Air Transat à la croisée des chemins (partie 1)

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Pour Air Transat, 2017 constitue la dernière année de son plan stratégique de trois ans. Selon ce plan, le transporteur devrait annoncer dans les mois à venir si son projet d’expansion au pays de l’Oncle Sam tient toujours. Mais surtout la fin du plan stratégique implique que la direction d’Air Transat est à travailler sur le prochain.

Alors qu’elle fait face à une concurrence qui ne cesse d’augmenter, que de nouveaux avions sont maintenant disponibles offrant de nouvelles possibilités, Air Transat ne peut tout simplement pas espérer continuer son petit bonhomme de chemin en faisant exactement les mêmes choses et en utilisant les mêmes méthodes. Son dernier plan stratégique ne lui a pas permis d’écrire son dernier bilan à l’encre noire et les déficits continuent de s’aligner les uns derrière les autres.

Avant de regarder quelle direction peut prendre Air Transat, nous allons poser un regard sur sa situation actuelle avec une analyse de ses forces, de ses faiblesses, des menaces qui pèsent sur elle et des opportunités qui s’offrent à elle.

 

Les forces d’Air Transat

Établi depuis maintenant 30 ans, le nom d’Air Transat a transporté plus 2,3 millions de passagers en 2016 et est très connu au Canada. Elle est un fournisseur de services de voyage verticalement intégré qui possède son réseau d’agences, son transporteur, ses hôtels et ses services offerts aux vacanciers (excursions tours de ville, etc.)  à destination. La notoriété de sa marque de commerce est un actif important.

Si Air Transat a démontré une certaine insouciance quand Sunwing s’est implanté, elle a été capable de se réajuster par après et son équipe de direction a su prendre les bonnes décisions. Au plus creux de la vague, sa forte culture d’entreprise et le sentiment d’appartenance de ses employés ont permis de créer un esprit de corps afin d’assurer sa survie.

Air Transat sait comment gérer et entretenir une flotte de vieux appareils afin d’en tirer le meilleur et elle devrait être en mesure de garder les plus vieux de ses A330 encore plusieurs années. De plus la décision de remplacer ses A310 avant qu’il ne soit trop vieux, par des A321LR dernier cri lui apportera une plus grande flexibilité opérationnelle et lui permettra de mieux s’adapter à la nouvelle réalité du transport aérien. Au cours des dernières années, son équipe de gestion a réussi à négocier des baux de location d’appareils à des taux fort avantageux lui permettant de réduire ses frais fixes.

Malgré la forte compétition des dernières années, Air Transat possède encore de solides liquidités de plus de 300M$ et de bons actifs.

 

Dans notre prochain article: Les faiblesses d’Air Transat

 

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One thought on “Air Transat à la croisée des chemins (partie 1)

  • février 21, 2017 à 5:12 pm
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    Ça fait du bien que air transat a commandé des nouvelles appareil parce-que ça fait dur avec les A310s

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