Si le F-35 était canadien, il serait déjà à la poubelle
Je suis convaincu que si le F-35 était de fabrication canadienne, ce programme d’avion serait déjà à la poubelle. Voici pourquoi j’en suis venu à cette conclusion.
Une catastrophe économique
Dernièrement, je suis allé relire un rapport sur le F35, produit en 2024, par le U.S. Government Accountability Office. Cliquez ici afin de lire le résumé de ce rapport. Vous pouvez également télécharger le PDF complet au bas de la page.
Le premier constat inquiétant du rapport, c’est le coût unitaire d’acquisition du F-35. En effet, en 2024, il était évalué à près de 200 M$ US. En dollars canadiens, c’est la jolie somme de 282 M$. C’est près du double de son plus proche rival et du triple du Gripen E de SAAB. Le Canada devra donc débourser 24 milliards s’il va de l’avant avec 88 appareils de Lockheed Martin.
Mais il y a pire, puisque le coût d’entretien de la flotte de F-35 est passé à 687 M$ US par appareil. Là encore, j’ai converti en dollars canadiens et j’arrive à 958 M$. Croyez-le ou non, le Canada devra débourser 84 milliards de dollars pour entretenir ses F-35. Si vous désirez en apprendre plus, je vous invite à aller sur ce site cliquez ici. Il compile tous les articles concernant le F-35 et ce n’est pas très bon pour Lockheed Martin.
Une fiabilité douteuse
Le rapport du GOA soulève un doute sérieux sur la fiabilité du F-35. En effet, de 2019 à 2023, sa fiabilité a reculé. Ce n’est pas normal et c’est plutôt le contraire qui aurait dû se produire. Qui plus est, il n’a jamais rencontré les standards minimums de fiabilité du ministère de la Défense des États-Unis. En fait, il est disponible pour effectuer ses missions seulement 51,9 % du temps. Autrement dit, il est capable d’effectuer seulement la moitié des missions auquel il est affecté.
Des retombées insuffisantes
Lockheed Martin fait miroiter des retombées industrielles annuelles de près de 1 G$ par année pour le Canada. Mais cette somme est loin d’être suffisante puisque le Canada est partenaire de niveau trois sur le F35. À ce jour, le gouvernement canadien a donc versé plus de 613 M$ afin de pouvoir participer au programme. Même si nous choisissons un chasseur différent, Lockheed Martin devra continuer à faire affaire avec des entreprises d’ici.
De plus, si l’on additionne les coûts liés à l’achat et l’exploitation de 88 appareils, C’est 108 G$ que nous paierons à Lockheed Martin. Nous présenter des retombées de 1G$ par année, c’est une insulte.
Le complexe d’infériorité
Je vous invite à regarder le vidéo si dessous à propos du Challenger. Avancez-la à 16minutes et 43 secondes. Le président de Canadair de l’époque (1980), M. Frederic Kearns, parle du complexe d’infériorité des Canadiens par rapport aux États-Unis.
Imaginez un instant que Bombardier ait mis au point un Chasseur qui va nous coûter 282 M$. Qu’en plus, son entretien serait évalué près d’un milliard ! Finalement ce chasseur n’aurait jamais rencontré les standards minimums de performance. Si cela s’était produit ici, nous aurions déjà eu une commission d’enquête et nous aurions mis le programme aux poubelles. D’ailleurs, en février 1959, le Canada a mis la hache dans le programme Arrow pour bien moins de problèmes que le F-35.
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Advenant que le fédéral commande d’autres chasseurs F-35, je pourrais dire que la politique a pris le dessus sur la raison économique. Je serais pas surpris que »derrières les rideaux » le gouvernement américain suggérait a l’avionneur Lockheed Martin d’augmenté réellement ou »en apparence » les retombées économiques au Canada en échange de nouvelles commandes de F-35. Espérant qu’une décision sera prise rapidement afin de trouver avec Bombardier une alternative pour faire en sorte que l’avionneur Suédois Saab s’intalle quand même au Québec pour desservir son marché mondial.
