Les retombées économiques du Global 7500 

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Hier, Bombardier a également publié une étude sur les retombées économiques du Global 7500 ; c’est la firme Price Waterhouse Cooper qui l’a effectué.

La R&D

C’est au cours de la période 2010-2019 que les dépenses liées au développement du Global 7500 ont été effectuées. Le Québec a obtenu la part du lion avez 53 % des dépenses suivit de l’Ontario à 13 %. Le reste a été réparti ailleurs sur la planète au travers de la chaîne d’approvisionnement de Bombardier. Puisque plusieurs fournisseurs canadiens étaient impliqués, les dépenses de R&D faites ici sur le Global 7500 avaient un effet cumulatif. 

Price Waterhouse Cooper évalue que les retombées économiques cumulatives du Global 7500 ont atteint 4,8* G$ au Canada. De cette somme, 3,4 GS étaient au Québec, 08 G$ en Ontario et 0,5 G$ ailleurs au Canada. Notez qu’il s’agit des impacts directs et indirects. Ce sont les salaires versés qui ont grugé le gros des dépenses avec un total de 3,1 G$, dont 2,2 G$ au Québec, 0,6 G$ en Ontario et 0,2 G$ dans le reste du Canada. Ces salaires ont fourni aux différents paliers de gouvernement 782* M$, dont 351 M$, aux provinces. Pour sa part, le fédéral a prélevé 430 M$.

Les revenus et l’exportation

Pour la période de production 2016-2019, Price Waterhouse Cooper évalue que les retombées économiques seront de 41,9* G$ au Canada. Là encore, c’est le Québec qui récolte le gros des revenus avec 26,1 G$ ce qui représente 62 %. L’Ontario récolterait 10,5 G$ et les reste du Canada 5,3 G$. Comme on peut le remarquer, l’assemblage de cet avion d’affaires ne représente que 25 % des retombées économiques. La finition intérieure représente souvent la plus grosse part des retombées dans l’aviation d’affaires. 

Enfin, je souligne que les 41,9 G$ de retombées économiques seront à l’exportation. Cela est une somme considérable qui est déplacée du PIB de pays étrangers vers le nôtre. C’est une moyenne de 176 M$ en prélèvement fiscal sur les salaires qui sera perçue par les gouvernements. Vous pouvez lire l’étude complète en cliquant ici

Des effets peu connus

Bombardier est l’un des plus gros employeurs au Québec, sinon le plus gros, pour les métiers du meuble. En effet, l’entreprise emploie plusieurs centaines d’ébénistes et de rembourreurs. C’est d’ailleurs un employeur de premier choix pour les finissants de ce domaine. 

Juste la mise au point du fauteuil Nuage pour le Global 7500 a coûté à Bombardier plusieurs millions de dollars en R&D. L’avionneur est sans doute une des entreprises canadiennes qui a investi le plus en R&D dans le secteur du meuble. Abonnez-vous gratuitement à notre chaîne YouTube en cliquant ici.

*Ce chiffre est arrondi et pourrait ne pas correspondre à la somme des montants mentionnés 

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6 avis sur “Les retombées économiques du Global 7500 

  • Décembre 3, 2021 à 4:39 pm
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    C’est dommage que la population du Québec ne soit pas au courant de ces données,cela attirerait plus de sympathies envers Bombardier et empêcherait certaines critiques.

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    • Décembre 3, 2021 à 4:42 pm
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      Tout les médias ont reçu ce document, mais les informations ne sont pas reprises. Mais si l’Institut économique de Montréal avait publié un document pour dire que nous gaspillons notre argent afin de soutenir l’industrie aérospatiale, là ça aurait fait les manchettes.

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  • Décembre 3, 2021 à 7:01 pm
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    On voit bien que les deux gouvernements qui étaient aux affaires en 2015 en particulier on manqué de leadership en ne supportant pas Bombardier a une hauteur financière plus importante. En bout de ligne ça fini par rapporter gros a l’économie québécoise et canadienne et aux gouvernements en impôts payer par ses salarié.es.

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  • Décembre 4, 2021 à 12:05 am
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    Je trouve bien triste que notre industrie soit si mal représenté, Bombardier particulièrement est devenu la mal aimée de bien des Québécois qui n’ont pas compris que le sauvetage rapportait énormément à l’état tant au niveau des ponctions fiscales que des retombés économique et de l’influence sur le PIB, c’est un peu comme si quelqu’un se plaignait de la facture de nourriture d’une vache sans compter les bénéfices des ventes du lait.

    Mais bon j’imagine que ce n’est pas vendeur d’écrire que l’aéronautique est une industrie de pointe importante et stratégique pour le pays et la province, et que ça rapporte au final plus que ça ne coûte.

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