Les syndiqués AIMTA de Bombardier à l’heure des choix

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Dimanche le 4 mars prochain, les membres du local 712 de l’AIMTA sont convoqués à une assemblée extraordinaire; la procédure visant la scission du C Séries est à l’ordre du jour.

 

Le fait qu’une entente entre l’AIMTA et Bombardier sur la scission du C Series survienne maintenant est une indication claire que les négociations entre Airbus et Bombardier avancent à grands pas. Il est fort possible que cette entente soit une condition d’Airbus pour aller de l’avant avec la prise de contrôle du C Series. Le géant européen, qui n’a pas beaucoup d’expérience en relations syndicales au Québec, souhaite sans doute obtenir une certaine garantie de stabilité avec ses employés afin de se concentrer à améliorer la rentabilité du C Series.

 

Au cours des trois dernières années, les employés de Bombardier ont vécu leur lot de bonnes et de mauvaises nouvelles. C’est un véritable parcours de montagnes russes qu’ils ont eu à vivre alors que leurs sentiments se sont promenés entre le pessimisme et l’optimisme. S’ils ont le contrôle sur la qualité de leur travail, les travailleurs syndiqués ne peuvent rien contre certaines décisions prises par leur employeur et cela finit inévitablement par créer de la frustration et ce phénomène n’est pas unique à Bombardier.

 

Mais au cours de la dernière année, même la direction de Bombardier s’est retrouvée dans une situation qu’elle n’a pas choisie et sur laquelle elle n’avait pas de contrôle. Il est évident que du président de Bombardier jusqu’au préposé à l’entretien, tous les employés se seraient bien passé de l’épisode devant la commission du commerce international. Cependant, la plainte de Boeing aura permis de mettre à jour ses intentions de mettre à mort le C Series. Le fait que le géant américain veuille mettre la main sur l’E2, qui est le seul véritable concurrent du C Series, permet de conclure qu’il va poursuivre sa guérilla. Depuis l’annonce du partenariat entre Airbus et Bombardier, la situation a évolué au point où on peut se demander si la direction de Bombardier a encore le choix de dire non.

 

Le 4 mars prochain, les membres du local 712 de l’AIMTA devront décider s’ils veulent qu’Airbus prenne le contrôle du C Series. Pour plusieurs d’entre eux, ce sera une décision très difficile à prendre parce qu’elle implique des émotions très fortes. Ce qui est certain, c’est que les absents ont toujours tort donc il est important que tous ceux et celles qui ont droit de vote se déplacent dimanche, car ils auront le droit de choisir quel futur ils souhaitent pour le C Series.

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12 réflexions sur “Les syndiqués AIMTA de Bombardier à l’heure des choix

  • février 27, 2018 à 5:32 pm
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    Ta raison, sa pas toujours été facile pour les syndiqué-es qui en ont vu de toute les couleurs depuis la naissance ou presque du programme C Serie. Quand un syndicat demande a ses membres de voter lorsque la convention collective est encore en force c’est surement du très sérieux. Ayant été syndiqué de 1972 à 2009 dont 31 ans chez Pwc, je connais assez bien l’importance de ce type de vote pendant la durée d’une convention qui ce termine le 30 novembre 2018. Je veux pas jouer a la belle-mère, mais je ne peu résister de dire a tous, n’écouter pas toutes ces rumeurs souvent des plus farfelues qui va venir du plancher d’usine comme on dit….. 99,9% des membres devraient être là le 04 mars pour discuter des vrais affaires et voter de manière rationnelle et sans peur. Certains politiciens vont peut-êtres dire des conneries comme quand le gouvernement a du puiser dans son bas de laine pour sauvé bien des emplois. Une bonne mémoire va surement sans souvenir a l’élection provincial le 01 octobre 2018. Bonne chance a tous pour le vote du 04 mars.

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  • février 27, 2018 à 6:22 pm
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    Bonjours …vous dites dans votre texte les employer on a décidé du control de airbus
    C’est pas pour sa du tout qu’il vont voté dimanche ,c’est pas pour la convention..

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    • février 27, 2018 à 6:47 pm
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      Le communiqué de presse de l’AIMTA est très claire, il est question de la scission du C Series et c’est une assemblée spéciale. Il n’est pas question de la convention qui va se terminer le 1 novembre 2018.

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      • février 28, 2018 à 3:53 pm
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        Justement le vote n’est pas si airbus prends le contrôle, mais plus sur le comment. Ça me dit dans ton lien procédure visant la scission.

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        • février 28, 2018 à 4:55 pm
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          Tu as raison de dire que le vote n’est pas sur la prise de contrôle d’Airbus. Maintenant pose toi question suivante: si les employés de Bombardier rejettent la proposition qui est une entente entre l’AIMTA et Bombardier, pourquoi Airbus prendrait le contrôle du C Series si elle n’a aucune garantie que les employés vont suivre?

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          • février 28, 2018 à 7:43 pm
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            Oui,si les employés syndiqués ne veulent pas suivre Airbus, aucune possibilité pour que la survie du programme soit sécuriser.Sa passe ou sa casse comme on dit. C’est ce que je comprend avec touts les donnés qui ont été rendu public depuis plusieurs années sur cette saga du programme c serie. Espérant que 99,9% vont aller discuter de manière rationnelle et sans peur. Espérant aussi que les syndiqués ne donneront pas foi a toutes ces rumeurs de plancher d’usine qu’ils entendrons d’ici dimanche.

          • février 28, 2018 à 9:52 pm
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            Alabama….

  • février 28, 2018 à 2:36 am
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    Si je comprends bien, certains des travailleurs de Bombardier vont devenir employés de CSALP. C’est peut-être déjà le cas pour plusieurs d’entre eux.

    Doit-on comprendre que ceci concerne ceux qui travaillent sur le site de la ligne d’assemblage final du C Series à Mirabel ?
    Combien d’employés aura CSALP à Mirabel au total (incluant employés du bureau) ?
    Qui seront transférés a CSALP ?
    Que sont les critères des employés à transférer ?
    Que deviennent ceux qui refusent d’aller à CSALP ?

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  • février 28, 2018 à 7:41 pm
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    Cette situation soulève beaucoup de questions.
    Je crois que du côté d’Airbus, qui est propriétaire majoritaire de la C Séries, on a tout intérêt à maintenir la main d’œuvre actuelle en place et même de la consolider. Il est réaliste d’envisager que les conditions de travail (salaires, avantages sociaux, etc.) suivront. Airbus pourrait même « bonifier » l’offre aux employés en faisant miroiter les perspectives de croissance. Cette réunion sera importante pour donner le ton aux prochaines négociations ou ententes avec le nouveau patron.

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