Airbus est prête pour la norme GADSS

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À partir de 2023, tous les aéronefs de 19 passagers et plus qui seront fabriqués devront rencontrer la norme GADSS. 

Qu’est-ce que le GADSS

L’acronyme GADSS signifie Global Aeronautical Distress Safety System et a pour but d’aider à la localisation d’avions en difficulté. C’est suite aux écrasements en plein océan des vols AF447 et MH370 que l’OACI a constaté une déficience importante : en dehors des zones de couverture radar, il demeure très difficile de localiser un avion en perdition. Dans les mois suivant la disparition du vol MH370, un groupe de travail a été mis sur pied afin de trouver une solution. C’est au mois de mars 2016 que l’OACI a adopté cette nouvelle norme qui se trouve dans l’annexe 6 partie 1. 

Dans un premier temps, il comporte une recommandation de suivi des aéronefs pour les exploitants aériens. Un rapport de suivit devrait être produit toutes les 15 minutes là où les services de navigation aérienne fournissent cette information. 

Les aéronefs doivent être équipés d’un système de transmission autonome de la position en cas de détresse. Le système doit être actif et capable de se déclencher automatiquement ainsi que manuellement. Il doit être muni d’une source d’énergie entièrement autonome de celui de l’aéronef. Lors d’une situation de détresse, il doit fournir un relevé de position au moins une fois par minute. La méthode pour établir le positionnement est au choix des fabricants et opérateurs. Le système doit être capable de se mettre en marche automatiquement lorsqu’une situation de détresse est détectée. Trois possibilités sont établies : une assiette inhabituelle et menant à un écrasement, si elle est maintenue, la perte de toute la puissance moteur ou encore lorsque l’aéronef s’éloigne de sa trajectoire prévue. 

Le choix d’Airbus

C’est la compagnie française Orelia qui a obtenu le mandat d’équiper les avions d’Airbus avec son système Kannad Ultima DT. À la base, il s’agit d’une balise de détresse de type ELT qui émet sut 405 MHz. Mais afin de répondre à la norme GADSS, elle est également reliée au système de navigation de l’avion. Le système est donc capable de déterminer s’il y a une situation de détresse ou non. Pour identifier la position, Kannad Ultima est en mesure d’utiliser les constellations GPS et Galileo. C’est une batterie non rechargeable au lithium qui lui fournit l’énergie nécessaire. La durée de vie de la batterie est de 5 ans. 

Kannad Ultima est en fait une ELT-DT et une fois au sol il continue d’émettre un signal de détresse standard. Il ne pèse que 1,6 kg et mesure 220 X 170 X58 MM. Les livraisons à Airbus débuteront en 2022 et il sera installé sur tous ses programmes d’avions civils. 

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8 avis sur “Airbus est prête pour la norme GADSS

  • janvier 27, 2022 à 4:23 pm
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    Cela devra être installé sur tous les avions en service ou uniquement sur les avions produit après 2023?

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    • janvier 27, 2022 à 6:14 pm
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      Pour les avions neufs, ca devait être installé an janvier 2021 puis repoussé en 2023. Pour les avions existants y a pas encore de consensus sur la date, mais ca va probablement faire comme avec l’ADS-B, la date butoir sera repoussée à quelques reprises.

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  • janvier 28, 2022 à 9:03 am
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    Pourquoi 19 passager ?? Le Global est pas dans cette categorie bizzarre

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    • janvier 28, 2022 à 9:23 am
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      De toute façon cette norme ne s’applique qu’aux avions commerciaux.

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      • janvier 28, 2022 à 2:24 pm
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        Le Global Net jet et Vista Jet sont utiliser commercialement.

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        • janvier 28, 2022 à 11:55 pm
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          Oui mais pas sous la même réglementation que les transporteurs, Netjets et autres opèrent sous Part 135, les propriétaires privés sous Part 91 et les transporteurs réguliers sous Part 121. Selon moi GADSS ne concerne que les transporteurs Part 121.

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          • janvier 29, 2022 à 7:42 am
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            Effectivement la norme GADSS a été ajouté à l’annexe 6 partie 1 de l’OACI et cette dernière touche l’exploitation commerciale. C’est la partie 2 de l’annexe 6 qui couvre l’aviation générale.

    • janvier 28, 2022 à 9:30 am
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      jusqu’à 18 passagers, les avions sont dans une catégorie différente. À partir de 19 passagers il doit y avoir un agent de bord dans l’avion et l’exploitation répond à une réglementation plus exigeante. C’est à partir de 36 passagers que les avions répondent tous aux règles régissant les lignes aériennes.

      Pensez y bien, quel est la probabilité qu’un avion de moins de 19 passagers ne se perde en plein milieu de l’océan indien comme cela s’est produit pour MH370. De toute manière, les plus petits avions n’ont habituellement pas la distance franchissable pour se perdre en plein milieu des océans et ne s’y aventure que très rarement.

      De manière générale, tous les avions d’affaires sont certifiés pour 18 passagers et moins ce qui les exemptent d’avoir un agent de Bord en tous temps car même s’il n’y a qu’un passager à bord mais 19 sièges, il doit y en avoir un. Pour le moment le fabricants d’avions d’affaires ne sont donc pas tenus de respecter la nouvelle norme. Mais en matière de sécurité, les fabricants d affaires n’hésitent pas à en faire plus. J’ai posé la question à Bombardier ce matin et je devrais avoir la réponse mardi prochain.

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