La direction de Transat explore les alternatives

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Ce matin, Transat a publié ses résultats du premier trimestre de l’année fiscale 2021. La compagnie affiche une perte ajustée de 109 M $ et une perte attribuable aux actionnaires de 60,5 M $. La pandémie continue donc d’affecter le bilan du voyagiste montréalais et ce sera le cas pour plusieurs années.

La transaction avec Air Canada

Dans son rapport de gestion, la direction de Transat mentionne que l’offre d’achat faite par Air Canada est toujours valide. Mais puisque la date butoir du 15 février est passée, une ou l’autres des parties peut y mettre un terme en avisant l’autre par écrit. De plus, il manque toujours l’approbation des autorités européennes. La commission européenne devrait se prononcer sur la transaction avant la fin du mois de juin. Mais rien ne garantit qu’elle approuvera la transaction ou que les conditions imposées seront acceptables pour Air Canada. 

L’offre de PKP

Transat a confirmé avoir reçu le 22 décembre 2020 une offre d’achat à 5 $ l’action de Gestion MTRHP inc. Cette société d’investissement appartient à Pierre Karl Péladeau. L’offre ne contenait aucune preuve de financement ferme ou d’engagement. Toutefois, tant que l’entente avec Air Canada n’est pas annulée, Transat ne peut discuter avec M. Péladeau. À mon avis, cette dernière phrase explique pourquoi Air Canada n’a toujours pas mis un terme officiel à l’entente. Enfin, si la direction de Transat n’entend pas négocier avec M. Péladeau, elle aussi a tout intérêt à maintenir l’entente en vigueur.  

La plan B

Si la transaction avec Air Canada devait tomber en juin prochain, Transat aurait besoin de 500 M $. La compagnie a actuellement une ligne de crédit 250 M $ avec Exportation et développement Canada ainsi qu’avec la Banque Nationale. L’échéance de cette ligne est le 30 juin prochain. Le voyagiste a toujours la possibilité de renégocier une échéance à long terme de cette facilité. Il lui resterait alors à trouver 250 M $ de plus auprès des gouvernements ou des institutions financières. 

L’industrie du voyage et du transport aérien est en difficulté et il est temps que plan d’aide soit adopté. Si Ottawa fini par se réveiller, cela aidera grandement Transat dans sa recherche de capitaux.

Notez que tant que l’entente avec Air Canada tient bon, Transat ne peut accélérer le développement de son réseau hôtelier. Mais bon, il faudra voir dans quel état seront les finances du voyagiste à l’été. 

Une prudence de circonstance

La direction de Transat fait preuve de prudence à propos de la transaction avec Air Canada; il est tout à fait juste de dire qu’il y a une forte probabilité qu’elle ne se réalise pas. La compagnie anticipe déjà que la saison estivale 2021 est à toutes fins perdue. Là encore, je suis d’accord avec cette analyse qui permet de mieux gérer à court terme. 

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