Une certification chinoise pour l’A220

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La rumeur a commencé à circuler sur les réseaux sociaux à propos de la certification chinoise de l’A220. Je me suis informé à ce sujet auprès d’Airbus Canada afin de savoir si c’était effectivement le cas. Voici la réponse de Mme Annabelle Duchesne qui est en charge des Relations avec les médias & Communication produits A220 : 

« Concernant la certification de l’A220 en Chine plus spécifiquement, les discussions avancent. Les détails liés au moment / dates sont plutôt des éléments pour lesquels nous laissons la CAAC (autorités de certification chinoises) commenter si elles le souhaitent. »

La démarche est donc entamée et suit son cours auprès des autorités chinoises. La rumeur mentionne qu’une compagnie chinoise ait démontré beaucoup d’intérêt pour une commande d’A220. C’est ce qui aurait poussé Airbus à déposer sa demande de certification.

Le jeu du gouvernement chinois

Depuis vingt ans, le gouvernement chinois a ouvert les cordons de la bourse afin de développer sa propre industrie aéronautique. Les sommes investies sont considérables et les efforts commencent à donner des résultats. Est-ce que le gouvernement chinois voudra échanger la certification de l’A220 contre une certification EASA du C919? C’est une possibilité et la recertification du MAX de Boeing pourrait faire l’objet d’un marchandage similaire.

Cependant, certaines informations récentes provenant de Chine laissent entrevoir que le C919 ne serait pas tout à fait au point. La certification chinoise viendrait avec des restrictions importantes et avec des intervalles d’entretien réduits entre autres. Si les informations sont exactes, cela réduirait le pouvoir de négociation de la Chine. En revanche, il reste toujours la possibilité de négocier d’autres aménagements commerciaux en échange des certifications. C’est donc un dossier à suivre. 

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5 avis sur “Une certification chinoise pour l’A220

  • septembre 29, 2021 à 1:50 pm
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    L’A220 est l’avion idéal pour combler pour combler le fossé entre l’ARJ21 de 90 places et le C919 de 158 places. De plus, le fuselage central de l’A220 est fabriqué en Chine. De plus comme la Chine est un fournisseur du A220, on pourrait mettre dans l’équation la réduction des coûts et l’A220-500.

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    • septembre 30, 2021 à 6:00 am
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      Quand les considérations politiques et économiques ont un poids dans la certification d un avion, il y a lieu de se poser des questions sur la valeurs de la dite certification.

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      • septembre 30, 2021 à 6:49 am
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        En Chine toutes les décisions qui concernent l’aérien relèvent du politique peut importe l’avion, le fabricant ou le pays d’origine.

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  • septembre 30, 2021 à 3:49 am
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    L’achat d’avions en Chine est assez étrange.
    Il faut qu’un modèle d’avion soit considéré dans la plan quinquennal d’acquisition d’avions défini par le gouvernement central.
    L’organisme qui s’occupe des achats d’avions va les distribuer aux compagnies chinoises.

    Est-ce que l’A220 est déjà déposé comme candidat dans le plan quinquennal actuel ?
    Sinon il va falloir attendre le suivant, mais il faut bien faire les démarches assez tôt.

    En ce qui concerne la certification en Chine, pour une raison indéterminée, le dossier de certification de CAAC a été laissé à l’abandon par Bombardier pendant le processus de certification TCCA/FAA/EASA. On ne sait toujours pas pourquoi.

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  • octobre 1, 2021 à 3:50 pm
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    Intéressant article sur l’A220 dans Leeham News.
    Airbus commence à « bourrer » l’A220 pour accélérer l’assemblage et réduire les coûts.
    https://leehamnews.com/2021/09/28/airbus-begins-stuffing-a220-to-speed-assembly-cut-costs/#more-37559
    On parle d’assembler un A220 en 7 jours au lieu de 14 grâce à la pré-fal. On parle également du A220-500. Comme ce dernier prendrait des ventes du A320, il faut s’organiser pour ne pas pénaliser les employés et fournisseurs qui assemblent et fabriquent les A320. La certification Chinoise est peut être une occasion pour commencer la discussion. Hier on apprenait que Boeing pensait lancer lancer un nouveau modèle. C’est le temps avec des cies qui supplient Airbus de le lancer. Les clients de lancements se bousculent et l’investissement n’est pas risqué.

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