Bombardier-Textron, ce n’est pas réglé.

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La nouvelle concernant les négociations entre Bombardier et Textron a secoué le Québec hier. Contrairement à ce que plusieurs pensent, cette négociation est loin d’avancer rondement.

 

Textron

Textron est un groupe industriel dont le chiffre d’affaires en 2019 était de 13,5 G$. Le groupe possède entre autres Beech, Bell Helicopters, Cessna, Hawker et TRU Simulation. Avec l’usine de Bell à Mirabel et celle de TRU à Saint Laurent l’entreprise a une bonne empreinte industrielle au Québec.

 

Lorsque Textron achète dans l’aéronautique, c’est habituellement des entreprises en faillite. L’offre de Textron pour Bombardier Aviation est certainement très en dessous de sa valeur réelle. La compagnie américaine ne négociera pas longtemps, elle retournera bientôt dans ses terres si ce n’est pas déjà fait. Sa stratégie maintenant c’est d’attendre que Bombardier s’enfonce encore plus. S’il faut attendre un an ou deux ce n’est pas un problème.

 

Bombardier et l’A220

De plus, des sources nous indiquent que Bombardier serait sur le point de conclure la vente de sa participation dans l’A220. Mais ce qu’il y a de dérangeant, c’est qu’il n’est pas certain qu’Airbus soit l’acheteur.

 

Même si Airbus a un droit de véto sur la vente de la part de Bombardier dans l’A220, c’est le jeu de la compagnie québécoise de faire entrer une tierce partie dans la négociation. Imaginez un instant que Bombardier obtienne une très bonne offre pour sa part de l’A220; de son côté, Airbus serait alors très mal venue de refuser la transaction si elle est essentielle pour Bombardier.

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18 réflexions sur “Bombardier-Textron, ce n’est pas réglé.

  • février 5, 2020 à 3:48 pm
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    Ce que je me pose comme question c’est est-ce que les Bombardier veulent se débarrasser de tout le truc ou seulement trouver le meilleur prix pour l’une des deux divisions dans le but d’alléger la dette et peut-être continuer de contribuer au programme A220 parce que ce programme est bon pour 50 ans ou presque ?

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  • février 5, 2020 à 3:58 pm
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    Bombardier aurait davantage intérêt à se départir de sa division Transport plutôt que de celle de l’aviation d’affaires, car cette dernière est plus rentable et plus gérable.

    Pour Bombardier, il ne semble plus être possible de faire des profits dans le secteur du transport sur rail. On dirait que chaque commande finit dans un fouillis de retards, problèmes techniques et clients mécontents.

    Quant on parle d’un acheteur autre qu’Airbus pour la participation de Bombardier dans l’A220, j’espère que l’on ne fera pas encore le coup de la Caisse-de-Dépôt-Fonds-de-solidarité-Investissement-Québec aux contribuables et pensionnés du Québec.

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    • février 5, 2020 à 4:51 pm
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      Bein avec son 30% dans Bombardier transport, La Caisse a un rendement annuel de 15% ce qui excellent.

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      • février 5, 2020 à 10:12 pm
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        Le rendement annualisé de la Caisse s’établit à 4,2 % en 2018 et 8,4 % sur cinq ans. 15% versus 4.2% en 2018 cela donne une prime de risque énorme de 10.8%. Bombardier doit payer 150 millions d’intérêt comme prime de risque et en plus pour le REM la Caisse fait fabriquer les trains en Inde pour sauver de l’argent. Dans le dossier de Bombardier la Caisse ne paraît pas très bien. La Caisse ne devrait elle pas aider Bombardier plutôt que de se remplir les poches à ses dépends.

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        • février 16, 2020 à 10:41 am
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          Je suis tout à fait d’accord avec votre commentaire. Bombardier , si possible, devrait racheter la Caisse ou trouver un partenaire qui rachète la Caisse. Il serait peut- être possible de renégocier le 15%.

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      • février 6, 2020 à 7:21 am
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        Il est obligatoire ce rendement de 15%. C’est la condition que la caisse avait imposé a Bombardier pour investir dans la division de train. Donc rien d’impessionant la. Mais c’est un boulet pour Bombardier.

