Le B737MAX certifié avant l’élection présidentielle?

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Dominic Gates a publié un article dans le Seattle Times concernant la recertification du B737MAX. M. Gates et le Seattle Times ont été au cœur des révélations troublantes sur Boeing et sur le MAX. M. Gates et ses collègues du Seattles Times ont remporté le prestigieux prix de journalisme américain Pulitzer 2020. Ils se sont mérités ce prix pour la série d’articles à propos de Boeing et du MAX.

Dans son dernier article au sujet du B737MAX, M. Gates évalue qu’il ne reviendra pas en vol avant la mi-octobre. Il base sa prévision sur la dernière annonce de la FAA. Cette dernière donnera 45 jours au public américain afin de commenter sur les propositions de changements apportes au MAX. Après cette période, la FAA prendra le temps de lire les commentaires et d’y répondre publiquement. M. Gates souligne qu’il y a d’autres étapes avant de recertifier le MAX. Selon lui, le B737MAX serait autorisé à voler de nouveau à la mi-octobre selon le meilleur scénario. Est-ce que Boeing et le MAX seront des sujets de la campagne présidentielle américaine?

Il faut souligner, que pour l’instant, seule la FAA serait en mesure de recertifier le MAX avant la fin de 2020. L’EASA et Transports Canada n’ont toujours pas mené leur propre vol de recertification. Or, aux dernière nouvelles aucune date n’a encore été retenue par les deux agences de certification. Il est donc fort peu probable que le B737MAX vole au Canada et en Europe avant la fin de 2020. D’ici là , il se pourrait que son talon d’Achille cause encore des problèmes pour ca recertification.

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15 réflexions sur “Le B737MAX certifié avant l’élection présidentielle?

  • juillet 22, 2020 à 10:22 am
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    Je garde toujours un gros doute sur la re-certification du MAX. Il n’y a pas seulement la FAA mais aussi Transports Canada et EASA. Sans ces deux derniers le modèle d’affaire du MAX s’écroule car il ne pourra qu’effectuer des vols intérieurs au USA. Il ne pourrait même pas transiter le Canada pour se rendre en Alaska. Et bien sûr ni Air Canada ni WestJet pourront déployer leurs propres MAX.

    Avec les commandes qui s’évaporent, les difficultés techniques et coûts d’adapter les ordis vieillissants à deux sondes d’angle d’attaque, et les coûts qui explosent pour modifier la flotte existante, il ne m’étonnerait pas de voir Boeing « tirer la plogue ». Quand à Air Canada (et les autres compagnies), grâce à la pandémie ils peuvent patienter encore un bout… mais jusqu’à quand?

    En tout cas s’ils reviennent en service, je ne serais pas le premier en ligne pour acheter un billet pour un vol « assuré » par un MAX jusqu’à ce que les modifications aient fait leurs preuves.

    Michel G.

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  • juillet 22, 2020 à 5:27 pm
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    Il est difficile d’évaluer l’impact de la certification du 737 MAX sur la campagne présidentielle. Entre autres, une telle annonce pourrait être soit un plus, soit un moins, pour les Républicains. Et peu importe ce qui arrive, les Démocrates vont critiquer. Aux USA, tout est politique.

    D’un autre côté, il y en a qui doivent travailler fort pour annoncer la disponibilité d’un vaccin contre le Coronavirus MAX avant l’élection.

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  • juillet 23, 2020 à 8:48 am
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    Je croirait pas que le parti républicain va vouloir trop s’afficher pour la recertification du MAX avant l’élection présidentielle. Imaginons un instant un crash semblable aux deux derniers avant le vote de novembre. Ça aurait surement un impact négative dans l’opinion publique dont tous les politiciens et opposants anti-Donald Trump ne manqueront pas de lui en imputé une certaine responsabilité si jamais il était démontrer qu’il avait insité la FAA à donner son authorisation. Ce président semble fou mais peut-être plus lucide qu’on pourrait croire au niveau stratégie électoral. Cette semaine il a fait un revirement majeur de stratégie sur la covit-19 entre autre chose et sur le port du masque. On entend du président américain maintenant de mentionné presque que les mêmes recommandations des gouvernements provinciaux et fédéral au Canada. Le plus qu’il pourrait faire c’est de se montrer favorable à une recertification du MA X pour avoir l’appuis de ces miliers de salariés qui perdrons leurs emplois en cas de non authorisation de remise en vol. Mais de s’assurer que cette authorisation de la FAA ne soit pas donner avant le vote de novembre. Après le vote c’est une autre stratégie à élaborer si jamais il est ré-élu.

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  • juillet 24, 2020 à 7:48 am
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    Southwest dit ne pas programmer le Boeing 737 MAX jusqu’à la mi-Décembre. Voici un titre que l’on a vu a vu en 2019 mais nous sommes bien en 2020. https://www.reuters.com/article/us-boeing-737max-southwest/southwest-says-not-scheduling-the-boeing-737-max-until-mid-december-idUSKCN24O1RI
    Qu’est ce que la FAA fera avec tous les commentaires qu’elle recevra durant les 45 jours. Les commentaires sur l’instabilité, sur la gouverne de profondeur, sur la faiblesse des ordinateurs de vol. Rien n’a été fait à ce niveau.

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    • juillet 24, 2020 à 11:15 pm
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      En espérant que Spirit Aerosystemps va trouver du financement pour complèter sa transaction avec Bombardier pour l’achat sa division aérostructure. Le PDG de Spirit disait en mai dernier qu’il avait toujours l’intention de conclure cette transaction malgré ces problèmes financier. On n’en sera plus sans doute le 04 août lorsque Spirit présentera ces résultats financier comme prévu.

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  • juillet 25, 2020 à 9:33 am
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    Remettre en vol des avions remisés présente son lots de problèmes. Voici un bon exemple avec les 737 antérieurs au MAX. Un problème de corrosion mais possiblement de conception:
    https://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/aeronautique-et-aerospatiale/inspection-requise-pour-quelque-2000-boeing-737-cloues-au-sol-/618906

    Imaginons maintenant le défi de remettre en vol les MAX remisés depuis plus d’un an!
    Réalistement, c’est pas demain la veille.

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    • juillet 25, 2020 à 9:55 am
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      Il s’agit bien d’une banale consigne de navigabilité et à mon avis ce n’est pas la dernière que la FAA émettra pour les autres types d’avions remisés. Dans ce cas-ci, ce sont les moteurs CFM56-3 et CFM56-7B qui équipent tous les B737 à partir de la version 300. Il faut savoir que les CFM56-5A et 5B équipent toute la famille A320 alors que le CFM56-5C équipe les A340.

      Le problème actuel ne relève donc pas de Boeing mais du fabricant du moteur, mais là encore sa responsabilité est très limitée. La plupart des moteurs visés par la consigne de navigabilité ne sont plus sous garanti et les inspections seront au frais des propriétaires ou des opérateurs. Ce genre de problème risque fort d’affecter tous les types d’appareils remisés pour de longues périodes. Effectivement, cela annonce le genre de problèmes auxquels fera face Boeing avec le livraisons MAX neufs remisés depuis plus d’un an.

      Enfin, on constate à quel point le B737 est l’objet d’une couverture médiatique disproportionnée. Imaginez quand ce sera le MAX qui sera en cause dans une consigne de navigabilité . Bref, Boeing n’est pas au bout de ses peines.

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