Après la SSUC, c’est le trou noir

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En fin de journée hier, on apprenait qu’Air Canada prévoyait licencier 20 000 employés à compter du 7 juin. Rappelons qu’Air Canada est éligible à la SSUC qui subventionne 75% du salaire des employés. Si plusieurs personnes sont surprises par cette annonce, la réalité est qu’elle était prévisible. 

Au mois d’avril, un syndicaliste me confiait ce qui suit : « je suis très content de la SSUC, c’est un très bon programme et j’en suis satisfait. Mais lorsqu’elle prendra fin en juin ou en septembre, il va se passer quoi? » En réalité, la SSUC permet de pallier à un grave problème mais de manière temporaire. Les industries durement touchées par la crise économique ne verront pas leur chiffre d’affaires reprendre rapidement. Le gouvernement canadien ne peut pas verser indéfiniment 75% des salaires de plusieurs millions de travailleurs. 

Air Canada constate qu’il faudra des années avant de revenir au volume de passagers pré-pandémie. L’entreprise prend donc les mesures qui s’imposent afin de préserver ses liquidités et de survivre. Dites-vous que pour le transport comme pour bien d’autres secteurs d’activités, après la SSUC, c’est le trou noir. On ne sait pas ce qui attend des millions d’emplois.

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