Aéroport de Mascouche : un gâchis de 12 M$ pour les citoyens?

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Jusqu’en 2011-2012, l’aéroport de Mascouche ne semblait pas déranger beaucoup d’habitants et on entendait peu parler de ce petit aérodrome.

 

Puis, les élus et le maire de la municipalité ont annoncé leur intention de fermer cet aéroport qui ne rapportait pas suffisamment à leurs yeux afin d’utiliser les terrains pour faire du développement immobilier commercial, sans doute plus rentable à leurs yeux.

 

Durant la campagne électorale de 2013, le candidat à la mairie, Guillaume Tremblay, s’est clairement positionné en faveur du maintien de l’aéroport à Mascouche. Il ne devait certainement pas y avoir une forte proportion de citoyens de Mascouche qui s’opposaient à la présence de l’aéroport puisque M. Tremblay a été élu avec près de 73% des voix.

 

Mais moins d’un an après son élection, le maire Tremblay faisait volte-face et annonçait son intention de fermer l’aéroport à l’automne 2016. La corporation qui gérait l’aéroport de Mascouche a alors accepté de négocier de bonne foi avec la municipalité afin de relocaliser l’aérodrome ailleurs que sur le territoire de la municipalité. En décembre 2014, les deux parties ont signé une entente qui prévoyait la fermeture de l’aéroport de Mascouche le 15 novembre 2016 et sa relocalisation à l’extérieur du territoire de Mascouche.

 

En vertu de cette entente, la corporation qui gère l’aéroport de Mascouche pourra recevoir une compensation financière pouvant atteindre 3 000 000 $ pour sa relocalisation. Puisqu’au Québec une municipalité ne peut verser une somme d’argent à un organisme qui n’est pas situé sur son territoire, l’entente prévoit le dépôt et l’adoption d’un projet de loi privé à l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi aurait pour effet de permettre à la corporation de l’aéroport d’aménager un nouvel aéroport à l’extérieur de Mascouche.

 

Mais au mois de décembre 2015, le projet de loi qui porte le numéro PL209 n’ayant toujours pas été adopté (il ne l’est pas encore), les administrateurs doivent trouver une autre solution afin de ne pas se retrouver sans aéroport lorsque celui de Mascouche fermera le 15 novembre 2016. À plusieurs reprises durant les mois d’hiver 2016, la corporation de l’aéroport de Mascouche a demandé une extension de la date de fermeture de l’aéroport tenant compte des longs délais à prévoir avant l’adoption du projet de loi. Mais la municipalité a refusé toutes les demandes de la corporation.

 

Devant la possibilité de perdre la compensation financière que la municipalité de Mascouche s’était engagée à verser afin de permettre la relocalisation, la corporation de l’aéroport de Mascouche n’a eu d’autre choix que de procéder à l’acquisition de terrains qui sont en partie dans la municipalité de Mascouche.

 

Depuis que le nouvel aérodrome qui s’appellera Aérodrome Les Moulins a été annoncé, la municipalité a multiplié les actions en justice afin d’empêcher cette relocalisation et elle a refusé de verser les sommes qui étaient prévues dans l’entente de décembre 2014.

 

De guerre lasse, la corporation de l’aéroport de Mascouche ainsi que le promoteur de l’Aérodrome Les Moulins n’ont eu d’autres choix que de déposé une poursuite de 5 000 000 $ contre la municipalité de Mascouche; cette poursuite s’ajoute à celle des propriétaires fonciers du défunt aéroport de Mascouche qui est de l’ordre de 7 000 000 $.

 

Le résultat net des décisions prises par le maire Guillaume Tremblay est qu’un an après sa fermeture, les terrains de l’aéroport de Mascouche sont maintenant déserts et ils ne rapportent plus aucun revenu foncier. La fermeture de cet aéroport entraîne aussi des pertes d’emplois dans de le domaine spécialisé de l’aviation. Les anciens propriétaires de terrains et bâtiments ainsi que les propriétaires d’avions ont été obligés de se relocaliser ailleurs et à grands frais. La municipalité a dépensé d’importantes sommes en frais judiciaires, sans compter les deux autres paliers de gouvernement, ainsi que le promoteur de l’Aérodrome LesMoulins.

 

Si la municipalité avait seulement accepté de reporter la date de fermeture de l’aéroport de Mascouche et de faciliter sa relocalisation, en ce mois de novembre 2017 personne ne parlerait de l’aéroport de Mascouche. Dans cette histoire, il est évident que des préjudices ont été causés. Si après l’élection de dimanche la municipalité continue de s’entêter, ce sont les contribuables de Mascouche qui pourraient faire les frais des mauvaises décisions de l’administration Tremblay. Si les sommes réclamés étaient accordés, les payeurs de taxes en auront pour des décennies à payer pour le fiasco du maire Tremblay.

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6 thoughts on “Aéroport de Mascouche : un gâchis de 12 M$ pour les citoyens?

  • novembre 4, 2017 at 12:08 am
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    Encore un autre pas dans ma cours,un arnacque de municipalitee ou ces elus qui pensent
    Tout connaitre parce qu’ils sont elus et se prennent pour Dieu,et font payer leurs gaffes par les citoyens.Surtout que dans les cas d’aeroport,la cours supreme du Canada a renversee les decisions des cours provinciales.

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  • novembre 4, 2017 at 7:32 am
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    Vous n’avez qu’à voter en conséquence cette fin de semaine, dimanche!!!

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  • novembre 4, 2017 at 9:54 am
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    Ils dérangeait personne à cette endroit et pour la ville il avait emplemen de terrain vacant au alentour je croit à L’ABUS DE POUVOIR de certain élus de cette municipalité ?

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  • novembre 12, 2017 at 9:36 am
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    Une autre décision aberrante qui favorise probablement un Libéral ou un tit zami des Libéraux.

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    • novembre 12, 2017 at 10:27 am
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      Le maire Tremblay est un ancien député du PQ.

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  • novembre 16, 2017 at 3:08 pm
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    Je suis le fondateur de l’aéroport de Mascouche. Avant la première élection du maire Tremblay il m’a demandé de le rencontrer afin d’avoir plus d’info à propos de l’histoire de l’aéroport. Il a clairement exprimé qu’il s’opposerait à sa vente. De plus, quand la ville a obtenue du gouvernement provincial le terrain de l’aéroport qui était des résidues des expropriations pour la construction de la 640, il était clairement spécifié que le gouvernement cédait le terrain que pour des utilisations à des fins d’ordre public seulement, rien d’autre.

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