Bombardier, il faut un nouveau plan stratégique

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La mise à jour des résultats financiers de Bombardier a relancé les pires craintes sur l’état réel de ses finances. Mais en réalité, les difficultés de l’entreprise ne sont pas insurmontables : la division des avions d’affaires se porte bien et elle est en mesure de faire face à un ralentissement. Du côté de la division transport, c’est une question d’exécution qui peut être résolu.

 

Le plan stratégique

Vendredi dernier, La Presse a publié un article qui à notre avis identifie bien l’un des problèmes de Bombardier : c’est le cinquième trimestre consécutif où l’entreprise ne rencontre pas ses objectifs. Pourtant durant les trois premières années du plan stratégique, les résultats de Bombardier était toujours en ligne avec les prévisions.

 

Wikipédia défini le plan stratégique comme suit : « Le plan stratégique est la feuille de route que se donne une organisation pour réaliser sa vision à moyen et à long terme. Un plan stratégique va plus loin que la simple planification, puisqu’elle oblige l’organisation à examiner ses contextes interne et externe, à faire des projections dans l’avenir et à déterminer les stratégies lui permettant de concrétiser sa mission et sa vision. C’est le point de départ du cycle de gestion axée sur les résultats. L’organisation met tout en œuvre afin d’accomplir ses missions et ses valeurs. »

 

La plupart des plans stratégiques sont d’une durée de trois ans. Les plans stratégiques de cinq ans sont rares car il est extrêmement difficile de prévoir sur une aussi longue période. L’état des finances de Bombardier en 2015, ne permettait pas un rétablissement rapide de ses finances. Le choix d’un plan de cinq ans était alors le bon malgré le haut degré d’incertitude que cela comporte.

 

Depuis la deuxième moitié de 2018, les problèmes de la division transport force la direction de Bombardier à réviser ses chiffres. Mais d’une fois à l’autre, les nouveaux objectifs ne sont pas rencontrés. Cela crée une perception très négative d’une entreprise en déroute.

 

L’échéance

Annoncer un nouveau plan stratégique au printemps prochain serait bénéfique pour Bombardier. Cela lui permettrait de rencontrer plus facilement ses nouveaux objectifs trimestriels. Il est important pour la direction de Bombardier de regagner la confiance des marchés financiers ; en 2021, deux important prêts totalisant 1,5 G$ arrivent à terme. Si l’entreprise veut éviter d’avoir à payer des intérêts astronomiques pour se financer, elle doit se donner de la crédibilité.

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21 avis sur “Bombardier, il faut un nouveau plan stratégique

  • janvier 19, 2020 à 10:51 am
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    Il me restait 50% de chance que Bombardier Inc. pourrait s’en sortir, mais après la semaine passé, il ne me reste que -20% d’espoir avec Le Bombardier actuel! 🙄😱😰

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  • janvier 19, 2020 à 10:59 am
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    En fait le gros problème est juste ses dettes.

    J’ai estimé qu’ils dépensent plus de 600 million par an pour payer les intérêts des obligations et les dividendes des actions préférées. C’est énorme.

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  • janvier 19, 2020 à 2:55 pm
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    Ils seront obligé de vendre une des deux divisions sinon c’est la faillite à moyen terme ou pas long après un ralentissement économique très sévère qui pourrait duré plus de 10 ans. C’est le temps ou jamais de vendre. À $1.22 l’action on est déjà pas loin du junk bond. À moins qu’ils décident de laisser tomber le contrôle du holding aux parasites financiers et ces derniers vont démanteler tout le truc.

    Comme ils n’ont pas eu de support du GC ils pourraient tout laisser tomber. Parce que l’industrie c’est pas payant à moins d’être dans un pays à bas salaire et vendre en occident.

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  • janvier 19, 2020 à 3:59 pm
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    Ma théorie c’est que les Beaudoin/Bombardier avaient un plan B lorsqu’ils ont donné les reines à Bellemare. Ce n’est pas sorcier, des gens aguérris comme eux autres sont prévoyants.

    Ils ont fait un deal avec Bellemare avec entre autres des options qui lui vaudraient 125 millions si le titre est à 5$ en 2020, si j’ai bien compris ce qu’on a lu depuis. Si ça ne marche pas, les actionnaires de contrôle qu’ils sont ont certainement une idée derrière la tête. Compte tenu de leur âge vénérable, ils vont sans doute tirer la plug et brader ce qui va rester au plus offrant.

    En tout cas, c’est cette année qu’on va le savoir.

