De Havilland et l’hybridation du Dash8

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Immédiatement après l’annonce Pratt & Whitney concernant la propulsion hybride, De Havilland a publié son propre communiqué à ce sujet. Le fabricant ontarien a apporté quelques précisions concernant son rôle dans l’hybridation du Dash8.

La part de De Havilland

L’avionneur aura la charge de concevoir le compartiment où seront logés les accumulateurs. Comme le démontre la photo dans l’en-tête de ce texte, cela pourrait être des nacelles accrochées au fuselage. De Havilland aura également la responsabilité de développer l’interface pour le poste de pilotage. Cette étape sera complexe, car il faut remplacer toute la console de contrôle des moteurs. Finalement, le fabricant se chargera des essais en vol ainsi que de l’obtention des autorisations nécessaires auprès de Transports Canada. 

Au cours des trois prochaines années, De Havilland fera donc des investissements importants dans le projet. Il est évident que la compagnie va se tourner vers les différents paliers de gouvernement afin d’obtenir le support financier nécessaire. 

Le futur du Dash8

Lorsque Pratt & Whitney a lancé le projet P804, le marché visé était celui du « retrofit » ou mise à niveau des avions existants. Si c’est toujours le cas, l’avionneur développera effectivement des nacelles pouvant être accrochées au fuselage. Utiliser des fuselages existants permettrait de faire des économies importantes afin de rendre le produit très compétitif. De plus, de Havilland mentionne que le système pourrait être adapté aux versions plus grosses du Dash8. Il y a encore plus de 800 appareils en service ayant un potentiel de conversion. C’est un marché suffisamment gros pour que l’avionneur s’y intéresse. 

De Havilland devra quitter ses installations actuelles puisque l’aéroport de Dowsview fermera à la fin de 2023. N’oublions pas qu’en ce moment, la convention collective des employés de production et de bureau est échue. Avant de faire une annonce sur le futur du Dash8, le fabricant voudra donc régler ses relations industrielles. Il y aura sans doute un bras de fer entre les deux parties à ce sujet. L’avenir de De Havilland dans la région de Toronto pourrait bien se jouer dans les prochains mois. 

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