L’AIMTA se prononce sur le retrait de Bombardier de l’A220

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Aucun impact à prévoir pour les travailleurs en cas de retrait de Bombardier de la Société en commandite A220

17 janvier 2020 – La santé du programme A220 et la volonté d’Airbus d’augmenter sont empreintes au Québec indique que les activités d’assemblage de l’ex C-Séries à Mirabel ne sont aucunement menacés selon l’AIMTA.

Selon la dernière mise à jour des commandes de A220 par Airbus, 495 appareils sont à livrer sur un total de 600 commandes; le nombre d’emplois à l’usine de Mirabel est passé de 2000 à 2700 depuis la prise de contrôle du programme par Airbus; et les installations qui hébergeront les activités de pré-fal sont actuellement en construction. À ce stade-ci rien n’indique que la production de A220 à Mirabel ira en diminuant.

« Pour nous, que Bombardier fasse le choix de se retirer de la Société en commandite A220, à ce stade-ci, ne change rien pour l’AIMTA. Dans ce dossier, nos priorités demeurent les mêmes, travailler pour la sécurité d’emplois et les conditions de travail de nos membres. Comme la viabilité du programme A220 est garantie et qu’Airbus a des projets d’expansion ici, l’avenir s’annonce prometteur », soutient Yvon Paiement, président de la Section locale 712.

L’entente de réciprocité est protégée

L’entente de réciprocité convenue en 2018 avec l’AIMTA, prévoyant des passerelles pour les travailleurs et travailleuses syndiqués de Bombardier aéronautique et de la Société en commandite A220, sera maintenue même si Bombardier se départit de ses parts dans le partenariat.

« L’entente a été incorporée dans les deux conventions (Bombardier/Société en commandite) et il a été convenu avec les deux employeurs que sa durée est garantie pour les présentes conventions collectives et les suivantes. Les avantages de l’entente ne seraient donc aucunement affectés par le départ de Bombardier », explique Éric Rancourt, agent d’affaires du District 11 responsable des unités Bombardier et Airbus.

L’entente permet notamment aux travailleurs mis à pied, ou à ceux se trouvant sur la liste de rappel d’une des deux entreprises d’être embauchés en priorité pour pourvoir les postes disponibles. Des dispositions de prêt de main-d’œuvre sont également inscrites dans l’entente.

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13 réflexions sur “L’AIMTA se prononce sur le retrait de Bombardier de l’A220

  • janvier 17, 2020 à 12:50 pm
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    Il a fallu que je relise deux ou trois fois la première phrase pour bien comprendre son sens (faute de Français incroyable!). Mais au delà de cela, on sent bien que ce syndicat a bien digéré le passage à AirBus et que son sentiment d’appartenance a tellement évolé, que de voir partir Bombardier avec ses interminables problèmes financiers semble être pour eux un soulagement.

    J’ai le feeling que la population du Québec en a soupé de Bombardier. On verra ce qui va se passer mais finalemement, AirBus qui récupère le Cseries, c’était une bonne affaire.

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    • janvier 18, 2020 à 11:09 am
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      Je suis bien d’accord avec toi. La première phrase du communiqué de presse est… comment dire? Navrante? C’est malheureusement le lot de bien des commentaires sur ce site, ce qui est dommage car beaucoup de commentaires, la vaste majorité en fait, sont très pertinents, documentés et ils nous en apprennent beaucoup. Mais les innombrables erreurs grammaticales, syntaxiques et orthographiques les rendent souvent difficiles à décrypter et c’est désolant car je le répète, ils sont pertinents et intéressants.

      Concernant la population québécoise qui en a soupé de BBD je pointe un doigt très accusateur sur certains médias, particulièrement le Journal de Montréal et sa façon de traiter le sujet avec des titres d’article plus éditoriaux que journalistiques. On a tous en mémoire la cabale anti-Bombardier dont nous avons été témoins lorsque le gouvernement a injecté 1,3 milliards dans la CSeries.

      Ce que je constate plusieurs années après l’arrivée de Bellemare dans l’organisation c’est que finalement, il semble avoir eu le mandat de démembrer BBD. À ce rythme il ne restera plus grand-chose de ce qui fut jadis une grande fierté. C’est triste!