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        • février 6, 2020 à 7:52 am
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          Oui mais les gens continuent de dire que l’on gaspille notre argent avec BBD alors que c’est faux dans la plupart des fois où le gouvernement est intervenu il a fait de l’argent.

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  • février 5, 2020 à 8:09 pm
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    Et si le Gouvernement du Québec achetait Bombardier pour préserver les emplois et son investissement? Ça semble farfelu mais pensez-y 2 minutes…

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    • février 6, 2020 à 7:33 am
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      Je pense pas que les Québecois soient d’accord avec dépenser quelque chose comme $7 milliard pour Bombardier aviation et ramasser la moitié de la dette en plus sans garantie que ca va aller mieux dans le futur. Les emplois au Quebec sont la par contre. En plus Legault dit que l’avenir est dans le train et que pour les jets d’affaires il voit pas de possibilité de gain a moyen terme (les ventes mondiales de tout les fabricants stagne depuis 10 ans au moins) et avec la pression environemental les jets d’affaires sont dans la mire.La vente du jet de Lewis Hamilton ne sera pas un geste isolé soit en sur dans les années a venir. Ca va etre de plus en plus dur de justifier d’en posséder un et meme de s’en servir d’un en location. On risque de ce ramasser avec un surplus d’avions d’occasion sur le marché.

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  • février 6, 2020 à 7:27 am
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    « Contrairement à ce que plusieurs pensent, cette négociation est loin d’avancer rondement. » D’où tenez vous cette information Mr. Allard?

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    • février 6, 2020 à 7:53 am
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      Selon mes sources qui comme vous vous en doutez sont confidentielles 😉

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  • février 6, 2020 à 10:44 am
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    Ce matin, Sylvain Faust y va sur son blog d’une information « privilégiée » selon laquelle la division Transport serait vendue, non la division Avions d’affaires.
    D’autre part M. Legault a indiqué que c’est le secteur du rail qui est « porteur. »
    D’une part, il y a les emplois au Canada et au Québec, d’autre part, les trains que les écolos aiment, alors qu’il détestent les avions.

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    • février 6, 2020 à 3:27 pm
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      M Faust a déjà revelé, comme information privilegiée, en dec 2018 que le CRJ allait etre vendu a Airbus, et que le plan 1 et ses terrains étaient vendus et allait être annoncée incessament, transférant la fabrication de structures a Mirabel.
      Nous savons comment tout ça s’est terminé.. EN gros Monsieur Faust a repris des éléments anoncés ici et aussi suite a une entrevue de M Drainville au 98.5.

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  • février 8, 2020 à 6:47 pm
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    Je ne serais pas étonné que Textron soit en pourparler pour l’acquisition de Learjet, Learjet n’est pas vraiment bien servi avec Bombardier, elle irait comme un gant à Textron qui sont dans les privés un peu plus petit, Learjet deviendrait alors du haut de gamme pour eux.

    Bien sur le prix devrait être intéressant mais je crois que c’est une possibilité.

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    • février 8, 2020 à 8:02 pm
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      Ce n’est pas une bonne idée pour Bombardier de se départir juste de Learjet: contrairement à ce que plusieurs pensent, cette division est maintenant rentable depuis que BBD a investit dans le service après vente. Avec plus de 2000 appareils en service, Learjet contribue énormément à la rentabilité du réseau de centres de service de BBD aux USA. Se départir de Leajet seulement viendrait compromettre la rentabilité de se réseau dont le chiffres d’affaires augmentes de plus de 10% par année. Alors il faut tout vendre ou tout garder

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  • février 16, 2020 à 10:57 am
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    Bombardier a actuellement un encaisse de 4 milliards et au total 5.5 milliards en disponibilité. La dette est de 9.3 milliards US plus 2.3 milliards de la Caisse. Les actifs vaut + ou – 14 milliards donc 2 à 3 milliards environ de plus que la dette . À ceci , il faut ajouter le 4 milliards de l’encaisse ( 2 – 4 = 6 milliards de liquidité nette

    Il pourrait vendre 49% de la division aviation et 49 % de la division transport . La dette serait remboursée en gardant les 2 divisions tout en étant majoritaire .

    Bonne journée à tous

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