Aéronautique : la France déclare l’état d’urgence

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Le gouvernement français a annoncé un plan d’aide à l’industrie aéronautique de 15 G d’euros ou 23 G $ CAN. Ce plan d’aide sectoriel inclut également l’aide de 7 G d’euros déjà accordée à Air France. Le gouvernement français a décrété l’état d’urgence pour l’industrie aéronautique en crise. 

L’aide aux PME

Le plan de relance comporte deux fonds dédiés au soutien des PME et des entreprises de taille intermédiaire. Le premier fonds permettra d’investir directement dans les entreprises sous la forme de capital action. L’enveloppe de ce fonds pourra atteindre 1 G d’euros, Airbus, Dassault, Safran et Thales participeront à ce fonds. Paris n’exclut pas la prise de participation majoritaire là où la situation le requiert. Le deuxième fonds servira à supporter la transition des entreprises vers le numérique et l’industrie 4.0.


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Afin de permettre à l’industrie de rester à la fine pointe de la technologie, la France investira 1,5 G d’euros dans le développement d’un avion zéro émission d’ici 2035. 

L’objectif est le développement d’un remplaçant ultra sobre à l’A320 pour 2030 et préparer la transition à l’hydrogène d’ici 2035.

Soutenir l’exportation

Finalement, la France a proposé à la Commission européenne un changement concernant les règles de remboursement du crédit à l’exportation. Concrètement, les compagnies aériennes auraient jusqu’à 18 mois avant de débuter les paiements sur les avions neufs. Le délai actuel est de 6 mois, ce changement permettrait de reprendre les livraisons d’avions neufs. Cette proposition doit être également faite à l’OCDE afin d’éviter les représailles des autres pays. 

Pendant ce temps au Canada

La France qui compte 65 M d’habitants et 100 000 emplois directs en Aérospatiale adopte un plan de sauvetage. L’aide totale est de 23 G de dollars canadiens et vise à soutenir une industrie considérée comme stratégique.

Pendant ce temps au Canada, pays de 37 M d’habitants et de 80 000 emplois directs en aérospatiale, rien! Pas le peine d’interroger les ministres de l’innovation et des transports, ils n’ont rien à proposer. Alors que tous les autres intervenants s’entendent sur la valeur stratégique de l’industrie aérospatiale, Ottawa fait la sourde oreille. L’industrie aéronautique ne peut accepter le silence du gouvernement Trudeau et doit continuer de se faire entendre. Le gouvernement doit comprendre que la mise en place d’une stratégie canadienne de l’aérospatiale est une question de survie. 

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15 réflexions sur “Aéronautique : la France déclare l’état d’urgence

  • juin 9, 2020 à 10:10 am
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    Si les États concurrents soutiennent leur secteur aérospatial avec de généreux subsides, le Canada n’a pas le choix de suivre. Ne pas suivre équivaut à l’abandon de cette industrie. Au final, on n’aura pas seulement donné la CSeries, mais bien davantage.

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  • juin 9, 2020 à 10:46 am
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    N’y aurait-il pas derrière cette hésitation du gouvernement un powerplay politique ou commercial déguisé ?

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    • juin 9, 2020 à 11:06 am
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      Justin Trudeau jouant un powerplay? Remarquez que rien n’est impossible le, mais ce serait bien une première. De ce que j’entend des gens gens qui ont eu des discussions avec le gouvernement fédéral, ce dernier n’entend pas être au point de mesures spécifiques pour aucun secteur d’activité. Que des mesures mur à mur comme la PCU et la SSUC.

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  • juin 9, 2020 à 12:57 pm
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    …Transition vers l’hydrogène? j’aimerais bien savoir comment ils feront pour produire de l’hydrogène en masse et de manière rentable. oubliez l’electrolyse, ça prend 2 fois plus d’énergie pour séparer une molécule d’eau que ce que l’hydrogène produit donnera par la suite, c’est comme faire du bois avec de la cendre…par procédés chimique (décomposition du gaz naturel par la vapeur et de monoxide de carbone…ce qui cré du co2 comme sous-produit!!!) on verra bien.