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      • janvier 18, 2020 à 1:17 pm
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        Faut dire que Bombardier inc en particulier la division aviation était en faille technique quand le nouveau PDG à commencer son mandat le 13 février 2015 et a former son équipe dans les jours suivants. Pour avoir une juste perspective des décisions prises depuis ce 13 février 2015 faut voir les décisions qui on été prises par l’ancienne administration je crois. Un coup de barre à été donner pour sauver les « meubles » et les emplois. Quelques « meubles » on dû être liquider et probablement d’autres le seront aussi en cour de route dans le plan de redressement de cinq ans 2015/fin 2020 et probablement sa prolongation en 2021. À mon avis se n’est que les conséquences des décisions prises et qui auraient dû être aussi prises par l’ancienne administration. Dans à peine 25 jours sa fera cinq ans que le nouveau PDG sera en fonction, je trouve que c’est un temps un peu court pour condamner cette nouvelle administration de 2015. Quand le temps sera venu on pourra voir si c’était les bonnes décisions à prendre pour sauver la division aviation et ces milliers d’emplois.

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  • janvier 17, 2020 à 3:46 pm
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    Si Bombardier se défait des parts du A220; est-ce que ça veut dire qu’ils renonceront aussi à l’assemblage du cockpit & du fuselage arrière fait à St-Laurent?

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    • janvier 17, 2020 à 3:48 pm
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      Non, si BBD va continuer de fabriquer ses deux parties, à moins que quelqu’un n’achète cette activité. Ce dont je devrais parler dans les prochains jours. 😉

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      • janvier 18, 2020 à 8:14 am
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        La rumeur dit que les activités du A220 de st-laurent serait transféré à Stelia Mirabel.

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        • janvier 18, 2020 à 8:18 am
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          Cette rumeur roule depuis plusieurs mois déjà. Il y a une certaine logique puisque Stelia fabrique tous les postes de pilotage d’Airbus. Mais impossible de la confirmer pour l’instant.

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  • janvier 18, 2020 à 8:17 am
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    Ce qui m’intéresse le plus dans cette possible vente de feu c’est de savoir qui détiendra le « Design Integration Authority » et les « patent » qu’a générés le développement de cet avion.

    BA ou Airbus ou encore la société en commandite.

    Qui peut éclairer ce point svp.

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    • janvier 18, 2020 à 8:20 am
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      C’est la société en commandite qui en est propriétaire. Tous les actifs de la C Series ont été transférés dans la société en commandite au moment de sa création.

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      • janvier 18, 2020 à 1:12 pm
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        Merci
        Donc ces cette société qui a plus de valeur et qui a l’autorité de dire si un A220-500 a viable ou non.

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        • janvier 18, 2020 à 1:13 pm
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          Donc Airbus indirectement puisqu’elle détient la majorité des parts

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  • janvier 19, 2020 à 11:11 am
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    Sur le sujet des emplois au Québec, ils ont été sauvés quand AirBus a reçu le Cseries en cadeau. Cet avion a 25 ans d’avance sur le A320 et 50 ans sur le 737, c’est donc à partir du Cseries que sera développé la prochaine lignée …. forcément. AirBus le sait et ils savent aussi que l’embryon de production qui est à Mirabel est difficile à remplacer.

    En effet, déplacer cette ligne de production n’est pas impossible mais difficile. L’écosystème aéronautique Québécois est idéal pour prendre soin d’une ligne de production de grande ampleur. Support, main d’oeuvre, sous-traitance, tout cela ne s’invente pas, ça se développe et ça prend des décénies. Une fois créé, c’est précieux. AirBus en a développé un en Europe, il sait ce qu’il en coûte, il sait que c’est précieux et qu’il a avantage à en faire partie.

    Bombardier, en donnant la moitié du Cseries, a sauvé les emplois directs et renforci l’écosystème Québécois en amenant le joueur majeur dans la place. Certes, Bombardier leur a en quelques sortes préparé une piste asphaltée de 100 mètres de large par 5 Km de long pour atterrir ici. Mais rappelons-nous une phrase du discours d’AirBus quand ils sont arrivés. Celle-ci expliquait que l’ADN d’AirBus était la collaboration entre les États. Mon coeur à moi saignait quand le transfert a eu lieu pour 1$ mais à postériori, c’était la seule chose à faire et une maudite bonne affaire. Si BBD avait failli, je ne suis pas certain que le transfert des activités aurait été aussi doux.

    Bref, AirBus fait des profits et Bombardier est dans les problèmes jusqu’au cou. Mieux vaut ête du bon côté pour ce syndicat.

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