Airbus investira entre 714 M$ et 1,5 G$ dans l’A220 en 2020

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Le président et chef de la direction d’Airbus, M. Guillaume Faury, était de passage à Mirabel aujourd’hui.  Le premier ministre du Québec, M. François Legault et le ministre Pierre Fitzgibbon accompagnaient M. Faury. Le président d’Airbus Canada, M. Phillip Balducchi a guidé ses invités le long de la ligne d’assemblage de l’A220. Le premier ministre a pris le temps de rencontrer et de discuter avec les employés affectés à la production de l’A220.

 

Lors du point de presse qui a suivi nous avons posé trois questions à MM Faury et Balducchi. La première question portait sur le montant des investissements d’Airbus dans l’A220 en 2020. M. Faury a confirmé qu’il faudrait investir entre 500 M et 1 G d’euros afin d’augmenter la cadence de production. En dollars canadiens, cela représente une somme de 715 M $ à 1,3 G $.

 

Étant donné qu’UTC Pratt & Whitney représente plus de 50% de la valeur de l’A220, nous avons questionné Airbus sur l’état des négociations avec ce fournisseur. M. Faury a mentionné qu’il était satisfait de la collaboration d’UTC Pratt & Whitney à la réduction du coût de l’A220. Il a toutefois pris soin d’expliquer que les discussions avec les partenaires ne cessent jamais.

 

Finalement, nous avons questionné Airbus sur la possibilité d’offrir une double motorisation sur l’A220, (CFM LEAP-1). C’est le président d’Airbus Canada M. Balducchi qui a répondu à cette question. M. Balducchi nous a expliqué que pour l’instant il fallait se concentrer sur l’exécution et l’augmentation de la cadence de production.

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14 réflexions sur “Airbus investira entre 714 M$ et 1,5 G$ dans l’A220 en 2020

  • février 20, 2020 à 6:39 pm
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    Remotoriser n’est pas une chose évidente, il n’y a pas que les moteur, mais également les fadec, le software, les interfaces, le weight&balance. Cest toute une recertification… J’avoue qu’il auraient pus le faire dès le départ, mais souvenons nous il y a environs 15 ans lors des début du développement du séries C, ils avaient été difficile de trouver un motoriste. Bombardier voulait a l’époque, l’exclusivité du moteur.

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    • février 20, 2020 à 7:51 pm
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      Mais question avait aussi pour but de vérifier la précédente à propos d’UTC. L’étude d’une double motorisation aurait sugnifée que la relation avec UTC n’est pas à son meilleure.

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  • février 20, 2020 à 8:02 pm
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    Une bonne part de l’excellente performance du C Series tient au fait que l’avion a été conçu autour du moteur, et non pas bien avant comme ce fut le cas pour le 737 MAX notamment, et le A320neo aussi. Le moteur PW1500G et le A220 forment ainsi un tout bien intégré.

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    • février 21, 2020 à 6:30 am
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      Cela peut représenter un frein à l achat si la compagnie n a pas de contrat de maintenance avec le motoriste.
      Ensuite un avion n est pas un objectif figé. C est un produit évolutif.
      A chaques fois qu’ un nouveau moteur est disponible, il faut remotoriser et modifier la cellule en concequence si on veut garder un avion performant.
      Regardez un bf109e1 et comparez le a un 109k4, il n y a plus grand chose en commun.
      J allais donner l exemple du 737, mais… 😋

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  • février 20, 2020 à 10:55 pm
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    À mon avis c’est indirectement le prix payer par Airbus pour l’achat de l’ex-c serie. Installation d’Airbus à Mirabel et des investissements de millions et même de milliards de dollars pour rentabiliser le supposé « cadeaux » de Bombardier inc à l’avionneur Européen. Pour Bombardier ce deal avec Airbus complété le 01 juillet 2018 à assuré la continuité du programme de la c serie et à pour effet de contribuer au développement d’un deuxième fabriquant d’avion au Québec. Et forcément beaucoup d’emplois maintenu et autres à venir aussi. Bien des balivernes fût écrit sur ce deal bombardier/airbus en 2017/2018 mais on commence à mieux mesurer les effets bénéfiques pour le secteur aérospatiale au Québec par extension au Canada aussi. ✌✌

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  • février 21, 2020 à 2:11 am
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    Un constat intéressant est le fait que le programme a encore besoin de beaucoup d’investissement alors que beaucoup de québécois croyaient que l’avion était presque fini quand la certification était achevée.
    C’était avec tristesse que j’étais obligé de partir de Montréal en 2016 parce que j’ai été licencié par Bombardier avec d’autres milliers travailleurs. À ce moment là j’avais bien constaté que le programme était bien loin d’être fini.