Faut pas oublier que l’avionneur SAAB est déjà présent au Canada depuis près de 30 ans. Pour la direction de Saab Canada, je présume qu’ils doivent connaître assez bien les façons de faire ici au Québec pour faire du développements et d’assemblages d’avions militaires et avec en partenariat selon leurs choix, l’avionneur Bombardier, qui a manifester le désir d’offrir l’aide de son ingénierie et autres. Mais surement que des incitations financières provinciales et fédérales seront offertes étant donner les énormes capitaux que ça prend dans ce secteur de développements productions et assemblages. Va falloir que nos deux gouvernements s’activent vitement avant que d’autres concurrents au Canada ou à l’extérieur du pays offres leurs services à Saab. Le Portugal a déjà manifester son intérêt pour voir Saab s’intaller chez eux. …https://www.saab.com/fr-ca/markets/canada?fbclid=
Bonjour. Bon résumé de ce programme qui s’avère être depuis des années un gouffre financier et reste, malgré sa mise en production, un appareil de présérie ne disposant pas encore de toutes ses fonctionnalités, si tant est qu’il en dispose un jour (cf. Block 4 différé de six ans et amoindri en termes de fonctionnalités offertes). Pour valider un projet perso de générateur de sites web, j’ai conçu et mis en ligne un site collationnant le maximum possible d’articles de presse ou blog parus sur le sujet (ainsi que le Rafale / Gripen / Eurofighter / SCAF). Ce site recense aujourd’hui plus de 9 000 articles et grossit quotidiennement (https://saga-f35.fr). En parcourant les articles en question on s’aperçoit très vite, rien qu’à la lecture des titres, que les problèmes du F-35 sont parfaitement identifiés depuis longtemps, les dérives financières connues… et que de nombreux gouvernements ont préféré mettre des oeillères au nom d’une hypothétique garantie de défense fournie par les US, dont on sait à présent qu’elle ne vaut absolument rien. Je suis Français et en tant que tel bien heureux que nous ayions conservé depuis des années, tous gouvernements confondus, une notion de souveraineté qui nous permet de nous affranchir des colliers de type ITAR mis en place par les Américains. Ces derniers ne nous apprécient pas trop pour ça… mais pour tout dire on s’en fout complétement. Depuis des décennies la France alerte ses compères européens sur le risque que fait peser cette hyper dépendance, et depuis tout autant de temps ces derniers ne voient dans cette démarche qu’une approche arrogante. Aujourd’hui, s’il prenait l’envie à Trump de ne plus livrer les librairies permettant au F-35 de décoller et assurer ses missions, le Rafale serait encore l’un des seuls à pouvoir prendre l’air. J’espère que le Canada aura le bon sens de s’affranchir des US concernant les F-35, même s’il y a un coût à le faire, c’est assurément un mauvais moment à passer mais une souveraineté pleine et entière retrouvée pour l’avenir… Cependant, vu l’effort que met la défense canadienne ces jours-ci à imposer le F-35, il est probable que vous replongiez à nouveau dans une dépendance de fait (mais ce n’est qu’un avis subjectif et les faits peuvent me contredire).
Ce que vous décrivez concernant l’attitude de la France face aux États-Unis remonte comme vous le savez à Charles de Gaulle qui très tôt après la Seconde Guerre a pris la mesure du « danger » que représentait pour la France le parapluie de défense américain. Cela pouvait alors paraître ingrat compte tenu du fait que les Américains, avec les Alliés, avaient généreusement contribué à libérer la France et le reste de l’Europe. Mais après un certain nombre d’années il devenait de plus en plus nécessaire et opportun de permettre à la France de voler de ses propres ailes. Il en fut de même côté nucléaire où encore une fois de Gaule a opté pour l’autonomie et l’indépendance; ce qui a permis à la France de développer son propre système d’armes nucléaires et du même coup développer ses ressources énergétiques en construisant un immense parc nucléaire qui assure aujourd’hui une production électrique sans équivalent ailleurs en Europe. Pendant ce temps-là le Royaume-Uni a préféré jouer la carte de la Special Relationship qui fait en sorte qu’aujourd’hui les Britanniques sont totalement dépendants des USA pour l’arme nucléaire et de la France pour la production d’électricité d’origine nucléaire. Le plus drôle c’est qu’ils sont sortis de l’Union européenne parce qu’ils désiraient retrouver leur indépendance.
Le Rafale n’a été que le choix logique. Un bi moteur pour le Canada. Mais le Canada a une dent envers la France, les français et le français. C’est clair.
Les français veulent garder leur technologie et tout faire chez eux.
Dans votre texte de référence au reportage du Challenger le Présidé se nommait Fred (Frédérick Ronald) Kearns et non Robert Kearns .
Merci
J’ai connu quelqu’un qui s’appelait Bob Kearns, c’est doute pour cela que je me suis trompé. Merci de la précision, je corrige.
Le F-35 n’est rien d’autre qu’une énorme dinde volante , celà tombe bien dans le temps des fêtes ! La cuisse où l’aile ?
