Pratt & Whitney vise un premier vol hybride en 2024

Pour partager cette publication :

La conférence de presse de Pratt & Whitney avec le premier ministre du Canada et celui du Québec a eu lieu. Plusieurs ministres et entreprises étaient présents afin d’annoncer trois projets spécifiques. Dans ce texte, je vais me concentrer sur l’annonce de Pratt & Whitney.

Le projet

Pratt & Whitney investira 93,5 M$ afin de passer à la prochaine étape du projet P804. Je rappelle que le projet de propulsion hybride a été lancé il y a deux ans maintenant. La participation d’Ottawa s’élèvera à 49 M$ et celle de Québec à 20, M$. Dans les deux cas, il s’agira d’un prêt remboursable. L’investissement total sera donc de 163 M$.

Le motoriste débutera donc prochainement la phase d’intégration de son système dans un Dash-100. De Havilland Canada sera partenaire de ce projet alors que Collins fournira le moteur électrique. Cette étape va créer 115 nouveaux emplois chez le fabricant de moteurs. L’objectif est de débuter les essais au sol en 2022 et d’effectuer un premier vol hybride en 2024. Pratt & Whitney évalue que ce système permettrait de réduire la consommation de carburant de 30 %. 

Une bonne nouvelle, mais recyclée

L’investissement annoncé aujourd’hui est une bonne nouvelle, car il confirme le potentiel du concept. Là où j’ai de la difficulté, c’est de voir le recyclage que fait le gouvernement Trudeau avec ses annonces : les sommes annoncées aujourd’hui par le fédéral proviennent toutes du montant de 1,75 G$ annoncé dans le dernier budget. Cette annonce aurait de l’être fait il y a plusieurs mois déjà. Mais j’imagine que du point de vue politique, il fallait attendre le bon moment.

Je souligne que le nom de De Havilland Canada apparaît comme partenaire de ce projet; vous pouvez parier que l’aide à l’avionneur ontarien ferra l’objet d’une annonce séparée à Toronto dans les prochains jours. 

>>> Suivez-nous sur Facebook et Twitter

5 avis sur “Pratt & Whitney vise un premier vol hybride en 2024

  • juillet 15, 2021 à 8:13 pm
    Permalink

    LADQ: « Là où j’ai de la difficulté, c’est de voir le recyclage que fait le gouvernement Trudeau avec ses annonces : les sommes annoncées aujourd’hui par le fédéral proviennent toutes du montant de 1,75 G$ annoncé dans le dernier budget. »

    C’est que outre les annonces d’aujourd’hui, qui totalisent 690 millions de dollars, d’autres annonces sont à prévoir pour un montant additionnel d’environ 1 milliard de dollars.

    Répondre
    • juillet 15, 2021 à 9:35 pm
      Permalink

      Le montant additionnel dont tu parles c’est 640 M$ par CAE, 100 M$ par Pratt et le reste c’est Bell. Le total des investissements annoncés est de 1,6 G$ au Québec. Lire le communiqué de presse suivant: https://www.newswire.ca/fr/news-releases/quebec-et-ottawa-propulsent-la-relance-du-secteur-aerospatial-quebecois-827523733.html

      Demain je publie deux textes à propos de Bell et CAE. Lundi ou avant on reparle de De Havilland.

      Répondre
      • juillet 16, 2021 à 12:25 am
        Permalink

        Non, ce n’est pas du tout ce que je voulais dire. Voici d’ailleurs un extrait du communiqué en question qui confirme ce que je disais:

        « Le gouvernement du Canada accorde 439,8 millions de dollars par l’entremise du Fonds stratégique pour l’innovation. »

        Je parlais de ce montant de 439,8 millions auquel j’avais ajouté les 250 millions pour l’aide aux PME de l’aérospatial, pour un total d’environ 690 millions de dollars. Cependant, lors du dernier budget fédéral une somme d’environ 1,8 milliard était prévue pour le secteur aérospatial; ce qui veut dire qu’il reste environ 1,1 milliard à distribuer de la part du fédéral.

        Répondre
  • juillet 16, 2021 à 2:42 am
    Permalink

    Deux grands absents Bombardier et Airbus. Tout le monde a reconnu que le plus grand accomplissement en aérospatiale au Québec et au Canada a été le développement du CSeries. Il se trouve que c’est Bombardier qui l’a créé et c’est maintenant Airbus qui l’a pris sous son aile. Le Canada fait maintenant parti des pays du groupe Airbus et cela avec l’argent de Bombardier. Le Canada est il allé voir Airbus pour leur offrir une aide qui donnerait de la vitamine au programme. Aide pour augmenter la portée de l’avion, aide pour développer la version 500, aide pour faciliter les exportations. Ces aides auraient pour effet de créer de l’emploi au pays et de garder nos ingénieurs occupés. Le siège sociale de la famille A220 est à Mirabel. Bombardier a une capacité d’innovation incroyable. Les gouvernements semblent l’ avoir écarté car son nom a perdu de son lustre.
    Félicitation pour les 3 cies qui ont reçu de l’aide. J’espère que PW pourra appliquer son modèle hybride aux moteurs des A220 et par ricochet aux moteurs de la famille PW1000.

    Répondre
  • juillet 16, 2021 à 9:19 am
    Permalink

    Le gouvernement Québécois a dit a plusieurs reprise en 2020 qui sera présent pour Bombardier advenant que la compagnie demande son aide. C’est a la direction demander son aide s’il la juge nécessaire. Éric Martel président et chef de la direction après son entrer en fonction officiellement le 06 avril 2020 à mentionner en juin 2020 qu’il préférait des solutions privés pour son financement. Mais s’il s’avérait avoir besoin de l’aide gouvernemental il en ferait la demande. Maintenant 13 mois plus tard en juillet 2021 quand n’est-il, on pourrait dire que bombardier ne semble plus être dans la grosse « misère » comme en 2015. La direction a tel fait une demande ou va tels en faire une, silence radio pour l’instant.😐

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.