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    • juin 9, 2020 à 7:38 pm
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      Pourtant tout le monde s y met, y compris Hydro-Québec.
      L electrique par batterie est une transition, la vrai revolution viendra de l hydrogene comme moyen de stockage d energie, et de la fusion pour la produire. Pas sur qu on vois tout ca de notre vivant par contre 🙂

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      • juin 9, 2020 à 8:32 pm
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        De nos jour, le principe obstacle à l’avion à l’hydrogène demeure l’extraction de ce combustible qui n’est pas écologique comme le mentionnait Frédéric.

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        • juin 10, 2020 à 7:03 am
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          On réduit la consommation pour des considérations économique, pas écologique.
          Ca c est juste du green washing. Comme quand ils disaient au moment du 380 que le composite est écologique. C’est bien connu que l époxy est très écolo. 🙂

          Le problème n est pas de produire l énergie (Vous avez des lacs, on a 56 réacteurs nucléaires), c est de la stocker.
          Quand on pompe de l eau vers un lac de haute montagne la nuit pour stocker cette Energie et la faire redescendre en cas de pic de consommation, il y a forcement des pertes importantes. Et pour l instant on a pas trouvé mieux.

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          • juin 10, 2020 à 7:25 am
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            Si je me fie à ce que je vois d’ici, les verts en mène très large en Europe et en particulier en France. L’annonce d’hier a sans doute pour but de faire taire les jappements et l’objectif est très ambitieux. Au début de mois de mars, le PDG de Dassault M. Éric Trapier était à Montréal. Il a d’ailleurs parlé d’hydrogène à cette occasion: https://www.lesailesduquebec.com/le-gifas-en-mission-commerciale-a-montreal/
            En septembre 2019, c’était Guillaume Faury qui mentionnait lors de son passage à Montréal que c’était possible d’avoir un avion zéro émission en 2040. https://www.lesailesduquebec.com/airbus-fait-le-point-sur-sa-presence-au-canada/
            Forcément, ces deux dirigeants voient quelque chose que nous ne voyons pas.

          • juin 11, 2020 à 12:11 pm
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            Non en fait les verts sont très loin d être heureux.
            Les verts ne veulent plus d avions sur des vols de moins d une heure.
            En gros la fin des vols intérieurs au profit du train.
            Ce qui aurait profité à bombardier transport et Alstom, mais tué airbus.

    • juin 11, 2020 à 12:01 pm
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      Il existe des bateaux qui produise de l eau lourde qui leur sert de propulsion… ils sont a l essai bien sur. Mais ca avance !

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    • juin 12, 2020 à 11:18 am
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      La France a l’un des territoires maritimes les plus grands il n’y a donc aucun problème autre autre de créer des usines d’hydrogènes. C’est en soit assez simple en faite sur ce plan là. En plus ce donner 15 ans de développement est ingénieux et réaliste

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  • juin 9, 2020 à 1:39 pm
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    on a pas le droit de passer a coté de cette offre et de laisser tomber tout se monde qui attend pour que sa recommence ce son des très bonne emplois payante et nous avons beaucoup de gens qui attend pour se secteur il faut faire pression sur Otawa avec le bloc Québécois pour faire aboutir se dossier dans le bon sens et presse n n il faut pas raté cette investissement le Québec sa presse !!!|!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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    • juin 9, 2020 à 7:04 pm
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      Il est clair que c est le moment idéal de relancer les bureaux d étude.
      Par contre pour la pile a combustible, ca va peut être un peux vite, et il faudrait déjà que airbus relance l efan-x avec Siemens. Mais c est un bel objectif :).
      Les plans étaient plus pour quelque chose d un peux plus gros qu’ un 320, genre 280 pax avec l oopen rotor de safran.
      Ce qui laisserai un peux plus de place pour un 220-500

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    • juin 9, 2020 à 10:24 pm
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      C’est sur que le patron d’Airbus se devait de dire la même chose que le gouvernement pour le 2035, avec les milliards d’euros qui seront investis dans cette industrie faut pas être casse pied. C’est pas grave c’est pas le 2035 qui est important c’est plutôt les moyens financier pour y parvenir en 2035 ou 2045 et plus peut-être. Bonne emplois pour bien des ingénieurs et autres catégories de qualifications.

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