Le F-35 ne peut voler sans le F-22 surtout en Arctique et encore le F-22 le fait tomber comme une roche a la verticale comme c’est arrivé en Alaska .
Au dernier SAIB le seul avion qui n’as pas voler le dimanche c’est le F35 !!! Depuis ce temps j’ai beaucoup de doutes. Au PA ils ont spécifier que l’avion ne volerait pas parce que la pluie peut affecter la finition extérieur du F35………. Imaginez une utilisation journalière au Canada avec la neige en plus !!! Aux poubelles et on reprend rapidement avec le Gripen.
Selon les critères de l’armée canadienne le F-35 l’a emporté à 95% contre 33% pour le Gripen.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2209621/avion-militaire-saab-lockheed-martin-ottawa-competition
De toute évidence, en 2021, les coûts et la fiabilité ne faisaient pas partie des critères d’évaluation. C’est bien beau un avion performant sur papier, mais s’il est toujours dans le hangar, il n’est pas très utile au combat.
Que le F-35 soit plus performant que le Gripen n’a pas vraiment d’importance pour nous. Car, il y a deux types de «performance», et ceux-ci ne correspondent pas.
Sur le plan militaire, on a déjà eu un intercepteur très performant; peut-être le plus performant de son époque: L’Avro CF-105 Arrow. Et, qu’est-il advenu de cet avion? Ne voit-on pas que la performance importe peu?
Toujours sur le plan militaire, on utilise le F-18 depuis le 07 janvier 1983… il y a bientôt 43 ans! Cela ne nous empêche pas d’œuvrer avec l’OTAN et de participer à des missions interarmes. Cet avion est-il performant aujourd’hui? On voit ici que la performance est une donnée subjective.
Le Canada, sur le plan militaire, sera toujours un adversaire faible et facile à vaincre pour n’importe quelle superpuissance. Pour la performance de quelques avions de chasse, on repassera. On est rien. Qu’on ait des F-35 ou des Gripen, on va entrer chez nous comme dans du beurre. De plus, la supériorité stratégique et la dissuasion reposent sur l’arsenal nucléaire; ce que nous n’avons pas.
En réalité, la performance militaire n’a pas vraiment d’importance par opposition aux intérêts économiques. En tout cas, c’est l’approche américaine qui nous l’enseigne. Ce qui est vraiment important pour eux, c’est de nous vendre leurs produits: America first. On parle ici de performance économique. Pas étonnant que le lobby américain s’active pour discréditer les rivaux. Ils ont une vente à faire.
Alors, sur ce plan, le F-35 est-il plus performant que le Gripen? Oui, pour l’économie américaine; non, pour l’économie canadienne. Le Gripen est-il plus performant que le F-35? Non, pour l’économie américaine; oui, pour l’économie canadienne.
L’idée d’une supériorité technologique n’est qu’un argument de vente parmi d’autres. On se fait vendre toutes sortes de produits militaires. Nos avions de combat, notre sous-marin (ben oui, on n’en a qu’un seul), nos chars d’assaut, etc. sont produits ailleurs qu’au Canada, et par conséquent, ne sont pas produits par des travailleurs canadiens: soyons clairs! Pendant ce temps, d’autres pays, de taille économique analogue au Canada développent leurs propres infrastructures militaires en faisant vivre leurs travailleurs. Et voilà que quelques-uns de ces pays nous offrent de partager leurs moyens de production. Mais, on sera probablement assez naïf pour croire que ces offres ne sont pas suffisamment «performantes»! Et, pourtant, l’importance relative de la performance militaire est proche de zéro. Sur le plan économique, n’importe quel avion de combat produit ici sera le plus performant pour nous.
L’histoire se répète.
Rappelons-nous de l’intercepteur tout-temps CF-105, de l’hydroptère Bras-d’Or (FHE-400), et j’en passe.
Rappelons-nous de l’échec des Bomarc et autres Voodoo, que nous avons préférés aux chefs-d’oeuvres de la technique canadienne.
On dit que le tigre doit savoir s’incliner devant la fourmi. Voilà le genre d’humilité qui ne sied point au gouvernement d’un certain pays au sud du nôtre, actuellement gouverné par un fou furieux gorgé d’orgueil et d’incompétence.
L’histoire se répète, car on ne l’enseigne pas dans nos écoles. Plutôt, on la censure et on la déforme. On la sert omme un plat insipide au goût des valeurs du jour, concocté par une meute de technocrates obsédés par la manipulation des masses.
L’histoire se répète…