Airbus et Québec achètent la part de Bombardier dans l’A220

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Airbus et le gouvernement du Québec deviennent les seuls propriétaires du programme A220 alors que Bombardier finalise son retrait stratégique du secteur de l’aviation civile commerciale

 

  • Bombardier vend sa participation résiduelle dans la Société en commandite Airbus Canada à Airbus SE et au gouvernement du Québec.
  • Airbus détient désormais 75 pour cent d’Airbus Canada, le gouvernement du Québec voit sa participation portée à 25 pour cent. Le gouvernement ne verse pas de contrepartie en espèces dans le cadre de la transaction.
  • Les lots industriels de Bombardier concernant les avions A220 et A330 seront transférés à Airbus, via sa filiale Stelia Aéronautique, ce qui maintiendra 360 emplois au Québec.
  • Bombardier recevra un montant de 591 millions de dollars US, déduction faite des ajustements, dont 531 millions de dollars US reçus à la clôture, et se liberera à l’avenir de son obligation de financement à l’égard d’Airbus Canada.
  • Plus de 3 300 emplois Airbus sont assurés au Québec.

AMSTERDAM, les Pays-Bas et MONTREAL, 13 févr. 2020 (GLOBE NEWSWIRE) — Airbus SE (EPA : AIR), le gouvernement du Québec, par l’entremise de son mandataire Investissement Québec, et Bombardier Inc. (TSX : BBD.B) ont convenu d’une nouvelle gouvernance autour du programme A220, selon laquelle Bombardier a transféré sa participation résiduelle dans la Société en commandite Airbus Canada à Airbus et au gouvernement du Québec. La transaction prend effet immédiatement.

Cet accord porte la participation dans Airbus Canada, responsable du programme A220, à 75 pour cent pour Airbus et 25 pour cent pour le gouvernement du Québec. La participation du gouvernement sera rachetée par Airbus en 2026 – soit trois ans plus tard qu’initialement prévu. Dans le cadre de cette transaction, Airbus, via sa filiale Stelia Aerospace, a également acquis les capacités de production des lots industriels A220 et A330 de Bombardier à Saint-Laurent, au Québec.

Ce nouvel accord souligne l’engagement d’Airbus et celui du gouvernement du Québec en faveur du programme A220 dans cette période de montée en cadence continue et d’accroissement de la demande client. Depuis qu’Airbus a acquis une participation majoritaire dans le programme A220, le 1er juillet 2018, le total des commandes nettes cumulées pour ces appareils a augmenté de 64 pour cent pour atteindre 658 appareils à la fin du mois de janvier 2020.

« Cet accord avec Bombardier et le gouvernement du Québec prouve notre soutien et notre engagement à l’égard du programme A220 et d’Airbus au Canada et renforce notre partenariat de confiance avec le gouvernement du Québec. C’est une bonne nouvelle pour nos clients et nos employés ainsi que pour l’industrie aéronautique et spatiale du Québec et du Canada », a déclaré Guillaume Faury, Chief Executive Officer d’Airbus. « Je tiens à remercier très sincèrement Bombardier pour l’étroite collaboration manifestée dans le cadre de notre partenariat. Nous sommes engagés dans ce formidable programme avion et partageons la même ambition que le gouvernement du Québec d’apporter une visibilité à long terme à l’industrie aéronautique et spatiale du Québec et du Canada », a ajouté Guillaume Faury.

« Je suis fier que notre gouvernement ait pu conclure cette entente. Nous avons réussi à protéger les emplois payants et l’expertise exceptionnelle développée au Québec, malgré les importants défis auxquels nous avons fait face dans ce dossier en arrivant en poste. Nous avons consolidé la position du gouvernement dans le partenariat, tout en respectant notre engagement de ne pas réinvestir dans le programme. En optant pour le renforcement de sa présence ici, Airbus fait le choix de privilégier nos talents et notre créativité. La décision d’un géant industriel comme Airbus de s’investir davantage au Québec contribuera à attirer d’autres donneurs d’ordres de calibre mondial », a soutenu François Legault, premier ministre du Québec.

« Cette entente représente une excellente nouvelle pour le Québec et son secteur aérospatial. Le partenariat du A220 est maintenant bien établi et poursuivra sa croissance au Québec. L’entente permettra à Bombardier d’améliorer sa situation financière et à Airbus d’accroître sa présence et son empreinte au Québec. C’est gagnant pour les partenaires privés et gagnant pour le secteur », a déclaré Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation.

Par cette transaction, Bombardier recevra d’Airbus une contrepartie qui s’élèvera, déduction faite d’ajustements, à 591 millions de dollars américains dont 531 millions de dollars américains reçus à la clôture et 60 millions de dollars américains à verser sur la période 2020-2021. Cet accord prévoit également l’annulation des bons de souscription de Bombardier détenus par Airbus.

« Cette transaction soutient nos efforts pour régler la question de notre structure de capital et finalise notre retrait stratégique du secteur aéronautique commercial », a déclaré Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier, Inc. « Nous sommes extrêmement fiers de nos nombreuses réalisations et de l’impact considérable que Bombardier a exercé sur l’aviation civile commerciale. Nous sommes également fiers de nous retirer de manière responsable, en préservant les emplois et en renforçant le secteur aéronautique au Québec et au Canada. Nous sommes convaincus que le programme A220 connaîtra un long parcours fructueux sous la gestion d’Airbus et du gouvernement du Québec. »

Le marché des monocouloirs est un levier de croissance clé, qui représente 70 pour cent de la demande mondiale future d’avions. Conçus pour couvrir le segment des avions de 100 à 150 sièges, les avions A220 viennent en parfait complément de l’actuelle famille de monocouloirs d’Airbus, qui couvre le segment supérieur du marché des monocouloirs (avions de 150 à 240 sièges).

