La situation financière de Bombardier continue de s’améliorer

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La publication des résultats trimestriels de Bombardier confirme son redressement progressif. Ainsi, les revenus pour le trimestre sont en légère hausse de 2 % à 1,6 G$. Durant cette période, l’avionneur a livré 28 avions d’affaires et les revenus des services après-vente ont augmenté à 359 M$. Le total de livraisons est de 50 appareils en six mois, l’entreprise prévoit toujours livrer plus 120 avions cette année. La direction semble donc convaincue qu’elle parviendra à livrer 70 avions d’ici le 31 décembre. 

Le carnet de commandes

Le ratio des livraisons sur les nouvelles commandes est de 1,8 pour le deuxième trimestre. Le carnet de commandes a donc augmenté de 1,3 G$ et est maintenant de 14,7 G$. Cela représente maintenant près de 3 ans de production. Depuis le début de 2022, l’augmentation est de 2,5 G$ et les acomptes sur les nouvelles commandes génèrent un flux de trésorerie positif. En 2020-21, l’augmentation de la cadence de production du Global 7500 avait contribué à la réduction du carnet de commandes. L’augmentation actuelle des commandes survient alors que la production du plus gros avion d’affaire de Bombardier est à plein régime. 

La dette

La dette de l’entreprise est maîtrisée et diminue graduellement : elle devra rembourser 510 M$ d’ici 2024, mais il y a fort à parier que ce sera fait d’ici douze mois. Par la suite, elle devra rembourser 1,3 G$ en 2025, 1,3 G$ en 2026 et 1,9 G$ en 2027. Pour y arriver, Bombardier devra donc emprunter une partie de la somme. Elle doit donc absolument rétablir sa crédibilité afin de pouvoir se refinancer sans avoir à verser des intérêts trop élevés. 

Le Challenger 3500

C’est au cours du troisième trimestre que Bombardier compte livrer le premier Challenger 3500. Cette nouvelle version du super-intermédiaire est très populaire auprès des acheteurs. Maintenant, il faudra voir si la chaîne d’approvisionnement sera en mesure de suivre la cadence d’ici décembre prochain. 

La pénurie de main-d’œuvre

Alors que la situation financière de Bombardier s’améliore, il ne lui qu’un seul problème important à résoudre au cours des prochaines années : la pénurie de main-d’œuvre. En ce moment, la compagnie affiche un total de 313 postes sur son site de recrutement. De ce nombre, 308 sont dans la région de Montréal. La plupart de ces postes exigent soit une formation technique en aéronautique ou un baccalauréat. 

Le problème c’est le faible nombre de diplômés dans chacune des catégories et en plus Bombardier n’est pas la seule à recruter. Tenant, compte des départs à la retraite d’ici 2030, sa situation va aller en s’aggravant. Elle doit absolument trouver une manière de pourvoir les postes, sinon c’est sa capacité d’innover et de produire qui sera affectée.

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5 avis sur “La situation financière de Bombardier continue de s’améliorer

  • août 4, 2022 à 1:55 pm
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    LADQ: « Pour y arriver, Bombardier devra donc emprunter une partie de la somme. Elle doit donc absolument rétablir sa crédibilité afin de pouvoir se refinancer sans avoir à verser des intérêts trop élevés. »

    Le problème c’est que Bombardier paye un taux d’intérêt relativement élevé présentement. On pouvait espérer que de nouveaux prêts pour rembourser les précédents viendraient avec des taux plus bas compte tenu du fait que Bombardier est maintenant moins à risque. Hélas les taux ont commencés à monter depuis un certain temps et continuerons vraisemblablement de monter encore à court et à moyen terme.

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  • août 4, 2022 à 4:58 pm
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    Voici ce que ma bulle de cristal m’a chuchoté à l’oreille hier soir:

    « Dans quelque part dans l’année 2022, tu vas voir une émission de 200Milions d’actions à 18-20$CAD d’une valeur 3.6-4 Milliards pour se débarrasser de la dette. »

    Est-ce que c’est envisageable?
    À réfléchir.

    Salut

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    • août 4, 2022 à 10:40 pm
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      Bbd améliore graduellement son BPA.
      Les cash flow sont aux rdv.
      Un carnet de commande de prêt de 3 ans de production. Les réalisations de M.Martel ( pas aug. cadence, rapatriement d’activités en 2020,…)
      J’ai pleinement confiance en lui pour la gestion de la dette. Humble opinion.

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  • août 5, 2022 à 8:02 am
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    Tout simplement: Non… il y a seulement 85.37 millions d’action en circulation présentement. La dilution serait beaucoup trop élevé.

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  • août 6, 2022 à 1:38 pm
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    Bombardier possède une dette assez bien « gérable » dans la durée. Plus Martel fera le choix de rembourser à l’avance, plus la confiance dans le management sera un critère dans l’octroi de la prime de risque associée à du refinancement par obligations d’entreprise, et donc, on peut penser à de meilleurs taux, même si les taux d’intérêt augmentent…Autrement, on peut espérer que la nouvelle division de l’entretien et de la maintenance de plus de 5 000 avions, avec une marge d’au moins 50% sera la vache à lait qui permettra à Bombardier d’accélérer le remboursement de sa dette. Politiquement parlant, émettre de nouvelles actions va porter atteinte à la crédibilité de Martel et de son équipe: c’est une voie trop facile et une sacré contrainte, par la suite, pour aller chercher des subventions. L’émission d’action n’est guère souhaitable avant le remboursement de 4 G$ sur 6G$ de dettes et devra être justifiée pour de l’investissement dans de nouveaux produits. 2025, avec la mise en production du Global 8000, on peu penser qu’un an avant ou après, on sortira des cartons un nouvel appareil. Un Challenger 4000 ? Un Global 4000 pour remplacer les 2 Challenger ? Si on regarde côté de la nouvelle division de Bombardier Military, on peut facilement imaginer, éventuellement, un co-entreprise avec un géant de l’armement américain qui ne détient pas le savoir-faire technique en aéronautique possédé par Bombardier et qui, dans le contexte d’aujourd’hui, cherchent des vecteurs de croissance à court terme pour capitaliser sur l’augmentation des dépenses militaires des pays de l’OTAN…

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