    Malheureusement, ils se sont séparés de beaucoup de gens. Je peux vous dire sans hésitation que beaucoup de gens de valeur (pas tous) étaient licenciés. D’autres ont décidé de partir avant de se faire licencier. Ce n’étaient pas forcément les meilleurs qui sont restés.

    Je regrette de quitter le programme C Series parce qu’il avait et a toujours un potentiel pour devenir un programme rentable. Mais aujourd’hui en regardant en arrière, je suis bien heureux d’avoir été licencié il y a quatre ans. La réalité de l’industrie aujourd’hui est qu’il y a encore une consolidation et ça continue. Présentement il aurait été bien plus difficile de retrouver un emploi dans le secteur.

    Airbus va évidemment envoyer à Montréal beaucoup d’employés qui sont touchés par la restructuration dans leur segment de défense et de l’espace en France et en Europe en général. C’est une bonne chose pour la province de Québec qui aura une injection de main d’oeuvre dans le domaine aérospatial.
    L’arrivée massive des français à Montréal est une bonne chose pour l’économie locale, mais ça va mettre la pression au niveau du marché de l’immobilier. Les promoteurs immobiliers seront contents mais la population va probablement grincer les dents car le loyer et les prix du logement vont monter encore plus haut.

    Il y a une chose importante que vous devez suivre attentivement. À mon avis le statut actuel de la coopération qui est encore sous forme de la société en commandite n’est pas tenable dans le long terme. Il faut que Airbus Canada devienne une société autonome sous une forme de société à responsabilité limitée. Une incorporation est tout-à-fait possible.

    Pour être honnête, je pense sincèrement qu’aujourd’hui Airbus s’est rendue compte de l’étendue d’investissement qu’il est nécessaire pour continuer le programme. Il est possible qu’ils vont faire appel au marché de capital pour continuer l’aventure. Pour cela, il faut changer de statut juridique de l’entreprise.

    Il est possible il y aura des nouvelles et des annonces intéressantes au courant de cette année.

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  • février 21, 2020 à 9:28 pm
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    Je vous invite à cliquer sur l’encadré publicitaire d’Air Canada et de visionner la très belle vidéo YouTube sur l’A220.
    Vraiment chouette!

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  • février 22, 2020 à 4:46 am
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    Alain Bellemare va quitter Bombardier bientôt ?

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    • février 22, 2020 à 10:15 am
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      VV ….Non je crois pas que le PDG va quitter Bombardier bientôt. Surement pas avant d’avoir consolider la division avions d’affaires qui prendra encore une bonne année je crois et ça s’il est chanceux. Comme il a déjà 58 ans et autour de la soixantaine un peu tard pour re-commencer ailleurs. Quoi que la direction d’Airbus Canada serait surement un actif pour l’avionneur Européen sans doute. Pour l’instant ce n’est que de la spéculation.

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    • février 22, 2020 à 3:20 pm
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      Je suis d’avis que M. Bellemare a plutôt bien fait, compte tenu du faible jeu de cartes qu’il avait en mains à son arrivée. Pas un sans faute (rappelons-nous de la nouvelle équipe du tonnerre pour vendre le C Series… Que sont-ils devenus, d’ailleurs?), mais, une fois confronté à la réalité, il a réussi de bonnes transactions pour sauver ce qui pouvait l’être.

      La question de la rémunération des dirigeants est une autre histoire. Tous les hauts dirigeants d’entreprise acceptent d’être évalués par rapport à la moyenne de l’industrie, mais aucun d’eux n’accepte d’être en bas de la moyenne.

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    • février 26, 2020 à 9:28 am
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      VV,

      Bombardier n’est pas sorti du bois encore, il faut que les instances Européenne valide la vente de BT, en cas de refus, c’est un retour à la case départ.

      Aviation a aussi beaucoup de pain sur la planche, la vente des composants du A220 ainsi que la fin du CRJ vont laisser beaucoup de trou à moyen terme à la vieille usine de St-Laurent, une restructuration ou un démantèlement, la direction devra décider.

      Aussi, le Global 7500 a encore de besoin de beaucoup d’attention, les livraisons ne sont pas constante.

      Donc encore beaucoup de travail pour la direction, je serais surpris du départ de Bellemare avant 2022.

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  • février 22, 2020 à 4:27 pm
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    Dans un économie de marché comme celui du monde occidental, pour recruter des gens qui ont surtout un C/V en phase avec les exigences de l’emplois faut offrir des avantages comparables à ceux qui sont offerts dans cette même industrie de ce que je comprend. Les compagnies de l’aérospatiales qui ne respect pas ou veulent pas appliquer cette donnée ne recrute que des vendeurs de meubles usagés.

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