Dans le cadre de cet accord, Airbus a également acquis la capacité de production des lots industriels des avions A220 et A330 de Bombardier à Saint-Laurent, au Québec. Ces activités de production seront assurées sur le site de Saint-Laurent par Stelia Aéronautique Saint Laurent Inc., une filiale nouvellement créée de Stelia Aerospace, qui est une filiale détenue à 100 pour cent par Airbus.

Stelia Aéronautique Saint Laurent poursuivra la production du poste de pilotage et du fuselage arrière des avions A220, ainsi que les lots industriels de l’avion A330, pendant une période de transition d’environ trois ans sur le site de Saint-Laurent. Les lots industriels de l’A220 seront ensuite transférés sur le site de Stelia Aerospace à Mirabel pour optimiser le flux logistique vers la chaîne d’assemblage final de l’A220 également située à Mirabel. Airbus prévoit d’offrir à tous les employés actuels de Bombardier travaillant sur les lots industriels d’avions A220 et A330 à Saint-Laurent des emplois durant la période de montée en cadence du programme A220, garantissant ainsi le maintien du savoir-faire ainsi que la poursuite et la croissance de l’activité au Québec.

À la fin du mois de janvier 2020, 107 avions A220 étaient exploités par sept clients sur quatre continents. Durant l’année 2019, Airbus a livré 48 A220, et la montée en cadence du programme se poursuit.

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13 réflexions sur “Airbus et Québec achètent la part de Bombardier dans l’A220

  • février 13, 2020 à 2:56 am
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    Est-ce que l’Investissement Québec met du cash dans cette transaction ?

    C’est un point extrêmement important à savoir.

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    • février 13, 2020 à 12:15 pm
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      « …tout en respectant notre engagement de ne pas réinvestir dans le programme… » dixit Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation.

      — Ainsi, comme Investissement Québec obtient *gratuitement* une participation additionnelle, il en résulte que Bombardier doit indirectement payer pour cette augmentation de participation. Autrement dit, Bombardier aurait obtenu davantage d’Airbus pour sa propre participation s’il n’avait pas été en même temps nécessaire d’accroître la participation du Québec. Il est certain que ce n’est pas Airbus qui paye pour augmenter la part du Québec.

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  • février 13, 2020 à 6:14 am
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    Bombardier se prépare pour fermer l’usine de St-Laurent et vendre les terrains. Ne restera que les usines sur Côté-Vertu.

    La part du gouverenement, même si elle a augmenté à 25%, sera considérablement diluée lorsqu’Airbus fera des appels de capitaux cette année et l’an prochain.

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  • février 13, 2020 à 7:27 am
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    Si il vendent st-laurent ils vont mettre ou les cockpits des global 5500,6500, 7500 et du challenger 350 le rear fuse du 650 , les 3 autoclaves ; les traitements thermiques, le shot peen les sous ensembles,les riveteuses NC et conventionel qui sont gigantesques en passant , les Mags pour l’usinage ,tooling etc etc Dorval est vraiment beaucoup ,beaucoup beaucoup trop petit pour contenir tous ca. On l’oublie souvent mais le plan 1 c’est vraiment tres gros et il a du stock en maudit la dedans.

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    • février 13, 2020 à 7:56 am
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      Merci de la préciser car c’est souvent oublié. Même avec le transfert des 360 personnes à Stelia, il va rester plus de 2 000 employés de BBD au plan 1

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    • février 13, 2020 à 8:03 am
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      Tu construit une nouvelle usine dans un quartier industrielle en banlieue et tu vends les terrains de St-Laurent au gros prix. 2000 tu trouve que c’est beaucoup, on était 5000 au début des années 2000, beaucoup trop d’espaces vides…

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      • février 13, 2020 à 10:32 am
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        Ils ont voulu transférer a Mirabel les terrains sont beaucoup trop cher et le sol est trop mou. Aussi la décomtamination de sols de l’usine de St-Laurent va couter des millions. Ils ne feront pas tant d’argent que ca avec la vente.Démanager autant de stock sans impacter ta production va couter tres tres cher. Et malgré les annonces de ce matin Bombardier est pas vraiment d’argent pour ca. A suivre…

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        • février 14, 2020 à 7:10 am
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          Quand transport sera vendu ils auront les fonds pour optimiser leur empreinte industrielle et s occuper du plan1.
          Mais pour l instant le plan a long terme, c est de survivre au jour le jour en « examinant toutes les possibilités »…

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      • février 13, 2020 à 11:15 am
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        La banlieue pourrait être un pays de cul …

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  • février 13, 2020 à 9:07 am
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    Bien malin celui qui pourrait prédire l’avenir ….
    l’histoire passé a tendance a contenir l’optimiste en moi ,
    de nos jours une usine ca ce déménage facilement quant l’on possède la technologie
    même si on parle pas ici de fromage et gâteaux .

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