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Les 25 ans du Global Express 3e partie

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Les 25 ans du Global Express 3e partie

C’est le 13 octobre 1996 que le Global Express a effectué son vol inaugural à l’aéroport de Downsview. Pour souligner cet anniversaire, Les Ailes du Québec publie 4 textes à propos de cette réussite industrielle et commerciale.

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Le lancement de la production

C’est à la fin de 1993 que Bombardier lance officiellement le programme Global Express. L’évaluation du coût de développement oscille entre 800 M$ et 1 G$ et le premier vol est prévu pour 1995. Afin de réduire les risques, le fabricant fait appel à des partenaires dont la contribution atteindra 50 % des coûts. 

Ainsi, BMW-Rolls Royce fournira le moteur BR-710 tandis que Mitsubishi Heavy industries s’occupera de l’aile. Messier-Dowty participe également au programme en avec le train d’atterrissage. Honeywell fournit la suite avionique Primus qui compte six écrans cathodiques dans le poste de pilotage. L’avion sera également équipé d’un système de vision à tête haute. 

Dès le début de 1994, une équipe de 200 personnes s’affaire à la conception et de la définition du programme. Les ingénieurs des différents partenaires font également partie de cette équipe basée à Montréal. Au cours de l’année d’autres fournisseurs importants sont sélectionnés dont : Sextant (Thales) pour les commandes de vol. Bombardier a écarté les commandes de vol électriques pour des raisons de coût et de réticence des clients. 

Avec le Global Express, le choix des fournisseurs a une influence directe sur la définition de l’avion. Les fournisseurs conçoivent leurs éléments et leurs systèmes qui sont ensuite intégrés. Bombardier décide d’utiliser le logiciel de conception et de modélisation CATIA afin de faciliter l’intégration.

La part de Bombardier

Le Global Express est le premier avion entièrement développé sous la gouverne de Bombardier. Ses filiales aéronautiques se chargeront essentiellement du fuselage, de la structure, de l’assemblage et de la finition intérieure. La division Canadair s’occupera du poste de pilotage et de certains éléments de structure. Short obtient le mandat de fabrication du fuselage avant, des nacelles et du stabilisateur. De Havilland prend en charge le fuselage avant, le stabilisateur vertical et l’assemblage à Downsview. 

Au début de la production, la finition intérieure se fait sur plusieurs sites, dont ceux de Wichita et Dorval. Mais avec le temps, le centre de finition du Global Express de Montréal s’occupera de la presque totalité des appareils. 

Un avion unique

Bien qu’il partage quelques éléments de bases avec. Le Challenger 601, le Global Express est un avion complètement différent. Il peut voler à 51 000 pieds, il est plus rapide et très efficace. Lors des consultations avec les clients éventuels, plusieurs se sont plein du manque de fiabilité des avions d’affaires. Bombardier prend acte et vise un taux de fiabilité de 99,5 % pour le Global Express. Il a donc été développé avec un minimum de composantes tout en s’assurant qu’une défaillance simple n’entraîne pas le report du vol. 

Pour la certification, Bombardier utilise les principes de la norme Extended-range Twin-engine Operation Perfomance Standard (ETOPS). Cette norme s’applique aux avions biréacteurs commerciaux de transport de passager. Du point de vue marketing, elle permet de rassurer les clients puisqu’elle apporte une sécurité supplémentaire. Du point de vue technique, cela exige l’utilisation d’ordinateurs capable d’identifier et isoler une défaillance en vol. Le Global Express est donc le premier avion d’affaires à avoir autant recours à l’électronique.

La conception de l’aile du Global Express pose certains défis bien particuliers : afin de pouvoir voler rapidement et loin, elle doit générer peu de traînées en croisière. Mais au moment d’atterrir, elle doit avoir beaucoup de portance. En plus, elle est très flexible ce qui permet de mieux absorber les turbulences en vol. La mise au point de cette aile est une des grandes réussites du programme Global Express. 

À son entrée en service, il est le plus grand des avions d’affaires et il établit une nouvelle norme de référence. 

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