier 15, 2022 à 12:41 am
    Permalink

    Il est important de noter que la distance entre Montréal et Toronto n’est que de 274 miles nautiques.

    C’est une distance très courte pour un avion dont la distance franchissable est de plus de 3300 miles nautiques.

    Répondre
    • janvier 15, 2022 à 9:02 am
      Permalink

      Dans le cas de la liaison Mtl-Tor, c’est plus une question de flexibilité qu’autre chose, je ne connais pas les chiffres actuellement mais avant la pandémie il y avait une cinquantaine de vols par jour sur cette liaison. Beaucoup de voyageurs d’affaires qui font des aller-retours quasi- quotidiennement, donc il faut offrir beaucoup de flexibililé aux entreprises pour être le transporteur de choix de ces derniers.

      Répondre
      • janvier 15, 2022 à 9:31 am
        Permalink

        Pour répondre à ta question. en ce moment, AC a planifié 816 vols de moins au premier trimestre de 2022 comparativement au trimestre correspondant de 2019. Soit près de 9 vols de moins par jour.

        Répondre
    • janvier 15, 2022 à 9:35 am
      Permalink

      Précision concernant l’utilisation des A220-300 : l’utilisation quotidienne typique d’un appareil est de faire YUL-YYZ puis un long vol genre YYZ-YVR ou en encore YYZ-SFO. Donc le même appareil effectuera souvent un ou deux cours vols dans sa journée et un moyen courrier.J’ai ajouté cet info au bas du texte.

      Répondre
    • janvier 16, 2022 à 7:30 pm
      Permalink

      Hey VV,

      Quel appareil devrait-on utiliser pour YUL-YYZ?

      Des 737Max8?
      Ils ont un rayon d’action encore plus long. Et ils sont souvent trop gros durant la mi-journée.

      Des E190? Il n’y a en plus…

      Des A330/B777? Ya, right 🙄

      Des CRJ900/E175?
      Ils ont justement le bon rayon d’action. Mais on en veux le moins possible…

      L’utilisation des A220s sur cette liaison démontre plutôt la flexibilité de l’appareil – et aussi qu’il le mieux adapté à la diversité des routes Nord-Américaines d’Air Canada.

      Répondre
      • janvier 17, 2022 à 10:33 am
        Permalink

        Si tu me donnes le choix de faire YUL-YYZ entre le A220/CRJ900/E175, mon dernier choix est le A220. C’est un avion qui est bruyant dans la cabine, peu importe ou tu es assis. Les moteurs produisent un vrombissement plus élevés que les autres avions , et ce dans toutes les phases du vol. Par contre , la cabine est lumineuse et spacieuse. Mais je préfère le calme dans mes oreilles.

        Répondre
      • janvier 17, 2022 à 1:29 pm
        Permalink

        AC a toujours utilisé n’importe quel type d’appareil sur la ligne YYZ-YUL-YYZ ajustant toujours la capacité selon les heures du jour.

        Répondre
  • janvier 15, 2022 à 12:47 am
    Permalink

    Je pense il y aura beaucoup d’ajustements en 2022 et 2023 si le gouvernement allège les restrictions de voyage.

    Répondre
  • janvier 15, 2022 à 5:56 pm
    Permalink

    Nous avons fait le trajet Montréal-Vancouver le 15 décembre 2021 à bord d’un 737 Max dans les sièges « Préférence » 12 B et C. Nous sommes revenus le 25 décembre à bord d’un A-220 dans les sièges préférence 12A et C, les 2 seuls sièges à bâbord. Dans les 2 cas, il s’agit de la première rangée après la première classe….
    Autant nous avons adoré notre vol dans le A-220 (silence, espace et confort), autant nous avons détesté le manque d’espace, de silence et de confort dans le 737 qui semblait pourtant flambant neuf. Comme nous devons utiliser les airs pour aller voir nos 3 petites-filles filles de l’Ouest canadien et leurs parents, nous allons tenter d’éviter les 737Max….

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.