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  • janvier 20, 2020 à 12:15 pm
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    La Caisse de Dépot va faire comme avec ciment McInnis dont les Beaudoins-Bombardier étaient majoritaire a 55 % et qui ont transféré leur majorité a la Caisse. La Caisse va investir et prendra une part majoritaire et investira l’argent nécessaire a la survie de Bombardi er en tout ou en partie. Entre temps il peut avoir une partie qui se vendra. Laquelle ? That is the question et Pierre Bombardier sera relevé de ses fonctions. Quels fonctions en fait ?

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  • janvier 20, 2020 à 4:04 pm
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    faire le ménage dans les hauts dirigeants arrêter de distribuer des gros bonus et laisser l’argent dans les ctes de bombardier serait un bon début…….

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    • janvier 21, 2020 à 9:59 am
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      Michel Girard, du temps où il était à La Presse, il répétait tout ce que disais l’Institut économique de Montréal. Est-ce que le fait que ses partons du temps, la famille Desmarais subventionne ce think tank néo-libéral? On ne sais pas, mais du temps où il était à La presse Michel Girard ne parlait jamais contre la rémunération des membres de conseils d’administration.

      Depuis qu’il est au J de M, il a plus de liberté pour sur certains sujets, surtout si cela fait l’affaires de PKP comme ses articles contre Air Canada entre autres. Mais bon, il est neutre, surtout quand il s’agit de déchirer sa chemise en public, une bonne indignation c’est toujours vendeur.

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  • janvier 21, 2020 à 12:46 pm
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    Au Québec et au Canada en particulier vos mieux préparer le terrain avant d’avoir reçu une demande officielle d’aide financière pour une industrie. Les dénonciations empiriques venant de réseaux sociaux et de lignes ouvertes radiophoniques et aussi de certains journalistes de médias traditionnels, dans des cas semblables vos mieux prendre le devant pour limiter un déferlement de demi-vérités sur Bombardier inc. …http://journaldemontreal.com/francois-legault-nexclut-pas-de-voler-au-secours-de-bombardier

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  • janvier 21, 2020 à 2:35 pm
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    C’est dommage,
    notre ancien fleuron Québecois s’en va tout droit vers une »Belle mort ». Les soins intensifs ne peuvent plus faire la job.
    Je suis bien heureux d’être maintenant employé d’Airbus. Mon portefeuille d’action quand à lui, et bien il est mort raide de puis un bout de temps. C’est pathétique!

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  • janvier 22, 2020 à 2:02 pm
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    Pour affirmer que c’était un trop grand risque faudrait voir sur quoi les administrateurs de cette époque avait comme données. Moi je crois c’était plutôt d’avoir lancer trop de programme pendant cette période. Ces ex-gestionnaires d’avant février 2015 aurait du voir que les fonds allaient manquer et que les gouvernements fédéral et provincial selon l’humeur politique du moment pourraient bien être de peu de secours. C’est quand même peu ce qui à été fourni d’aide gouvernemental contenu des besoins pour remettre la division aviation en vol une fois pour toute. Le résultat de ce peu d’aide est que pour continuer et sauver ces emplois va falloir recommencer fort probablement le processus de demande d’aide gouvernemental. Le 13 février sa passe ou casse mais moi je crois que sa va passer. Il aura surement des lanceurs de roches de tout bord et côté surement. Mais au Québec on c’est comment éviter ces bolides lancer de manière tous croches. 😜🤣💋😜. ……http://lesaffaires.com/blogues/gestion-des-risques/la-cseries-était-un-trop-grand-risque-pour-bombardier/615310

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  • janvier 23, 2020 à 3:25 am
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    Quand le premier ministre s’interroge publiquement sur une possible aide à une industrie comme Bombardier et Airbus Mirabel, je crois qu’il prépare l’opinion publique à un type d’intervention qu’il juge approprié avec toujours la justification de sauver des emplois et d’en créé de nouveaux dans la mesure du possible. Y semble quand même avoir un peu de dramatisation dans l’inquiétude qu’il dit avoir. Normalement avec François Legault s’est du donnant/donnant tout en espérant qu’il obtiendra d’Airbus plus d’implication au niveau de d’autres type de productions. ….http://journaldemontreal.com/2020/01/23//legault-inquiet-de-lavenir-financier-de-lex-c-series

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  • janvier 23, 2020 à 9:51 am
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    Le nom « donnant » précédent est Louis Martineau changement de nom involontaire.

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